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Ikea pour votre nido ou votre chambre Montessori

IKEA POUR VOTRE NIDO OU VOTRE CHAMBRE MONTESSORI

Je n’ai aucune action chez Ikea, mais il faut avouer qu’on y trouve beaucoup de choses très utiles pour appliquer la pédagogie Montessori chez soi…

Car bien au-delà du pur matériel Montessori, élaboré de façon scientifique par Maria Montessori, et qui est très précis et réfléchi, il s’agit avant tout d’un mode de vie, qui a pour but d’encourager l’autonomie de l’enfant au quotidien, et c’est pourquoi il est tout à fait possible d’appliquer la pédagogie Montessori à la maison.

Et il se trouve qu’il existe du mobilier peu cher et parfaitement compatible avec l’approche Montessori chez Ikea (en particulier beaucoup de choses à hauteur d’enfant).

C’est pourquoi, afin de faire des économies, je me rends environ une fois par an chez Ikea pour compléter ou modifier notre aménagement, ou acheter des éléments qui viennent enrichir notre ambiance Montessori.

Je voudrais donc aujourd’hui partager avec vous quelques coups de cœur Ikea suivant la façon dont vous souhaitez appliquer la pédagogie Montessori chez vous : simplement en aménageant votre maison pour accompagner vos enfants vers plus d’indépendance, en installant chez vous un coin nido pour votre bébé ou les bébés que vous gardez, en proposant quelques activités de vie pratique (par exemple si vous êtes assistante maternelle ou que vous avez un jeune enfant chez vous), ou encore en pratiquant l’instruction en famille.

Alors, prêt pour une farandole de noms suédois parfaitement imprononçables ?

Avant de continuer, si vous préférez écouter le podcast de cet article ; par exemple en faisant vos tâches ménagères ou pendant un trajet en voiture, je vous invite à cliquer sur le lecteur ci-dessous :

Qu’y a-t-il chez Ikea pour aménager votre maison Montessori ?

Ikea pour aménager sa maison Montessori

L’une des premières choses toutes simples que l’on peut faire chez soi pour favoriser l’indépendance de ses enfants, c’est de leur permettre l’accès à des choses généralement trop hautes pour eux, comme les toilettes, les lavabos ou les plans de travail de la cuisine.

Ça tombe bien, Ikea a plusieurs modèles de marchepieds très pratiques. Personnellement j’utilise le Försiktig (1), dans la salle de bain (il est particulièrement adapté pour surélever les pieds des enfants lorsqu’ils vont aux toilettes, ce qui leur permet d’adopter une position physiologique pour faire leurs besoins), car il est très facile à nettoyer.

Mais le Trogen (2) est plus esthétique si vous avez par exemple des étagères un peu hautes dans la chambre de votre enfant.

Quant au Bekväm (3), je ne l’utilise pas seul : en en combinant deux exemplaires, j’ai fabriqué une tour d’observation Montessori à la fois solide et sécurisée. J’ai d’ailleurs filmé un tutoriel vidéo dans ma mini-formation Aménager sa maison Montessori, c’est très simple à faire (je ne suis pas vraiment bricoleuse et je l’ai fabriquée toute seule avec un bébé dans la pièce…) !

Tour d'observation avec le marchepieds IKEA

Lors de mon passage chez Ikea il y a quelques années, j’ai aussi fait l’acquisition d’une fontaine à eau qui n’existe plus mais a été remplacée par la fontaine Vardagen (4). Elle permet à mes plus jeunes enfants de pouvoir facilement se servir en eau lorsqu’ils ont soif, ce qui me paraissait d’autant plus important en période de canicule. Elle est de plus très jolie, et lorsque nous prenons nos repas dehors, elle nous permet d’éviter les allers-retours pour remplir la carafe, puisqu’elle peut contenir 5 l.

Si vous avez un bébé qui commence la diversification alimentaire, plutôt que de lui proposer des couverts en plastique, l’approche Montessori préfère les couverts en métal, comme cet ensemble de petits couverts Dragon de chez Ikea (5). Les enfants veulent faire comme les grands et autant les familiariser avec toutes sortes de matériaux différents (bois, métal, osier, tissu) que de ne leur proposer que du plastique à toutes les sauces.

Toujours dans le thème de la cuisine, il existe aujourd’hui de nombreux gadgets très ludiques pour que les enfants participent à la préparation des repas.

Le nôtre ne vient pas de chez Ikea (qui propose le modèle Spritta, 6), mais chez nous les enfants apprécient beaucoup notre coupe-pommes, qui les rend plus indépendants pour prendre un fruit en dessert ou au goûter. Avec bientôt 5 enfants, j’apprécie de ne pas avoir à préparer des pommes en série pour chacun d’entre eux !

De la même façon, le tranche-œufs Slät (7), le petit couteau bien aiguisé et l’économe Smabit (8) ou encore le lot de 6 emporte-pièces Vinter 2021 (9) permettent aux enfants de nous aider en cuisine et de faire comme les grands. Ce sont de vrais outils pour cuisiner et non des jeux de dînette : en bonne montessorienne j’essaie de privilégier la vie réelle aux jeux d’imitation.

Vous serez peut-être surpris que je parle de mettre un véritable couteau de cuisine entre les mains de jeunes enfants, mais en fait, tous les chefs vous le diront, sous bonne surveillance, un couteau bien aiguisé et qui coupe bien est beaucoup moins dangereux qu’un couteau sur lequel il faut forcer et avec lequel le geste dérape facilement.

Il faut donc faire très attention à la sécurité et placer ce type de couteau à l’abri des enfants lorsque nous ne sommes pas derrière pour les superviser, mais si on leur apprend à s’en servir correctement, cela reste le choix le plus sécuritaire.

Dans un autre ordre d’idée, pour se servir de l’eau tout seul à table, j’aime proposer aux enfants des pichets adaptés à leur taille et à leur force. Ici le petit pichet Sockerärt (10, officiellement un vase) est une bonne solution pour des enfants de 3 à 5 ans environ.

Passons maintenant à la salle de bains : nous avons installé un coin salle de bain spécialement pour les enfants, à leur hauteur, de façon à ce qu’ils puissent se débarbouiller même sans accéder au lavabo.

Coin salle de bains avec des accessoires IKEA

Du coup, nous utilisons cette fois-ci le grand pichet Sockerärt (10) pour leur permettre de se verser de l’eau dans un saladier. C’est un peu le système à l’ancienne du broc et de la cuvette et ça fonctionne très bien !

Vous pouvez également utiliser le panneau perforé Snickra (11), vous pouvez ainsi leur permettre d’avoir un espace pour ranger leur brosse à dent et leur dentifrice, un autre pour leur peigne ou leur brosse à cheveux, et rajouter un petit sablier pour chronométrer les 3 minutes nécessaires à un bon brossage des dents. Pour le miroir vous pouvez utiliser le Lonsas (12) d’une dimension suffisante pour l’enfant.

Enfin, au niveau de l’apprentissage de la continence, le pot Lockig (13) et le rétrécisseur de toilettes Tossig (14) sont de bons choix peu onéreux, même s’il existe des modèles plus physiologiques dans des magasins spécialisés.

Installer un coin nido Montessori

Dans la pédagogie Montessori, le nido est l’ambiance prévue pour les bébés, de la naissance à la marche assurée, et là encore, Ikea propose beaucoup de choses bien utiles !

En ce qui concerne l‘installation de base d’un coin nido, il faut avant tout un tapis assez ferme pour que l’enfant puisse évoluer dessus, se retourner et ramper. Le tapis Plufsig (1) est parfaitement adapté.

Il existe en plusieurs couleurs, mais comme son côté bariolé pourrait surstimuler l’enfant et qu’il n’est par ailleurs pas très facile à nettoyer en cas de régurgitation, je vous conseille de le recouvrir d’un plaid de couleur claire et unie, comme par exemple le plaid Elsabritt (2), qui fait la bonne taille, sauf si vous décidez de placer deux tapis côté à côté pour augmenter l’espace d’évolution de votre bébé.

Tout nido comprend aussi un miroir, qui a pour but d’encourager le bébé à lever et à tourner sa tête, tout en lui permettant de voir l’espace qui l’entoure que que soit le sens dans lequel il se tourne. Cela évite aussi qu’un bébé passe tout son temps avec sa tête tournée du même côté (le côté où il n’y a pas de mur, ce qui ne serait pas bon pour son développement moteur), puisque grâce au miroir il a quelque chose à voir des deux côtés.

coin nido Montessori avec le tapis et les miroirs Ikea
Notre coin nido, exceptionnellement sans couverture sur le tapis car elle était
au lavage !

Chez nous le coin nido Montessori se trouve dans un espace mansardé qui ne nous permet pas d’utiliser ce miroir Nissedal (3) (nous avons 4 petits miroirs carrés qui viennent eux aussi de chez Ikea mais n’existent plus), mais par sa taille, il serait sinon parfaitement adapté.

Pensez simplement à le fixer de façon très solide, et à toujours surveiller votre enfant, car il ne s’agit pas de verre de sécurité… Certains enfants sont parfois tentés d’attraper un objet pour le frapper contre le miroir, il faut absolument les en empêcher !

Dernier élément du mobilier du nido : l’étagère. L’idée est qu’elle ne dépasse pas 45 cm de haut pour permettre à l’enfant de s’appuyer dessus pour se mettre debout.

Le banc TV Lack (4) fait parfaitement l’affaire pour un prix défiant toute concurrence ! Il faut simplement bien le fixer au mur, comme c’est d’ailleurs prévu par Ikea, pour éviter qu’il ne bascule si l’enfant s’appuie dessus. On peut ensuite disposer dessus des paniers ou des plateaux Montessori en libre accès pour le bébé qui peut se déplacer.

Parmi ces paniers, on peut proposer une série d’objets liés à la cuisine : les objets réels du quotidien remportent toujours un grand succès auprès des bébés, qui s’efforcent de comprendre leur utilité, d’apprendre à les manipuler et, plus tard, d’apprendre leur nom.

Les petits couverts Dragon (5) pour enfants et toute la série Duktig (le set pour pâtisserie 6, l’ensemble de spatules, pinces et louches 7 ou le service bols/assiettes 8) pourront fournir des éléments réalistes pour un panier sur cette thématique.

Avec les enfants un peu plus grands, il sera intéressant de travailler en parallèle sur les objets réels et sur des répliques, comme ces fruits et légumes Duktig ou le Panier à courses Latsas (11). Les paniers thématiques seront l’occasion de travailler le langage oral et la mise en paire. Vous pouvez pour cela acheter deux ensembles de fruits par exemple, ou un seul ensemble et présenter en parallèle les fruits frais correspondants.

Associer un objet réel à une réplique ou à une image nous paraît évident à nous adultes, mais c’est en réalité une compétence qui se travaille et s’acquiert justement lorsque l’enfant est tout petit !

Pour présenter ces paniers liés au langage, j’aime beaucoup les 3 boîtes rondes Kvarnvik (12). Vous pouvez proposer par exemple un panier avec des vêtements, un panier avec des objets de la salle de bains, un autre avec des objets exclusivement jaunes etc. Je vous recommande alors de laisser le panier ouvert sur l’étagère, et d’utiliser le couvercle par exemple comme un petit plateau, pour sortir les objets du panier.

Enfin, n’oublions pas à quel point il est important d’aider le tout petit bébé à développer son sens visuel. Au départ, le bébé ne distingue bien que les contrastes, et si dans la pédagogie Montessori on essaie de privilégier les illustrations en noir et blanc, je pense que ces trois images Ikea de la collection Bild (les fougères, une collection de coquillages ou cette affiche de fleurs, 10) sont suffisamment contrastées et suffisamment belles pour avoir toute leur place dans un nido, en particulier après les tout premiers mois.

Avec tout cela, vous pouvez aménager un magnifique Nido Montessori grâce à Ikea, pour un tout petit budget !

Proposer des activités de Vie pratique Montessori à ses enfants

Ikea pour la vie pratique Montessori

Comme je l’écrivais en introduction, si le matériel Montessori doit souvent être acheté ou fabriqué spécialement, suivant des caractéristiques précises, il est en revanche un domaine où il suffit de réunir des objets de la vie quotidienne : ce que l’on appelle la Vie pratique.

Il s’agit d’aider l’enfant à développer son indépendance dans des activités de la vie quotidienne, en lui proposant ces activités de façon isolée, sur un plateau, pour qu’il puisse s’entraîner sans contrainte.

Ikea propose justement beaucoup de petits meubles particulièrement adaptés pour proposer des activités de Vie pratique Montessori à son enfant (généralement entre 2 et 6 ans).

Le banc TV Lack (1) que nous avons déjà vu pour le nido peut tout à fait être encore utilisé, même si pour gagner un peu de place, on pourra privilégier une petite étagère Billy (4), sachant que les enfants sont un peu plus grands et peuvent donc accéder à des étagères plus hautes.

Pour la table et la chaise d’enfant, j’aime beaucoup la table Lack (2) (vu le prix, on n’hésitera pas à scier les pieds si elle trop haute) et la chaise Kritter (3) (vérifiez tout de même qu’elle est assez basse pour que votre enfant ait ses deux pieds à plat par terre).

L’une des séries d‘activités de vie pratique qui rencontre le plus de succès est celle des verser : on commence par montrer à l’enfant comment verser de grosses graines (pois chiches) d’un pichet dans un autre, puis on le lui propose avec de petites graines (lentilles) et enfin avec de l’eau. Pour tout cela, les pichet à lait Mattlig (5) sont une option possible, même si je vous avoue que l’on trouve facilement en brocante ou chez Emmaüs de petits pichets avec lesquels il est plus facile de verser, pour un prix absolument dérisoire.

Activités des verser avec les pichet IKEA

Un peu plus tard, on pourra proposer un verser à l’entonnoir, et pour cela la bouteille à bouchon Korken (6) sera parfaite.

De même, parmi les première activités complexes de vie pratique, on trouve le nettoyage d’un miroir, et puisque dans la pédagogie Montessori, on recherche le côté esthétique, j’apprécie particulièrement le miroir Ikea Karmsund (8).

Pour se protéger pendant certaines de ces activités salissantes, il faut proposer un tablier à l’enfant : le Mariatheres est très bien (nous avons le même modèle pour adulte, ce qui nous permettra de donner l’exemple pendant les présentation Montessori). Par ailleurs, pour les activités artistiques vous pouvez utiliser le tablier à manches longues Mala.

Pour développer la motricité fine des enfants, on peut proposer parmi les activités de vie pratique des plateaux de loisirs créatifs comme de l’origami, ou des perles à repasser comme les Pyssla (7), mais aussi des activités liées à la cuisine. J’aime proposer aux enfants d’écraser des coquilles d’oeufs avec le mortier et le pilon Adelsten (10), qui est suffisamment lourd pour être efficace sans y mettre trop de force. Les coquilles écrasées peuvent ensuite être mises dans le compost, où elles se décomposeront plus facilement. Le mortier peut aussi servir à écraser des herbes ou des épices pour une véritable expérience sensorielle !

Toujours dans la cuisine, les petits « gadgets » qui permettent à la fois de préparer à manger et de développer la motricité fine (en préparant ainsi la main au futur geste d’écriture) sont mes chouchous : les enfants les adorent et c’est toujours très ludique ! Vous pouvez par exemple jeter votre dévolu sur le set de décoration fruits Spritta (11), qui fera travailler le poignet, ou le presse-agrumes Spritta (12) qui renforcera la force dans le poignet et les doigts.

Et cet article ne serait pas complet sans l’activité phare de la vie pratique pour les enfants en général : faire du pain. Pour cela, j’aime bien le lot de 2 cuillères ikéa 365+ (13) que l’on peut utiliser pour transvaser la farine sans en mettre (trop) partout.

Enfin, le jardinage remporte toujours un franc succès, mais tout le monde ne dispose pas d’un jardin ! Ne vous découragez pas pour autant et ne renoncez pas à confronter votre enfant à la nature, même en appartement avec une jardinière Rosenkal (14).

Si parfois le matériel Montessori revient très cher, vous pouvez ainsi vous constituer un mobilier et une belle réserve d’activités de vie pratique pour un budget tout à fait raisonnable. Ensuite, il faut savoir comment les présenter, et pour cela je vous encourage fortement à vous former correctement !

S’équiper chez Ikea pour l’IEF Montessori

Ikea pour l'IEF Montessori

Au-delà de tout ce dont je vous ai déjà parlé pour la Vie pratique, si vous vous lancez dans le coschooling et l’instruction en famille avec la pédagogie Montessori, voici quelques autres trouvailles de chez Ikea pour vous aider à installer un bel espace de travail.

Pour les stagiaires que je suis dans notre Accompagnement à l’IEF Montessori, c’est justement l’un des thèmes que nous avons abordés par le passé : organiser son espace de travail !

Je leur ai donc proposé des ressources spécifiques, les grandes lignes directrices pour organiser l’espace, comment entretenir et maintenir l’espace rangé, une liste minimale d’activités pour proposer malgré tout l’essentiel de la pédagogie Montessori dans chaque domaine, et une visite guidée exclusive de notre espace à nous.

Mais si vous n’êtes pas prêt pour cet Accompagnement, voici tout de même quelques éléments utiles chez Ikea pour installer votre coin travail Montessori.

Si votre enfant a grandi et que la table Lack est trop petite, j’aime beaucoup le bureau Flisat (1), car il est réglable en hauteur et plus large, ce qui laisse plus de place pour travailler. On peut aussi choisir de l’incliner légèrement et disposer un rouleau de papier dessus pour des activités plus artistiques.

De même, la chaise Örfjäll (2) est réglable en hauteur et assez confortable pour passer plusieurs heures à travailler. Le seul regret que j’ai est qu’elle soit à roulettes : je trouve que ça distrait facilement les enfants, que ça les incite à faire les clowns et qu’en plus, c’est bruyant !

En ce qui concerne les livres, il est toujours intéressant de pouvoir en disposer certains avec la couverture bien visible, ce qui suscite davantage l’intérêt des enfants (les bibliothèques suivent d’ailleurs le même principe et mettent régulièrement certains livres en valeur).

Pour cela, vous pouvez placer une étagère au mur, comme la Flisat (3) ou utiliser un présentoir bas à livres (4). Ils ne pourront contenir que quelques livres, le but n’est pas d’optimiser le stockage (vous pouvez une étagère Billy pour le reste de votre bibliothèque), mais d‘attirer le regard des enfants.

Si vous choisissez d‘avoir régulièrement des thèmes d’étude, vous pouvez ainsi disposer les livres adaptés au thème de la semaine ou du mois. Chez nous, j’utilise ce système comme un moyen de renouveler l’intérêt pour des livres un peu mal-aimés.

Le plateau Smula (5), quant à lui, pourra servir pour des activités assez volumineuses, y compris s’il y a un risque de renverser de l’eau grâce à sa surface en plastique. C’est un très bon plateau Ikea pour proposer de petites expériences scientifiques Montessori comme « Ce qui flotte / ce qui coule ».

Travailler la géométrie grâce au tableau en liège IKEA

Nous avions aussi besoin d’un tableau en liège pour former des figures géométriques avec les barres de couleur Montessori, et le Svensas (6) fait parfaitement l’affaire.

Le chevalet Mala (7) est de son côté parfait pour les activités artistiques, comme la découverte du mélange des couleurs.

J’utilise par ailleurs les dessous de verre Ikea 365+ en liège (8) pour contenir les perles dorées Montessori qui représentent les unités dans tout le travail de calcul. Comme ils sont plats, on peut plus facilement compter les unités et le liège évite que les perles ne roulent trop.

En revanche, j’ai dû en racheter plusieurs fois car l’une de mes filles s’est amusée à les mordre quand elle était petite et a cassé des morceaux !

Vous pourrez poser ces dessous de verre sur le plateau Fruktskal (12) pour ranger votre matériel du jeu de la banque Montessori (ou matériel des perles dorées), avec les gros cubes de mille et les plaques de cent en bois, les barrettes des dizaines et les perles unités.

Le boulier IKEA pour travailler le calcul

Toujours dans le calcul, j’ai adapté un boulier Ikea (un modèle plus ancien que le Underhalla, 9) pour en faire un boulier Montessori, la seule différence est que les perles sont plus grosses. L’ensemble est très solide et n’a demandé qu’à dévisser le boulier et à repeindre les perles.

Quant à la géographie, j’utilise la mini-commode à 6 tiroirs Moppe (10) pour mes boîtes des continents. J’ai rajouté une boîte un peu plus grande pour l’Europe, ce qui est plus pratique pour contenir aussi les activités que j’y ai placées sur les différents pays d’Europe.

Les boîtes des continents

Il m’a suffi de peindre chacun des tiroirs et de placer une petite étiquette pour chaque continent. Chaque tiroir contient des figurines de monuments et d’animaux, des pièces et des billets, des images d’instruments de musique etc.

Mais lorsqu’on pratique l’instruction en famille ou le coschooling, les problèmes de comportement sont souvent tout aussi fréquents voire plus que les problèmes académiques. Adepte de la Discipline Positive, j’utilise souvent avec mes enfants des roues de choix : des idées pour prendre un temps de pause quand on est énervés, des idées de choses à faire pour résoudre un conflit entre frères et soeurs etc. Pour rendre tout cela plus ludique, vous pouvez utiliser la roue de la chance Lustigt (11), mettre dessus des étiquettes avec différentes possibilités et laisser le hasard faire les choses !

Voici donc le tour de mes petites trouvailles de chez Ikea suivant vos besoins pour appliquer la pédagogie Montessori chez vous. J’espère que vous y trouverez votre bonheur, et je tâcherai de revenir mettre cet article à jour tous les ans, si jamais certains des articles ne sont plus dispojnibles.

Je me répète, je n’ai aucune action chez Ikea, mais je crois que tous les montessoriens apprécient de pouvoir s’équiper à prix réduit, vu le coût de certains matériels !

Si vous voulez bénéficier de plus de ressources sur l’organisation de l’IEF Montessori, ou si vous voulez vivre une parentalité Montessori, avec des idées d’activités conformes à la philosophie Montessori et une communauté forte pour vous entourer, je vous invite à rejoindre l’Accompagnement Parentalité et IEF Montessori.

Et vous, avez-vous fait des achats chez Ikea dans une optique Montessori ? Avez-vous chez vous certaines des choses que je mentionne dans l’article ? Qu’avez-vous trouvé utile et qu’est-ce qui vous a déçu ?

 

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Votre répertoire de podcasts sur la pédagogie Montessori et la Discipline Positive

Plongez dans l’univers fascinant de la pédagogie Montessori grâce à notre podcast « Montessori à la maison avec les Montessouricettes ». Avec un catalogue riche de plus de 200 épisodes, nous avons exploré une multitude de thèmes pour vous aider à trouver des réponses à vos questions sur l’éducation Montessori. Mais, nous savons que retrouver un sujet précis peut s’avérer difficile parmi cette vaste bibliothèque d’épisodes.

C’est pourquoi nous avons créé pour vous un répertoire organisé des podcasts dédiés à divers aspects du monde Montessori et bien au-delà. Vous y trouverez des ressources sur la pédagogie Montessori, l’école à la maison (ou instructions en famille), la discipline positive, et bien plus encore comme le coschooling et des activités à faire en famille.

Que vous soyez un parent qui cherche des conseils pratiques pour appliquer la méthode Montessori à la maison, un enseignant qui souhaiterait mettre en place cette merveilleuse pédagogie au sein de sa classe ou un éducateur cherchant à approfondir votre compréhension de la discipline positive, notre collection de podcasts est là pour vous guider. Découvrez, apprenez et grandissez avec nous dans ce voyage passionnant vers une éducation enrichissante et positive.

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Comment reconnaître du matériel Montessori 1/6 : Une taille adaptée à l’enfant

Comment reconnaître du matériel Montessori 1/6 : une taille adaptée à l’enfant

Depuis quelques années, le matériel Montessori est à la mode. Vous l’avez probablement vu chez différentes grandes enseignes, dans des catalogues publicitaires ou sur des sites de vente en ligne.

Et, peut-être avez-vous décidé d’offrir du matériel Montessori à votre enfant ou à un enfant de votre entourage. Avant tout, je vous en félicite ! C’est un excellent choix, ce matériel a été soigneusement conçu, après des années d’observation, et je suis certaine que, s’il est bien compris et bien utilisé, ce matériel pourra énormément profiter à ces enfants.

Le problème, c’est que vous n’avez aucune garantie lorsque vous voyez le nom Montessori.

Ce n’est pas une marque, ce n’est pas un nom déposé, ce n’est pas un brevet. Bref, il ne dispose d’aucune protection et il n’y a aucun label “Montessori”. Le seul label qui existe, c’est le label “agréé par l’AMI”, avec la présence du logo AMI.

Avant de continuer, si vous préférez écouter le podcast de cet article ; par exemple en faisant vos tâches ménagères ou pendant un trajet en voiture, je vous invite à cliquer sur le lecteur ci-dessous :

De quoi s’agit-il ? C’est très simple, l’AMI est l’Association Montessori Internationale. Elle a été créée par Maria Montessori elle-même et prise en charge par Mario Montessori, son fils, dès le début. Elle a pour but de maintenir l’héritage de Maria Montessori et d’assurer la fidélité à sa pédagogie. Elle a par conséquent prévu tout un cahier des charges pour le matériel qui est employé dans les écoles AMI.

Ce cahier des charges est à l’heure actuelle uniquement respecté par quatre fabricants : 

On trouve aujourd’hui assez facilement en France le matériel Nienhuis ou Gonzagarredi, qui est distribué par exemple par le site Montessori Spirit ou le site Montessori Jeux&Education.

Il s’agit là d’un matériel de grande qualité, mais très coûteux. Pour vous donner une idée sur les articles les plus emblématiques du matériel Montessori, on trouve par exemple une tour rose aux alentours de 100 euros et un escalier marron autour de 150 euros.

C’est donc un budget plus que conséquent et vous n’avez probablement pas ce montant à dépenser pour une seule activité.

J’ai donc décidé de vous proposer cette petite série d’articles pour vous aider à faire le tri parmi tout ce que vous pouvez voir autour de vous et vous aider à discriminer suivant les bons critères ce qui est réellement du matériel Montessori, et ce qui est simplement un coup marketing.

Vous verrez très rapidement que la présence du nom “Montessori” ne veut absolument rien dire…

Dans cette série d’articles, je vais donc vous exposer à chaque fois un nouveau critère pour reconnaître du matériel Montessori (il y en aura 6 au total). Aujourd’hui, le premier critère : une taille adaptée à l’enfant.

Car oui, la taille, ici, ça compte !

L’un des premiers critères qui vous fera reconnaître s’il s’agit bien d’un matériel Montessori, c’est de vérifier s’il est à la taille de l’enfant.

C’était d’ailleurs l’une des innovations majeures de Maria Montessori à son époque : au lieu de forcer l’enfant à rentrer dans un moule et à s’adapter aux contraintes de l’adulte, par exemple en lui faisant porter des objets aussi lourds que ceux qu’un adulte peut porter, elle a créé du matériel adapté à sa force et à sa taille.

Par exemple, si vous souhaitez offrir à un enfant de votre entourage un matériel Montessori pour faire des verser, où il s’agit de transvaser d’un pichet à un autre des grosses graines, des petites graines, des pois chiches, de l’eau etc., attention à la taille de ces pichets !

Par exemple pour un petit enfant de deux à trois ans, évitez de prendre un gros pichet de 20 cl. Il sera trop lourd et trop délicat à manipuler correctement. L’enfant n’en tirera pas tout le bénéfice qu’il aurait pu en escompter autrement.

Privilégiez dans ce cas-là des petits pots à lait de 4 à 12 cl et un plateau adapté à sa taille, et à sa force. Pour cela, je vous recommande les plateaux en bois, qui sont très légers.

Vous pouvez également trouver facilement, même en grande surface, du matériel pour faire des travaux ménagers, qui ont toute leur place dans la vie pratique Montessori ! Par exemple un petit balai en bois (si vous trouvez des versions en plastique, c’est un peu dommage, comme vous le verrez dans l’un des prochains articles de cette série). Vous pourrez facilement trouver ce genre d’objets, même s’il n’y a pas d’étiquette Montessori dessus.

De même, dans certaines grandes enseignes comme Ikea, vous pouvez trouver du mobilier parfaitement adapté pour les enfants comme la petite table Lack. Vous la connaissez forcément, je crois qu’on en a tous une ou qu’on l’a forcément vue chez des amis, c’est la table la moins chère de chez Ikea et elle est tout simplement parfaite pour les enfants parce qu’elle est à la bonne taille, aussi bien assis que debout, et elle est surtout extrêmement légère, donc deux enfants à eu tout seuls peuvent la déplacer sans faire de bruit et la manipuler correctement.

Vous trouverez également chez Ikea des petites chaises toutes simples, très mignonnes d’ailleurs, qui seront également parfaite pour que votre enfant travaille dans un espace à sa hauteur, avec un budget tout à fait limité.

À l’inverse, faites attention à ce que certains matériels ne soient pas trop fins. Il existe par exemple des cadres d’habillage destiné aux tout-petits (de moins de 3 ans), avec seulement 3 répétitions (3 boutons, ou 3 fermetures…) pour un format de 30×30 cm.

Les cadres d’habillage prévus pour les 3-6 ans, qui comportent 5 répétitions (5 boutons, ou 5 fermetures) sur le même format, demandent beaucoup plus de précision dans le geste. Il est donc important de choisir le bon cadre en fonction de la tranche d’âge de l’enfant.

Pour choisir du matériel Montessori, le mieux reste, si vous le pouvez, d’aller dans les magasins, de soupeser le matériel et d’imaginer l’enfant à qui il est destiné. Est-il bien proportionné ? Pourra-t-il le porter ? Bref, essayez d’évaluer si le matériel est adapté à sa force et à sa taille.

Ou alors vous pouvez vous laisser guider à travers mes formations, ou me demander dans l’Accompagnement Montessori, notre communauté sur abonnement mensuel, si tel ou tel matériel que vous avez repéré est adapté : je fais souvent faire de grosses économies à nos stagiaires en leur évitant d’acheter du matériel inutile et en partageant mes bons plans pour trouver du matériel de qualité suffisante à bas coût 😉.

Et rendez-vous dans l’article suivant pour découvrir le deuxième critère pour reconnaître du matériel Montessori : l’isolation de la difficulté.

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Les ambiances Montessori : quelles activités Montessori pour quel âge ?

Les ambiances Montessori : quelles activités Montessori pour quel âge ?

Comme tout mode d’éducation, la pédagogie Montessori a son propre vocabulaire, qui peut parfois dérouter. Steiner a ses jardins d’enfant, Reggio a ses 100 langages, Froebel a ses dons, la pédagogie Montessori a ses ambiances.

Une ambiance Montessori, c’est en premier lieu un regroupement d’enfant (le fameux « groupe-classe » de l’Education nationale), dans une tranche d’âge assez large pour assurer un mélange des âges et favoriser la coopération entre les plus grands et les plus petits. C’est aussi un espace préparé avec du matériel spécifique, mais c’est avant tout une atmosphère, un cadre, qui regroupe aussi bien l’éducateur que la salle physique et les enfants qui s’y trouvent. Le premier rôle d’un éducateur est dons de « poser l’ambiance », qui doit être propice au travail et à la concentration.

On dit ainsi qu’un enfant fait partie d’une ambiance 3-6 ans ou d’une ambiance 6-12 ans, mais il en existe bien d’autres !

Le point commun entre les enfants d’une même ambiance est qu’ils partagent des besoins communs, des périodes sensibles communes (si le terme de « période sensible » vous est inconnu, je vous renvoie à ce billet où je vous explique tout). Les frontières entre les ambiances sont donc davantage liées à des caps de développement qu’à un âge précis, comme nous le verrons plus loin.

Quelles sont ces différentes ambiances et quelles activités y pratique-t-on pour répondre aux besoins des enfants ? C’est ce à quoi je vais m’efforcer de répondre dans cet article.

Avant de continuer, si vous préférez écouter le podcast de cet article ; par exemple en faisant vos tâches ménagères ou pendant un trajet en voiture, je vous invite à cliquer sur le lecteur ci-dessous :

Le nido : « Aide-moi à être par moi-même »

La première de ces ambiances, c’est le nido (nid en italien). Vous entendrez souvent dire que le nido est réservé aux enfants de 0 à 15 mois (ou 18, ou 24). Mais en fait le critère de passage à l’ambiance suivante n’est pas celui de l’âge, mais de la marche assurée.

En effet, si votre enfant marche très vite de façon assurée, cela va libérer ses mains et toute sa motricité. Il pourra faire des activités très différentes et à ce moment-là, il va passer à la communauté enfantine. Encore une fois, l’essentiel n’est pas de fixer une barrière liée à l’âge, mais d’adapter l’ambiance aux besoins spécifiques des enfants, qui changent.

Dans le nido, on trouve des activités très simples, des mobiles, de petits hochets, quelques premiers exercices pour développer la motricité ou la coordination œil-main. Mais avant tout, on aide l’enfant à se structurer en séparant les espaces (pour dormir, jouer, se laver / se changer, se nourrir etc.) et en instaurant une routine, toujours dans le respect des rythmes de l’enfant (on évite de le réveiller par exemple).

On n’oublie pas non plus d’éveiller les sens grâce à de belles images, en commençant par des images très contrastées en noir et blanc, ainsi qu’en chantant beaucoup avec l’enfant. L’enfant va apprendre à se déplacer en s’aidant d’une barre de brachiation ou en montant et en descendant une série de marches. Au niveau du langage, on peut lui proposer des images classifiées, uniquement à l’oral, autour d’objets du quotidien.

La communauté enfantine

Une fois la marche assurée acquise, l’enfant peut passer dans la communauté enfantine (qui regroupe les enfants en gros entre 15 mois et 3 ans).

Il va continuer à beaucoup manipuler, par exemple grâce à des puzzles, de petites planches pour visser et dévisser ou pour faire glisser des anneaux sur des tiges, il va continuer à développer son langage, mais il va surtout commencer à découvrir la Vie pratique (en gros à partir de 2 ans, mais cela dépend beaucoup des enfants).

La Vie pratique, ce sont toutes les activités de tous les jours qui permettent à l’enfant de devenir plus autonome et indépendant. Dans la communauté enfantine, on va isoler ces activités et lui montrer une façon ordonnée de les exécuter, pour qu’il puisse s’entraîner.

On me demande souvent quel est l’intérêt des cadres d’habillement par exemple : est-ce que l’enfant ne pourrait pas tout simplement s’entraîner à boutonner sa chemise sur lui-même ?

L’intérêt du cadre est de décontextualiser l’apprentissage : en général, lorsqu’on demande à l’enfant de boutonner sa chemise, on est pressé, ou du moins on a un objectif (sortir, emmener les enfants à l’école, recevoir la visite de quelqu’un…). Il n’a pas le temps de s’entraîner, de répéter les choses plusieurs fois, de boutonner puis de déboutonner et de reboutonner. Et s’il s’entraîne un jour sur une chemise, le lendemain il en aura une autre, avec des boutons plus larges ou plus fins, et la boutonnière dans l’autre sens, et il ne retrouvera pas ses points de repère de la veille.

L’avantage du cadre, c’est qu’on laisse à l’enfant le temps de s’entraîner, sans aucune pression (d’ailleurs ce n’est pas grave s’il range le cadre sans avoir tout boutonné) et qu’il conserve toujours les mêmes repères, jusqu’à ce que son geste se soit perfectionné et qu’il puisse passer à un autre cadre.

Mais la Vie pratique n’a pas seulement pour but de permettre à l’enfant de s’habiller et de se déshabiller tout seul : il va apprendre à verser de l’eau, à se laver les mains, à ranger, nettoyer, prendre soin de son environnement…

 

Ainsi, lorsqu’il cassera ou renversera quelque chose, il ne se sentira plus impuissant puisqu’il pourra balayer ou éponger et ainsi réparer sa bêtise. Et l’effort qu’il aura fourni l’incitera à traiter les choses avec plus de respect…

En prenant soin de lui-même et de son hygiène, il prendra aussi conscience qu’il est important, qu’il a de la valeur, de même que tout ce qui est vivant autour de lui : animaux domestiques, plantes etc. dont il faut s’occuper si l’on ne veut pas qu’ils meurent.

Cette Vie pratique est tellement importante qu’elle se poursuit dans l’ambiance suivante et pendant des années !

La Maison des enfants : « Aide-moi à faire par moi-même »

Entre 2 ans et demi / 3 ans et 6 ans, l’enfant rentre dans la Maison des enfants. C’était d’ailleurs le nom de la première école de Maria Montessori, la Casa dei Bambini. Là, il continuera la Vie pratique, mais en faisant des choses de plus en plus compliquées, comme de la couture, du jardinage, du bricolage…

En parallèle, il va découvrir la Vie sensorielle : grâce à un matériel spécifique qui isole les sens un par un, il va raffiner ses perceptions sensorielles comme le goût, l’ouïe, l’odorat, la vision des couleurs ou des formes, le sens thermique, la perception du poids, de la texture, de la résistance, le sens stéréognostique (c’est-à-dire la capacité à reconnaître une forme uniquement grâce au toucher) etc.

C’est pour l’enfant une fantastique découverte de son univers immédiat ! Par ses sens, il commence à percevoir, à classer et à comprendre tout ce qui l’entoure. Tous ces concepts qui nous paraissent évidents : sucré, chaud, carré, rouge, aigu, petit, large, léger, rugueux… nécessitent un véritable apprentissage car ce sont des concepts abstraits.

 

 

C’est là qu’il est fondamental de bien isoler la difficulté : la fameuse tour rose est de couleur unie pour que l’enfant puisse se concentrer sur la seule chose qui varie, la taille des cubes. Sinon il risque de se focaliser sur les couleurs et de retenir une séquence de couleurs plutôt que d’exercer sa perception des dimensions.

Mais dans la Maison des enfants, on introduit également la lecture, l’écriture, ainsi que les débuts de la grammaire. Cette dernière est en effet vue comme une aide à la lecture : quand on sait, quand on « sent » la nature d’un mot, cela aide à le prononcer et à l’écrire correctement. Par exemple si je lis « ils viennent » et que je comprends que le deuxième mot est un verbe, je vais me rappeler que le –nt final est muet.

Lecture et écriture sont toujours vues en parallèle, car au fond il s’agit du même travail mais dans un sens différent : il s’agit de codage et de décodage. Et la raison pour laquelle on les introduit si tôt, c’est que cela répond à la période sensible du langage chez le jeune enfant. Sans compter qu’à travers la Vie pratique, on a beaucoup travaillé la motricité fine et la pince pouce-index-majeur qui va servir pour l’écriture, le corps est donc prêt à écrire. Par ailleurs, on a pu introduire beaucoup de vocabulaire dès la communauté enfantine (entre autres à travers les mises en paire d’images et les leçons en 3 temps) et l’enfant est donc curieux de lire et écrire tous ces mots.

Mais si la Vie pratique prépare beaucoup à l’écriture, la Vie sensorielle, quant à elle, prépare au calcul et au système décimal. A travers tout le travail sur les dimensions, l’enfant repère les rapports entre les nombres de 1 à 10 et peut ensuite intégrer les notions de dizaines, de centaines, de milliers et au-delà.

Dans la Maison des enfants, on présente les 4 opérations de manière complète, c’est-à-dire qu’un enfant pourra par exemple faire une addition de 4 nombres à 5 chiffres ou une multiplication de 2 nombres à 8 chiffres. Une fois les opérations bien comprises, la technique va de soi et est facile à apprendre.

On peut même introduire les fractions, qui seront vues de façon très simple et très sensorielle grâce à des disques découpés.

L’école élémentaire : « Aide-moi à penser par moi-même »

A 6 ans, l’enfant vit une petite révolution intérieure : alors qu’il avait besoin de se concentrer sur la découverte de son environnement immédiat, il s’ouvre sur le monde et commence à se poser de nombreuses questions. Ce n’est pas pour rien que la sagesse populaire y voit souvent l’âge de raison.

C’est à 6 ans que l’on présente généralement aux enfants les cinq « grands récits » qui retracent l’apparition de la Terre, l’apparition de la vie, l’apparition de l’homme, l’apparition de l’écriture et l’apparition du calcul. Ces grands récits marquent le début de ce que l’on appelle « l’éducation cosmique ». Un terme faussement New Age qui signifie en fait « éducation relative à l’ordre du monde », c’est-à-dire à la façon dont l’univers s’organise.

  • Le premier grand récit, celui de l’apparition de la Terre, marque les débuts de la géographie, que l’enfant n’a fait qu’aborder avant 6 ans. En effet, comment étudier la terre (« géo »), sans expliquer comment elle s’est formée ?
  • Le deuxième grand récit, qui décrit l’apparition des premières formes de vie, permet de lancer un grand travail sur la botanique et la zoologie.
  • Le troisième, sur les premiers hommes, va poser les bases de l’histoire.
  • Le quatrième, sur l’invention de l’écriture, replace tous les apprentissages que l’enfant a déjà fait autour du langage dans leur contexte. Il explique pourquoi nous communiquons comme nous le faisons et permet d’ouvrir à des langues étrangères.
  • Le cinquième, sur l’invention du calcul, est intimement lié aux mathématiques et à la géométrie. Ces domaines ont pour but de quantifier, de mesurer le monde afin de mieux le comprendre.

A partir de ces grands récits, l’enfant va donc découvrir énormément de choses et ce jusqu’à 12 ans : en vrac les puissances mathématiques, les exponentielles, les nombres décimaux, le théorème de Pythagore, les synonymes, l’étude des différents styles littéraires, l’interprétation d’un texte, les différents reliefs géographiques, les caractéristiques des différentes familles d’animaux et de végétaux, les pays du monde, la notion de chronologie etc.

Comment on étudie les reliefs géographiques en Montessori…

L’erdkinder : « Aide-moi à être avec les autres »

Entre 12 et 18 ans, période de l’adolescence, les besoins de l’enfant changent considérablement. C’est un âge où il est primordial de développer la responsabilisation et la sociabilité. C’est pourquoi la proposition de Maria Montessori pour les adolescents est très différente de ce que l’on envisage généralement dans les collèges et les lycées : elle recommande de réunir les adolescents sur un lieu où ils pourront exercer des responsabilités et être en lien avec la nature, comme une petite ferme avec une entreprise de vente ou un gîte.

Pas question de les enfermer et de les garder assis derrière un bureau toute la journée, c’est un âge où ils ont besoin de se dépenser et de prendre conscience de l’impact qu’ils peuvent avoir sur le monde.

L’adolescent montessorien est déjà extrêmement autonome et il peut poursuivre son apprentissage en autodidacte, avec le soutien de l’adulte qui devient un mentor. Par ailleurs, c’est l’âge où l’on apprend autant de ses pairs que des adultes, d’où l’importance de la vie en communauté (il peut même y avoir une proposition d’internat).

Dans cette tranche d’âge où les changements physiques peuvent être bouleversants et perturbants, l’accent doit aussi être mis sur le respect de l’autre.

Le contrôle de l’erreur devient évident lorsque l’on travaille la terre : c’est la nature qui se charge de nous montrer nos erreurs. Les adolescents se perfectionnent également en artisanat et en art pour devenir des êtres humains plus complets.

C’est l’avantage de suivre les périodes sensibles de l’enfant : les apprentissages plus académiques ont eu lieu pour l’essentiel avant 12 ans, ce qui permet de laisser aux adolescents une plus grande liberté de mouvement et de privilégier les activités très concrètes, dans lesquelles ils peuvent appliquer ces connaissances scolaires.

Le jeune adulte : « Aide-moi à être dans la société et à m’y investir »

Pour Maria Montessori, hors de question de renvoyer le jeune adulte sur les bancs de la fac. La caractéristique de l’adulte, c’est qu’il a un rôle à jouer dans la société, SON rôle qui lui est propre. La période entre 18 et 24 ans est là pour l’aider à trouver cette place.

D’ailleurs le succès de l’alternance et les retours des jeunes le montrent bien : à cet âge ils ont besoin d’apprendre sur le tas et de jouer un véritable rôle dans une entreprise ou une communauté. Là encore, la grande avance académique prise avant 12 ans leur a donné des bases solides, à partir desquelles ils pourront continuer à apprendre toute leur vie.

Dans le monde d’aujourd’hui, où l’on change plusieurs fois de métier au cours d’une même vie, cette proposition me semble plus que jamais d’actualité. Jamais les jeunes n’ont eu autant de diplômes et jamais ils n’ont eu autant de mal à trouver leur place dans la société… D’autres pays l’ont d’ailleurs déjà en partie compris et ne voient les diplômes que comme la preuve que quelqu’un est capable d’apprendre et de travailler, quel que soit le domaine. C’est ainsi qu’en Angleterre, un étudiant en lettres anciennes peut très bien travailler dans une banque, où il sera formé sur le tas, et où à l’inverse une scientifique peut tout à fait enseigner l’art de la traduction (ça a été mon cas !).

Voici donc pour résumer les différentes propositions de Maria Montessori de la naissance à 24 ans. Elles sont toutes d’une remarquable pertinence aujourd’hui et même si les ambiances les plus fréquentes sont celles de 0 à 12 ans, j’espère que dans les années à venir, les collèges et les lycées Montessori pourront se multiplier pour permettre à toute une génération de développer son plein potentiel !

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Les meilleurs jouets Montessori pour les enfants

LES MEILLEURS JOUETS MONTESSORI POUR LES ENFANTS

Si vous manquez d’idées pour Noël ou pour un cadeau d’anniversaire, mais que vous aimeriez offrir un cadeau en lien avec vos valeurs comme un jouet Montessori pour un enfant de votre entourage, cette liste est pour vous ! Idem si vous cherchez des idées à suggérer à votre famille pour vos propres enfants…

Mais avant tout, je vous invite à lire mon article sur les autres formes de cadeaux, moins matériels, que vous pouvez offrir. Vous trouverez également, sur le blog, une sélection des meilleurs jouets Montessori pour bébé mais aussi des idées cadeaux pour adolescents qui sont bien souvent plus difficiles à contenter !

Certaines des idées de cet article seront purement Montessori, voire feront partie du matériel officiel, mais d’autres sortiront de ce cadre, tout en restant dans le même esprit : disons qu’elles seront “Montessori-compatibles”.

D’où ce terme dans le titre de cet article “jouets Montessori pour les enfants”. En réalité, il n’existe pas à proprement parler de “jouets Montessori”, seulement du matériel Montessori, avec lequel on travaille, on ne joue pas. Cependant, comme nous allons le voir, certains matériels peuvent passer pour des jouets auprès des enfants et, parallèlement, pratiquer la pédagogie Montessori n’exclut pas de jouer, en particulièrement lorsqu’il s’agit de jeu libre. Nous verrons aussi comment transformer certaines jouets, comme les Lego, en une réelle activité Montessori.

Mais surtout méfiez-vous si vous tombez sur des boutiques qui veulent vous vendre des “jouets Montessori”, c’est souvent le signe qu’ils veulent surfer sur la mode Montessori et poser ce label sur des jeux qui ne correspondent pas du tout aux critères de la pédagogie.

Quels sont ces critères justement ? A partir de quand peut-on considérer qu’un jeu est compatible avec l’approche Montessori ? Voici quelques idées même si cette liste n’est évidemment pas exhaustive :

  • des représentations belles et réalistes des objets, des animaux et des personnes : on cherche à éveiller le sens esthétique de l’enfant et à le confronter à la réalité du monde, pas à une version déformée. C’est d’autant plus important chez les enfants de moins de 6 ans qui ont du mal à distinguer imaginaire et imagination et pour qui nous allons éviter les animaux qui parlent ou les super-héros qui volent ;
  • des matériaux beaux, variés et attractifs : on pense souvent que jouet en bois = jouet Montessori. La réalité est plus nuancée, la pédagogie Montessori propose un éveil sensoriel des enfants à travers des sensations tactiles différentes, donc des matériaux différents : bois, métal, verre, osier, résine, tissu, laine… et même plastique, pourquoi pas, dans des quantités modérées !
    Mais il est vrai que l’immense majorité des jouets pour enfants sont en plastique, et que les sensations offertes sont très pauvres : le plastique est lisse, inerte, change très peu de température sauf en plein soleil… là où le bois se contracte et se dilate, a des veines visibles, est chaud au toucher, là où le métal brille et reflète la lumière, est froid au toucher et d’une grande résistance et là où la laine est souple, douce, étirable, chaleureuse et présente des motifs d’une grande variété ;
Le matériau l'un des critère indispensable pour les jouets Montessori pour enfants.
  • des jouets qui permettent de développer l’autonomie des enfants, un concept clé de la pédagogie Montessori, ou au contraire la coopération plutôt que la compétition ;
  • des jouets intelligents, qui permettent de développer des compétences, de la concentration et de l’attention, plutôt que des jouets bruyants et lumineux qui invitent juste l’enfant à s’agiter dans tous les sens et à s’exciter ;
  • du jeu libre aussi ! Le jeu libre par excellence, c’est d’aller jouer dehors dans la nature, mais il existe toutes sortes de propositions qui stimulent l’imagination et la créativité des enfants.

Voici donc mes recommandations de jouets Montessori ou compatibles pour les enfants entre 3 et 12 ans ! Attention, la liste n’est absolument pas classée par âge, car certaines idées conviendront aussi bien à des enfants de 3 que de 10 ans.

1. Offrir du matériel Montessori : un cadeau controversé

Si bien entendu vous pouvez offrir ou vous faire offrir du pur matériel Montessori, c’est souvent une question délicate dans les familles. Vous savez, les grands-parents qui vous répondent “oh ben quand même, Noël c’est pour des choses qui font plaisir, pas pour du travail !” ou “mais tu es sûre que ça lui plairait vraiment ?”. Et il faut tenir compte du fait que tout le monde ne montre pas son amour de la même façon en offrant un cadeau : pour certains la valeur d’un cadeau est dans le temps passé (ils valorisent souvent beaucoup les cadeaux faits main), pour d’autre dans le prix qu’on y a mis (non pas par avarice, mais parce que c’est le signe pour eux qu’ils ont de la valeur), d’autres encore dans la taille du cadeau, dans son côté impressionnant.

Offrir un matériel Montessori ne sera pas donc toujours satisfaisant pour la personne qui offre. Et oui, je sais que lorsqu’on offre un cadeau, ce qui compte, c’est le bonheur de la personne qui le reçoit, mais si les choses étaient aussi simples dans la réalité et si tout le monde était aussi altruiste, ça se saurait…

Il existe cependant une catégorie de matériels Montessori qui sont tellement ludiques que vous pouvez sans problème les faire passer pour des jouets Montessori, pour les enfants entre 3 et 6 ans seulement en revanche : le matériel de vie sensorielle.

La fameuse tour rose ressemble comme deux gouttes d’eau à une simple tour de cubes (même si chaque détail a été minutieusement pensé pour favoriser les apprentissages des enfants, en l’occurrence apprendre à distinguer les dimensions, centrer, aligner, mais aussi préparer la numération jusqu’à 10). L’escalier marron, les emboîtements cylindriques ou les cylindres de couleur ressemblent tous à des jeux de manipulation assez typiques.

Tour rose Montessori, un des meilleur jouet pour enfant à se faire offrir

Idem pour les flacons des odeurs ou des saveurs. Même s’ils semblent un peu plus austères que les lotos des odeurs qu’on trouve dans le commerce, cela reste perçu comme un jeu pour la plupart des gens. Et on peut toujours le présenter en disant que les jeux classiques utilisent des odeurs chimiques qui ne sont pas très agréables, alors que là on va utiliser des odeurs d’épices, de café, d’herbes etc. qui sont totalement naturelles.

Le matériel de géométrie comme les triangles constructeurs ou le cabinet de géométrie présente également une apparence très ludique.

2. Du matériel artistique

Toute ambiance Montessori qui se respect possède un coin artistique et musical. C’est l’occasion idéale d’offrir ou de se faire offrir de petits instruments de musique de qualité : je vous recommande la marque Fuzeau, qui est très utilisée par les professeurs de musique dans les écoles mais aussi les écoles de musique. Leurs instruments sont accordés et d’excellente qualité.

Et contrairement au matériel de vie sensorielle, il existe de petits instruments pour tous les budgets, que votre enfant préfère les percussions (comme des oeufs à secouer ou un octobloc) ou les instruments à corde (petite guitare) ou à clavier (métallophone ou xylophone).

Pourquoi ne pas aussi en profiter pour demander du matériel artistique de qualité ? De bons crayons de couleur, comme ceux de la marque Staedtler, des feutres aquarellables pour les plus grands, de bons pinceaux (les pinceaux Raphaël par exemple sont assez coûteux mais d’excellente qualité !) ou une jolie boîte de peinture par exemple.

Du matériel artistique de qualité, une autre idée de jouets montessori pour enfants.

Cela passe évidemment par l’apprentissage du soin dû à ces objets. Pour un beau pinceau, on montrera par exemple à l’enfant qu’il ne faut pas mettre de peinture au niveau de la bague métallique du pinceau, qu’un pinceau se rince tout de suite après usage, sans le frotter brutalement contre les parois du récipient d’eau, et qu’on reforme toujours la pointe avant de le laisser sécher (mon mari peint des figurines et m’a bien chargée de vous transmettre ces consignes “vitales” pour vos pinceaux). Sinon, vous risquez bien de voir un pinceau à 8€ fichu en quelques jours seulement !

Dans la pédagogie Montessori, on utilise aussi beaucoup des “plateaux de technique créative” : un plateau, une technique. Par exemple un plateau pour découvrir la technique de l’encre à la plume, les tampons ou les fusains. Tout est permis !

Le principal critère à garder en tête est de proposer plutôt moins de choses, mais de qualité, à l’enfant. Rien de pire que d’être découragé par des crayons de couleur qui se cassent quand on les taillent, ou sur lesquels il faut appuyer extrêmement fort pour obtenir un peu de couleur.

Un matériel de meilleure qualité sera utilisé plus longtemps, ce qui, là aussi favorisera le développement de la concentration et de l’attention.

3. Des jouets pour bouger

Les enfants ont besoin de bouger, et la pédagogie Montessori comprend justement des activités de motricité globale. Mais on peut prolonger ces activités par des blocs de motricité pour créer de petits parcours, ou par une planche recourbée comme la Wobbel.

Personnellement, j’aime beaucoup cette planche car les enfants l’utilisent à tous les âges et de multiples façons. Suivant les jours, c’est un pont pour traverser une rivière, une branche sous laquelle il faut ramper, un obstacle au-dessus duquel il faut sauter, un cocon enveloppant où on s’installe pour lire, un bateau qui se balance sur l’eau…

Elle est incroyablement résistante (si elle a résisté à mes 5 crapouilloux, on peut même dire qu’elle est indestructible) et nous avons à la maison la version qui est recouverte de liège en dessous, ce qui nous permet de l’utiliser aussi bien dehors qu’à l’intérieur.

4. Faciliter le quotidien avec des jouets Montessori sur le temps

Dans la progression Montessori, on aborde le temps en présentant tout d’abord le déroulement d’une journée entière en faisant un tour de cercle, qui correspond au tour que la Terre fait sur elle-même en 24h. Malheureusement, c’est impossible de représenter cela sur une horloge classique qui ne correspond qu’à 12h.

Les horloges sur 24h peuvent donc aider l’enfant à se représenter sa journée et son déroulement. On m’a récemment signalé le site My Little Concept qui vend justement des horloges 24h.

Attention cependant, la plupart sont des horloges avec des héros comme Loup, ou Ernest et Célestine, qui ne répondent pas à notre objectif de proposer des représentations réalistes des animaux. Vous pouvez aussi trouver un modèle à imprimer sur le site Tête à modeler pour fabriquer vous-même une horloge 24h, pour un cadeau fait main.

Horloge 24, une idée de cadeau Montessori pour enfants

Toujours pour faciliter le quotidien, si vous cherchez à simplifier les routines et à responsabiliser les enfants, je vous recommande le site Ludocatix, sur lequel vous trouverez des tableaux de responsabilités et de routines avec des aimants, qui sont très ludiques pour les enfants et les aideront à prendre en charge leur quotidien.

5. Des jouets Montessori qui aident les enfants dans la vie quotidienne

Si vous connaissez déjà un peu la pédagogie Montessori, vous savez peut-être que l’un des grands domaines d’activité, quel que soit l’âge, est la vie pratique. Ce sont des activités dans lesquelles l’enfant va s’entraîner sur des compétences de la vie quotidienne, comme passer la pelle et la balayette, se laver les mains, et surtout, surtout, les activités qui ont le plus de succès : cuisiner.

Alors plutôt que d’offrir une dînette en plastique, pourquoi ne pas offrir une dînette un peu plus réaliste, comme celle en bois d’Ikea, rajouter une fontaine à eau (Ikea en propose également une) pour que l’enfant puisse vraiment laver des fruits et des légumes par exemple, et rajouter quelques éléments de cuisine ?

Là encore, Ikea propose des jouets pour enfant qui sont en fait absolument réalistes, de petits outils en métal qui permettront un réel travail Montessori.

Vous pouvez aussi vous tourner vers les outils de cuisine un peu ludiques, comme le couteau à lame ondulée (pour couper en toute sécurité), un petit outil pour couper les oeufs durs ou les pommes en quartiers, ou encore un épluche-légumes (qu’on appelle aussi économe) qui se tient comme un rasoir.

Des outils de cuisine pour rendre les jouets Montessori plus réalistes

6. Des jouets qui donnent le goût des histoires ou de la musique entre 3 et 6 ans

La pédagogie Montessori est globalement plus à l’opposé de l’utilisation d’écrans pour les jeunes enfants. Mais il existe deux jouets qui sont tout de même bien utiles, à condition qu’ils ne remplacent pas les histoires lues par les parents ou les chansons chantées tous ensemble.

Le premier est le Lunii, la fabrique à histoires. Le principe est très bien pensé : l’enfant choisit les critères de son histoire parmi plusieurs possibilités. Grâce à un bouton tournant et un bouton OK, l’enfant sélectionne les images correspondant aux personnages principaux, aux personnes rencontrées, aux objets qui joueront un rôle dans l’histoire etc. et le Lunii diffuse ensuite l’histoire qui correspond à tous ces critères. On peut acheter des packs d’histoires ou de chansons (car le Lunii propose également des comptines) pour renouveler l’intérêt régulièrement, mais je trouve que son principal atout est que, contrairement à moi, le Lunii ne se lasse jamais de raconter la même histoire ! Je trouve que c’est un merveilleux jouet, extrêmement bien pensé, pour les enfants qui ne savent pas encore lire.

Vos enfants peuvent donc se repasser 10 ou 20 la même histoire, ce qui répond à un besoin profond chez eux. Vous pouvez même brancher un casque sur le Lunii pour occuper vos enfants en voiture sans que cela ne dérange les autres membres de la famille. Vous, de votre côté, vous pourrez tranquillement écouter le podcast des Montessouricettes 😉

Et concernant la musique, l’Ocarina est également conçu spécifiquement pour les enfants : il est quasi-indestructible ! Vous pouvez télécharger dessus les musiques de votre choix, dans la bibliothèque proposée par Ocarina sous forme de playlists. Un très jeune enfant de 3 ans pourra se contenter d’écouter la musique, morceau après morceau, mais très vite, dès 4 ou 5 ans, il pourra naviguer d’une piste à l’autre car il n’y a que très peu de boutons et tout est très simple. La qualité de son est excellente et satisfera les parents mélomanes dont je suis…

7. Les déguisements, un cadeau idéal à tout âge

Autant la pédagogie Montessori recommande de ne pas proposer d’éléments imaginaires à l’enfant de moins de 6 ans, autant elle n’a rien contre les déguisements historiques ou réalistes, et les déguisements plus fantaisistes après 6 ans, à l’âge où les enfants font mieux la différence entre réalité et fiction.

Il est souvent difficile de trouver des déguisements de bonne qualité. Chez nous, nous avons trois endroits favoris où les trouver :

  • Oxybul, avec en plus des déguisements originaux comme celui de la princesse cambodgienne ou de ninjas. Ils sont beaux, et tiennent bien le choc malgré nos 5 enfants ! ;
  • les déguisement du Puy du Fou, très réalistes, et à caractère plutôt historique. Des Romains aux mousquetaires, en passant par des robes médiévales qui ressemblent à de vraies robes médiévales (et pas des trucs synthétiques en tissu rose à paillettes), beaucoup de très beaux déguisements et accessoires (comme des bâtons avec une tête de cheval qui hennit pour gambader partout dans la maison). Il y a évidemment beaucoup plus de choix sur place (nous en profitons toujours pour faire quelques réserves de cadeaux) mais ils ont également une boutique en ligne avec quelques-uns de leurs articles ;
  • pour laisser libre cours à l’imagination des enfants, on peut aussi leur offrir de simples carrés de soie. Un jour fichu de paysanne, le lendemain cape de princesse, baluchon de voyageur ou toge romaine, ce sont au final les plus polyvalents des déguisements, et ils permettent aux enfants de développer librement leur imagination. J’aime beaucoup les carrés de soie Sarah’s Silk, vendus par Tangram Montessori, qui sont incroyablement doux et vaporeux. Les couleurs sont très belles, et j’aime particulièrement ceux qui sont dégradés et évoquent des flammes ou la mer.
Les carrés de soie, un jouet Montessori pour enfant qui laisse place à l'imagination
  • carrés de soie Sarah’s Silk, Tangram Montessori
  • 8. Les jeux de construction et comment en faire une activité Montessori

    Les jeux de construction développent de nombreuses compétences : organisation, planification, vision dans l’espace, sens géométrique, attention et précision… Ce serait donc dommage de les négliger !

    D’autant plus qu’on peut les utiliser de 3 façons :

    • en suivant le plan scrupuleusement
    • en improvisant une construction
    • en jouant avec le résultat final comme avec un jeu d’imagination

    Et certains enfants se révèlent de véritables passionnés ! Je me rappellerai toujours notre fils de 5 ans qui montait une voiture Lego avec son oncle, mon frère donc… Ce dernier est intervenu plusieurs fois, pour lui dire “Ah non, ça, ça va là” et à chaque fois notre fils le regardait en lui disant : “Mais non, c’est bien comme !”. Première réaction de mon frère : “Enfin quand même, j’en ai montés, des boîtes de Lego, tu ne vas quand même pas m’apprendre comment on fait !” et, quelques dizaines de secondes plus tard, en regardant le modèle de plus près… “Ah oui, en fait, tu avais raison…” Il faut donc laisser notre orgueil de côté pour ce genre d’activités, nos jeunes enfants peuvent s’avérer redoutables !

    Mais au-delà des Lego et des Playmobil, je vous invite à envisager d’autres marques qui permettront d’autres modes de construction.

    Pour les plus jeunes (car les cubes sont gros) comme pour les plus grands, j’aime beaucoup les Millarcs, qui permettent en particulier de bâtir des voûtes, des ponts, des portes etc. grâce à leurs blocs spécifiques. C’est aussi une merveilleuse façon d’aborder l’architecture, de l’arche romane aux cathédrales gothiques !

    Les Kapla sont également indémodables, même si souvent il faut attendre au moins 6-8 ans avant que les enfants ne fassent réellement de grandes construction intéressantes. Avant, ils se contenteront sûrement de les empiler pour en faire la plus grande tour possible, ce qui reste également intéressant. Vous pouvez par ailleurs souvent trouver des équivalents aux Kapla, parfois dans les magasins de bricolage, pour un prix bien inférieur.

    Enfin, vous avez les boîtes Jeujura, qui ont un système de construction assez intéressant pour bâtir des maisons en bois solides. C’est une alternative vraiment intéressante aux autres jeux de construction.

    Mais comment transformer ces jeux en une activité Montessori ?

    Ma suggestion est de prendre un plateau (qui offre un “contenant” à l’activité), et de disposer dessus un panier contenant les pièces de construction et le modèle à côté. L’important sera surtout de proposer le juste niveau de difficulté à un enfant.

    Ce genre de travail permet à l’enfant de développer son attention et sa concentration, d’apprendre à suivre un plan qui peut être parfois très long, le tout en développant sa motricité fine. Ce n’est pas parce que ce n’est pas un matériel “officiel” en bois que ce n’est pas une activité Montessori (c’est l’un de mes chevaux de bataille, nous ne sommes absolument pas limités aux présentations que Maria Montessori avait prévues, elle-même voulait que l’on poursuivre son travail, en respectant simplement les critères d’une activité Montessori).

    Mais ne négligez pas non plus la construction libre par l’enfant, ou le jeu d’imagination, qui peut être prétexte à travailler le langage et aider l’enfant à assimiler les comportements sociaux qu’il observe autour de lui et qu’il va reproduire grâce à ses personnages.

    Si votre enfant a déjà énormément de briques de Lego mais qu’il ne sait plus quoi en faire, vous pouvez par exemple stimuler son imagination grâce à des livres de modèles. Mais attention, ces livres sont souvent beaucoup moins détaillés qu’un plan complet, il faut davantage s’en servir comme d’une inspiration, c’est un prétexte à la construction libre.

    9. Des jeux de société

    J’ai déjà rédigé tout un article sur les liens que j’observais entre les jeux de société et la pédagogie Montessori et nous sommes à la maison de très, très grands fans de jeux de société depuis 20 ans (bien avant même que ce soit à la mode 😉 ).

    Il existe aujourd’hui tellement de bons jeux, sur tous les thèmes, avec toutes sortes de mécaniques intéressantes, qu’il me serait très difficile de faire un récapitulatif ici, dans cette toute petite rubrique.

    Je me contenterai donc de quelques conseils un peu en vrac :

    • les jeux Haba sont formidables pour les petits, il en existe même à partir de 2 ans. Faites confiance à l’âge indiqué, il est généralement parfaitement adapté. Vous pouvez par exemple commencer par Mon premier verger, puis Le verge, un jeu coopératif tout à fait adapté aux plus petits ;
    • pour les enfants uniques ou ceux qui aiment jouer seuls, je vous recommande les Smartgames. Ce sont des casse-têtes très bien faits, très plaisants, avec généralement des objets à déplacer et à manipuler de façon à remplir certaines conditions expliquées dans un petit livret. Il en existe pour tous les âges (il en existe pour tout-petits dès 2 ans, nos enfants ont démarré à partir de 3 ans et nous nous en sommes même offerts entre adultes !) ;
    • si vous avez la chance d’avoir une boutique de jeux pas trop loin (une vraie boutique de jeux de société, pas un Jouéclub ou équivalent), faites confiance aux vendeurs : ce sont généralement des passionnés qui vous feront tester des jeux, vous poseront des questions sur le destinataire du cadeau et vous feront d’excellente recommandations. Mais attention à l’addiction ! Au final, nous avons des cartes de fidélité dans au moins 8 boutiques de jeux partout en France… ;
    • si malheureusement vous êtes loin de toute boutique (pas de chance, car il y en a vraiment de plus en plus, un peu partout), alors n’essayez même pas de passer commande sur Amazon : le choix est très restreint et les jeux sont généralement plus chers que sur le principal site de jeux de société, que je vous recommande, Philibert.

    10. Des livres Montessori

    Parmi les valeurs importantes que nous cherchons à transmettre à nos enfants, il y a le goût de la lecture. Car par la lecture, nous profitons de la sagesse de nos anciens, nous développons notre empathie et notre capacité à reconnaître les émotions, et nous développons notre créativité, qualité particulièrement indispensable pour résoudre des problèmes.

    Les livres sont également dans les meilleurs jouets Montessori pour enfants

    Mais comment choisir des livres dans un esprit Montessori ? Car l’étiquette ne fait pas forcément d’un livre ordinaire un livre Montessori (comme pour les Apolline, une vieille série qui a été arbitrairement désignée comme une collection maintenant Montessori, alors que les livres n’ont rien de montessorien !).

    Je vous rappelle donc quelques critères utiles :

    • avant 6 ans, plutôt des livres réalistes, sans super-héros ni animaux qui parlent
    • après 6 ans, en revanche, les livres avec de l’imaginaire ont eux aussi toute leur place ;
    • des illustrations réalistes et de belle qualité ;
    • tant que l’enfant est en apprentissage de la lecture, des livres en police cursive (qui imite l’écriture manuscrite), ensuite peu importe ;
    • des livres qui transmettent de belles valeurs, qui soient respectueux de l’enfant et des autres.

    Je vous renvoie vers mon article sur des livres de Noël dans l’esprit Montessori et vers celui sur mon comparatif des livres de premières lectures Montessori, mais je me permets d’ajouter deux coups de coeur :

    • les livres “interactifs” d’Hervé Tullet : ce sont des livres aux dessins abstraits qui invitent les enfants à toucher certaines formes pour en “faire apparaître” d’autres sur les pages qui suivent. C’est difficile à expliquer sous forme de texte, mais ce sont des livres qui peuvent occuper les enfants pendant des heures, même les non-lecteurs, à partir du moment où on leur a lu les textes deux ou trois fois. J’ai hésité à les inclure dans cette rubrique axée sur les livres Montessori, car certains enfants pourraient croire que les pages du livre sont magiques, mais je crois, après avoir observé plusieurs enfants lire ces livres, qu’ils comprennent généralement très vite que l’on fait seulement semblant et qu’ils prennent cela avec beaucoup d’humour.

    11. Des figurines Schleich, un véritable matériel / jouet Montessori

    On peut commencer à proposer des figurines, en particulier des figurines d’animaux, dès un ou deux ans, mais l’avantage est que ces figurines peuvent servir à toutes sortes d’activités Montessori jusqu’à 12 ans (et plus !).

    Pour ma part, je suis une inconditionnelle des figurines Schleich, qui représentent les animaux avec un réalisme inégalé. Les pelages sont remarquablement bien peints, on peut distinguer les mâles et les femelles, et avec la plupart des figurines, on peut mettre prendre les empreintes des animaux ! Aucune autre marque ne présente un tel niveau de qualité. Vous pouvez bien sûre acquérir ces figurines directement sur leur site ou profiter des ventes privées qui ont lieu de temps sur Bebeboutik par exemple.

    Même si elles représentent un certain investissement, ces figurines d’animaux pourront servir encore plus longtemps que les coussins sensoriels Montessori !

    On peut les utiliser avec les bébés qui apprennent à parler pour développer leur vocabulaire et les encourager à parler, puis avec les enfants un peu plus grands pour repérer les différentes caractéristiques des animaux, en les classant en différentes catégories par exemple suivant leur nombre de pattes ou s’ils ont des poils ou des plumes. On les utilise encore beaucoup au moment de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, aussi bien pour introduire des notions grammaticales que pour permettre à l’enfant de lire ses premiers mots. Enfin, on peut simplement s’intéresser à chaque animal du point de vue des sciences naturelles, et comme je vous le disais apprendre à reconnaître le mâle, la femelle et le petit, ou prendre ses empreintes.

    Mais au-delà des animaux, les figurines de fruits et légumes, de fleurs, de métiers etc. sont aussi un excellent support Montessori. Vous pouvez faire toute confiance à la marque Toob Safari, la qualité n’est pas au même niveau que les Schleich, mais le prix n’est pas non plus le même ! Et à part pour les animaux, c’est le meilleur niveau de qualité existant (il n’existe pas beaucoup de marques qui proposent par exemple des fruits et légumes). A ma connaissance, le site le moins cher où les trouver est Les Minis (beaucoup moins cher qu’Amazon par exemple) et c’est l’occasion en plus de soutenir une boutique Montessori.

    Comme ces deux marques de figurines sont très solides, elles pourront facilement servir à plusieurs enfants, et en plus il y en a à tous les prix, donc je crois que c’est pour moi le cadeau Montessori le plus universel et le plus pratique si l’on ne sait pas quoi offrir à un bébé ou un enfant beaucoup plus grand, pour un cadeau de naissance, un cadeau de Noël ou d’anniversaire.

    J’espère que ces quelques idées vous inspireront, et si vous avez un bébé ou un adolescent, j’ai compilé pour vous, dans deux articles différents, de nombreuses idées qui leurs sont dédiées. 🎁 Jeu concours 2024 : et vous quel est le cadeau qui a eu le plus de succès chez votre enfant ? Indiquez votre réponse en commentaires de ce article – ⚠️ Pour éviter le spam les commentaires sont soumis à modération, par conséquent votre commentaire n’apparaîtra que lundi dans la journée ⚠️

    Peut-on se former à distance à la pédagogie Montessori ?

    PEUT-ON SE FORMER À DISTANCE À LA PÉDAGOGIE MONTESSORI ?

    Depuis mes toutes premières formations (à l’époque où j’étais moi-même stagiaire), j’entends sans arrêt le même cliché : « De toute façon, on ne peut pas se former à distance à la pédagogie Montessori, il faut manipuler ! ». Avant j’acquiesçais le plus souvent, mais quelque chose me turlupinait. Je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce qui me gênait dans cette phrase, alors j’ai davantage étudié la question, car à l’époque j’aurais moi-même adoré pouvoir me former à distance. Et me voici maintenant, à proposer des formations à distance à la pédagogie Montessori ! Alors formation Montessori à distance ou en présentiel, quels sont les avantages et les inconvénients pour chacune de ces possibilités ? Dans quelles circonstances vaut-il mieux choisir l’une plutôt que l’autre ? Peut-on réellement se former à distance à la pédagogie Montessori ? Je vais aborder ces questions à la fois pour réduire en miettes quelques mythes sur les formations Montessori et pour vous expliquer les points essentiels sur lesquels se montrer vigilants.

    Avant de continuer, si vous préférez écouter le podcast de cet article ; par exemple en faisant vos tâches ménagères ou pendant un trajet en voiture, je vous invite à cliquer sur le lecteur ci-dessous :

    Impossible de se former à distance en Montessori : une fausse idée répandue

    La thématique de la formation à distance évoquée ici me vient de la discussion que j’ai eue avec Christèle du site de matériel Montessori « 123montessori ». 

    (Au passage, je vous recommande fortement sa boutique dont le matériel est fabriqué en France. Quand vous l’achetez, le colis est plat, un peu comme chez Ikea ! Vous n’avez plus qu’à le finir et éventuellement cirer le bois, mais ce n’est pas indispensable. Vous avez un grand choix de matériel Montessori d’excellente qualité et il n’y a qu’à terminer l’assemblage, peindre ou bien coller les boutons de préhension sur les puzzles par exemple.)

    Nous étions donc en train de discuter et elle m’a avoué avoir de grosses réserves sur les formations Montessori à distance. Après en avoir longuement parlé, elle a finalement conclu en disant : « Effectivement, je n’avais pas du tout pensé à ça, je n’avais pas vu les choses sous cet angle-là. ». Je pense qu’elle a alors vraiment pris conscience de ce que les formations à distance avaient à apporter. 

    Christèle est quelqu’un qui est réellement plongé dans l’univers Montessori, qui a d’ailleurs suivi des formations en présence dans de multiples organismes Montessori. Si une personne aussi bien formée qu’elle ne voyait pas comment on pouvait proposer des formations à distance adaptées à cette pédagogie, je me suis dit que c’était vraiment un sujet à aborder.

    Avantages de la formation Montessori en présentiel 

    Il existe évidemment beaucoup d’avantages à participer à une formation Montessori en présentiel. Voici les principaux :

    1. Dédier et consacrer un moment à la formation

    Selon moi, c’est d’abord un vrai moment dédié à cette pédagogie. On prévoit 1, 2 ou 3 semaines entièrement consacrées à cela. On sait que pendant cette durée, ce créneau est réservé pour notre formation Montessori. Il n’y a pas de risque de se dire au dernier moment qu’il vaudrait mieux ranger le garage ou faire la déclaration d’impôts par exemple ! On dédie un temps complet à la formation.

    Réservé un créneau régulier est l'un des avantages de la formation en présentiez

    2. On peut manipuler le matériel et s’entraîner

    C’est l’argument le plus mis en avant pour défendre les formations en présentiel : la possibilité de manipuler le matériel et de s’entraîner à faire les présentations.

    3. Faire de belles rencontres pendant les formations

    Faire des rencontres est un des avantages que j’ai le plus apprécié dans mes formations. J’ai notamment eu l’occasion de rencontrer une personne qui est devenue une excellente amie et encore maintenant, nous nous appelons régulièrement pour échanger sur nos enfants, nous-même et la pédagogie Montessori !

    4. Observer le formateur pendant les présentations

    Un autre avantage des formations Montessori en présence, c’est de pouvoir regarder le formateur pendant les présentations et observer son attitude. On peut lui demander de recommencer et lui poser des questions, il y a un réel échange.

    5. Motiver à mettre en place la pédagogie Montessori

    Les formations en présentiel donnent une espèce de regain de motivation et d’enthousiasme envers la pédagogie Montessori. On est boostée pour mettre en place plein de nouvelles choses au retour chez nous. Cela donne de l’élan pour fabriquer du matériel et proposer de nouvelles activités.

    Des formations agréées AMI et ISMM disponibles en France

    Ce dernier point n’est pas vraiment un avantage, mais il faut savoir que certaines formations Montessori représentent le top de ce que vous pourrez trouver. Il s’agit des formations agréées par l’AMI (Association Montessori Internationale) avec en France celles proposées par l’ISMM (Institut Supérieur Maria Montessori).

    J’émets cependant une petite réserve. Elles sont parfois très difficiles à suivre. Émotionnellement et psychologiquement, on fait parfois subir beaucoup aux adultes élèves de l’ISMM. Une proportion non négligeable abandonne d’ailleurs en cours d’année. Vis-à-vis des anciens élèves, certains sont devenus de très bons techniciens de la présentation, ils savent faire toutes les présentations de la tranche d’âge sur laquelle ils sont formés sans aucune hésitation et ont des gestes très précis. Mais il y a tout de même aussi le danger que l’humain et la capacité d’adaptation laissent parfois à désirer si le stagiaire ne les a pas spécifiquement travaillés de son côté.

    Autre point important, une formation en présence à l’ISMM représente une année entière de travail à plein temps et demande un investissement financier de 10 000 à 11 000 €.

    Il y a aussi des formations qui se déroulent pendant les vacances scolaires, elles s’étalent du coup sur deux ans. Tout le monde ne peut évidemment pas se le permettre, sachant que cela vaut pour une seule tranche d’âge : 0-3 ans, 3-6 ans ou 6-12 ans ! Alors pour des parents qui veulent mettre en place la pédagogie Montessori avec leurs enfants d’âges multiples, ce n’est absolument pas adapté.

    Inconvénients d’une formation en présentiel Montessori 

    Les formations Montessori en présentiel amènent également un certain nombre d’inconvénients et je les ai subis pendant mes formations ! C’est d’ailleurs à cause de cela que je mourais d’envie de pouvoir profiter d’une formation à distance.

    1. Une formation en présence demande du temps

    Avant tout, il faut trouver le temps pour plusieurs semaines de formation. Généralement les formations en présentiel se déroulent par stages d’une semaine, mais il vous faut évidemment un certain nombre de stages pour couvrir l’ensemble d’une tranche d’âge. Forcément, ça empiète beaucoup sur les vacances. C’est donc compliqué à organiser avec une vie de famille en parallèle. Soit on part seule, soit la famille suit, mais c’est dans tous les cas une contrainte. 

    2. Une formation Montessori en présentiel coûte cher

    Financièrement, c’est cher. Ce n’est pas cher parce que les formateurs abusent, du moins pas dans les formations que je connais ! Simplement, organiser une formation coûte cher. Il faut des locaux, payer un formateur et il y a aussi les frais administratifs. Si en plus, vous ajoutez le voyage et le logement, cela peut revenir très cher. On doit prendre une semaine de congé et il y a donc un manque à gagner. Dans mon cas, j’étais traductrice indépendante donc une semaine de formation, c’était une semaine sans travail ni congés payés. Sans même compter le manque à gagner, avec les différents frais, une semaine de formation en présentiel me revenait généralement à plus de 1000 €. Si vous partez en famille, avec le trajet et une semaine de location sur place, cela revient à ce prix-là.

    3. C’est difficile pour la vie de famille

    Comme je vous l’ai dit, une formation en présence pèse sur la vie de famille et je trouve que si on est enceinte ou jeune maman, c’est encore plus difficile. Ça aussi je l’ai vécu et surtout quand on est enceinte ou en fin de grossesse, c’est très fatigant. Si on a encore un très jeune bébé, là encore c’est compliqué. En cas d’allaitement, on s’organise comme on peut et on essaie de tirer du lait sur place, mais dans tous les cas, la séparation avec son bébé sera difficile à gérer. 

    4. Les dates et horaires de formations sont imposés

    On n’a pas le choix des dates ni des horaires et il faut s’adapter. Souvent, le choix de formation est restreint car les centres proposent 1 ou 2 dates dans l’année pour un type de formation. 

    Les dates et horaires fixe l'un des inconvénients des formations à la Pédagogie Montessori en présentiel

    5. En réalité peu de temps dédié pour manipuler le matériel Montessori

    Je vais maintenant évoquer un inconvénient qui vient nuancer un des avantages mentionnés plus haut. Même si théoriquement on peut manipuler le matériel et s’entraîner aux présentations, dans la pratique on a souvent très peu de temps pour manipuler le matériel Montessori. On essaie justement de condenser les apprentissages sur une semaine et il est très important que le formateur ait pu présenter toutes les activités, donner des explications et répondre aux questions. Ce qui va passer à la trappe, c’est donc justement l’entraînement sur le matériel et on a souvent à peine le temps de manipuler une fois chaque matériel. 

    6. Il faut pallier le manque de support par la prise de notes 

    Les supports reçus en formations sont souvent très limités. C’est parfois volontaire comme à La Source (aujourd’hui nommée l’association « Aide à la vie ») où je me suis formée. Sciemment, les formateurs ne voulaient fournir qu’un minimum de supports et nous recommandaient de ne pas prendre de notes pendant les présentations pour que l’on puisse s’en imprégner. Seulement ensuite, quand on regardait les supports, on n’avait pas forcément toutes les informations nécessaires pour pouvoir réaliser les présentations.

    Dans la pratique, on devait quand même prendre des notes et concrètement nous étions tiraillée entre l’envie d’être purement dans l’observation de la pratique pour voir tous les détails, et la prise de notes. C’est très frustrant, car on ne peut généralement voir la présentation qu’une seule fois. Il faut donc en même temps tout observer et tout prendre en note pour pouvoir la reproduire ensuite. C’est généralement délicat ! 

    7. L’enthousiasme redescend après la formation en présentiel

    Le plus souvent, 3 semaines à 1 mois après la formation en présentiel, le pic d’enthousiasme redescend. Je l’ai particulièrement remarqué quand il m’était possible d’enchaîner les formations (2 ou 3) pendant l’été. On est vite débordée par tout ce qu’on a à préparer comme matériel et par tout ce dont on doit s’imprégner. Les premières semaines on est gonflée à bloc, puis un mois après, la motivation diminue

    Pour être honnête, j’ai même encore dans mes placards tout le matériel pour une nomenclature de zoologie à fabriquer. Je n’ai pas eu le courage de m’y mettre après ma formation et j’ai aussi découvert par la suite à quel point cette nomenclature était devenue obsolète. Elle ne prenait pas en compte le classement phylogénétique des animaux, la nouvelle façon dont on les classe dans les cours de biologie. Cette méthode n’est pas si nouvelle du point de vue de l’enseignement en classe primaire et secondaire, mais elle est tout de même utilisée depuis longtemps à l’université. 

    Rendez-vous compte, cela fait peut-être 10 ans que j’ai fait cette formation et je n’ai toujours pas fabriqué ce matériel. Je n’en ai jamais eu le courage !

    8. Ne pas pouvoir poser de question après la formation

    Le dernier avantage à nuancer concernant les formations en présentiel concerne les questions. Si on a des questions à poser pendant le stage, on peut le faire et les formateurs sont généralement attentifs et y répondent volontiers. En revanche, c’est plus compliqué si on a des questions plus tard. Au moment de faire les présentations à un enfant ou pendant qu’on s’entraîne sur le matériel, si on découvre une difficulté particulière, c’est plus délicat d’interroger les formateurs. Ils sont souvent très peu disponibles, car ils sont occupés et assurent d’autres formations. Ils voient passer des dizaines ou des centaines de stagiaires chaque année, donc même si certains sont de bonne volonté, on a l’impression de déranger. On voit bien qu’ils n’ont pas un temps infini à dédier à chaque stagiaire. Si jamais on a une question, disons un an après la formation (peut-être parce qu’on s’y replonge pour un nouvel enfant par exemple), à ce moment-là on n’ose plus du tout appeler ! 

    Inconvénients d’une formation Montessori à distance

    Passons maintenant aux inconvénients d’une formation à distance Montessori. Vous allez voir qu’ils sont évidemment un peu le reflet des avantages du présentiel.

    1. Avoir le matériel avec soi pendant la formation à distance

    Dans une formation Montessori à distance, il faut avoir le matériel avec soi pour pouvoir manipuler une fois qu’on a vu les présentations. Généralement, si on se forme pour devenir éducateur dans une école, celle-ci met le matériel à disposition pour pouvoir le manipuler. C’est normal. Et si on se forme pour pratiquer l’école à la maison ou du coschooling ou bien pour mettre en place des activités et ateliers Montessori chez soi, de toute façon il faut bien qu’on ait le matériel. En présentiel je vous l’ai expliqué, on a très peu de temps pour manipuler et là aussi, il faut s’entraîner chez soi. Donc on retrouve cette même exigence des deux côtés. Il est nécessaire de prendre du temps à la maison ou sur le lieu d’atelier dans lequel on travaillera pour s’entraîner à réaliser les présentations sur le matériel.

    2. Se former par ordinateur

    Par définition, à distance tout se passe par ordinateur. Surtout avec les confinements qu’on a vécus, on ressent une saturation vis-à-vis des réunions par Zoom, Skype ou le travail par ordinateur. Donc cela peut être pesant.

    3. Trouver la motivation de suivre la formation à distance

    Contrairement aux formations en présence où on a une semaine consacrée à la pédagogie Montessori, il faut trouver la motivation de se former soi-même. Il faut faire preuve d’un peu d’autodiscipline et se dire qu’on va y dédier une heure par semaine ou bien 10 à 15 minutes par jour par exemple. Il faut se fixer un planning de travail et se prévoir des temps pour suivre la formation à distance

    4. Difficile d’échanger avec les autres stagiaires de la formation

    On suit la formation en parallèle d’autres personnes avec qui on n’échange pas forcément. Toutefois, cela dépend beaucoup de la formation et du système qui a été choisi concernant cet aspect.

    5. Ne pas toujours pouvoir poser de questions

    On ne peut pas toujours poser ses questions ou parfois on peut le faire, mais seulement par mail. Pour l’avoir parfois fait, répondre à une question par mail prend beaucoup de temps. En plus de cela, on ne va pas pouvoir aller suffisamment loin dans la réponse, car c’est bien plus long de la taper et de la structurer que de répondre à l’oral comme on le fait lors d’une formation en présence. 

    Ne pas toujours pouvoir poser de questions, l'un des inconvénients de la formation à distance à la Pédagogie Montessori

    Les avantages de l’accompagnement à la parentalité et à l’IEF Montessori à distance

    Depuis le début de la création de mes formations, je suis très consciente des inconvénients que je viens d’évoquer. Quand j’ai commencé à proposer des formations en ligne, je tenais justement à ce que les personnes puissent poser leurs questions, communiquer et échanger avec les autres stagiaires qui suivaient les formations, etc. 

    Sauf que parfois, 2 ou 3 ans après, j’avais des stagiaires qui échangeaient toujours sur le groupe de la communauté et continuaient à me poser leurs questions. C’était une excellente chose, qui montre combien elles restaient fidèles et motivées même des années après ! Mais ce sont mes stagiaires elles-mêmes qui m’ont fait remarquer que j’assurais une espèce de service après-vente illimité… Et ça n’allait pas pouvoir durer, car si le nombre de stagiaires continuait à augmenter, au bout d’un moment mon temps (comme celui de tout formateur) ne serait pas illimité. Je n’allais donc pas pouvoir continuer ainsi à animer des séances de questions-réponses pour toutes les stagiaires qui avaient suivi les formations depuis le début. 

    C’est grâce à elles que j’ai alors eu l’idée de créer l’Accompagnement à la Parentalité et à l’IEF Montessori. Cela permettait justement de pouvoir annuler tous les inconvénients des formations à distance

    L'accompagnement à la parentalité et à l'IEF, l'une des formations à distance à la pédagogie Montessori des Montessouricettes

    Poser des questions lors de séances dédiées par webcam

    Dans l’Accompagnement, je tenais d’abord à ce que toutes les stagiaires puissent poser leurs questions. Elles peuvent le faire car deux fois par mois au moins, il y a justement des séances de questions-réponses. C’est en direct par webcam, on se voit et on peut échanger. Elles peuvent me questionner et je réponds, tandis que les autres participantes peuvent aussi intervenir et apporter leur contribution.

    Je sais qu’il y a une saturation concernant Zoom, mais ici c’est très différent par rapport à une réunion de travail ou à une formation en direct dans laquelle il y aurait peu d’interaction et d’échanges. 

    Échanger et établir des relations avec les autres participantes

    De mon côté, je travaille avec plusieurs personnes que je n’ai jamais rencontrées physiquement ! Et pourtant je m’en sens vraiment proche, comme avec mon assistante virtuelle. Nous échangeons par Skype toutes les semaines et aussi par mail. Nous parlons de nos enfants, de nos projets personnels ou familiaux, etc. Moi la première, j’ai donc pu expérimenter le fait d’établir des relations à distance, sachant qu’il est important de se voir, de s’entendre et d’échanger régulièrement.

    Avec un groupe Facebook qui lui est dédié, l’Accompagnement à la Parentalité et à l’IEF Montessori permet justement des échanges avec une communauté qui a les mêmes valeurs et les mêmes centres d’intérêt. 

    Selon moi, ce système est viable sur le long terme car c’est une communauté par abonnement mensuel, donc si on n’est plus intéressée, on se désinscrit c’est facile. Et si on est à nouveau intéressée, on peut aussi se réinscrire. De mon côté, je sais que mon temps est valorisé et que je reçois une rémunération en fonction de la durée que je passe sur cet accompagnement. Tout ce système entre donc bien dans une dynamique beaucoup plus durable et respectueuse du temps de chacun.

    Faire partie d’une communauté en ligne

    Alors que cela peut sembler étonnant ou contre-intuitif avec une communauté qui n’est présente qu’en ligne, j’ai pu observer la formation de belles amitiés. Celles-ci se créent d’abord par des échanges de messages sur Facebook ou bien grâce aux salons de discussion privés entre stagiaires proposés dans l’Accompagnement. Elles peuvent y discuter entre elles directement. J’ai vu ces amitiés se développer sur Internet et je sais que certaines se sont mises à s’appeler régulièrement puis à se voir et se rencontrer. Je trouve cela formidable ! On a besoin de soutien dans le monde actuel quand on veut être un parent ou un éducateur différent et ce soutien on ne le trouve pas nécessairement dans son entourage géographiquement proche. Donc c’est bien de pouvoir le retrouver à travers cette communauté en ligne.

    Faire partie d'une communauté en ligne, l'un des avantages de la formation à distance des formations des Montessouricettes

    Avantages d’une formation à distance en pédagogie Montessori 

    Quand j’ai commencé à me former, j’imaginais tous les avantages qu’aurait une formation à distance et j’aurais rêvé d’en bénéficier. Je vais maintenant vous les présenter.

    1. Se former quand on veut

    Une formation à distance, on la suit quand on veut. Ça peut être le samedi matin, le soir à 22 heures, 15 minutes pendant son petit-déjeuner le matin en semaine, 3 heures pendant les vacances ou encore 20 minutes pendant sa pause déjeuner, etc. On peut même allaiter son enfant tout en suivant sa formation ! Bref, ça peut être n’importe quand

    2. Se former à distance où on veut

    L’autre atout majeur d’une formation à distance, c’est qu’on peut l’emporter partout avec soi et se former où on le souhaite

    Se former à distance à la Pédagogie Montessori permet de le faire quand on veut et où on veut

    3. Voir et revoir les explications et les présentations Montessori

    Avec la formation à distance, on peut prendre le temps de revoir autant de fois que l’on veut les présentations et les explications. C’est particulièrement utile quand on a déjà mis en place des choses avec ses aînés par exemple, et qu’on a un autre enfant qui commence à entrer dans la tranche d’âge sur laquelle on est formée à distance en pédagogie Montessori. On peut tout revoir si nécessaire et se rafraîchir la mémoire.

    4. La formation à distance est moins chère que la formation en présence

    Autre avantage non négligeable, les formations à distance sont beaucoup moins chères, tout simplement car les vidéos sont enregistrées une fois pour toutes. En revanche, je voudrais tordre le cou à un mythe : cela prend bien plus de temps de créer une formation en ligne que de simplement filmer une formation en présentiel. La formation à distance demande des contraintes techniques plus importantes pour que la vidéo soit vraiment de bonne qualité et qu’il n’y ait aucun parasite.

    Souvent en présentiel, il arrive que les formateurs fassent une erreur et se corrigent sur le coup. Tandis qu’à distance, on attend que le formateur réalise une présentation parfaite. 

    Je vais donc être très honnête avec vous puisque c’est mon métier. Pour tourner et éditer une vidéo d’une présentation Montessori qui durerait 10 à 15 minutes, il faut souvent 2 bonnes heures. Et là, je ne vous parle pas de la préparation des fichiers, du matériel ou de la recherche préalable pour être sûre de proposer cette présentation et pas une autre qui serait légèrement différente. Les 2 heures représentent seulement le tournage et le montage de la vidéo. 

    Au départ, il y a donc un gros investissement à réaliser. Mais au final, cela revient tout de même moins cher, car un plus grand nombre de personnes vont s’inscrire et regarder les formations. De cette manière, cela finit par devenir rentable et le formateur peut réduire les frais d’inscription et ainsi diminuer le coût par rapport aux formations en présentiel.

    Pour les stagiaires, cela demeure de toute façon moins cher, car il n’y a ni trajet ni logement à payer, ce qui peut parfois multiplier par 2 ou 3 le prix des formations. 

    5. Garder la motivation pendant toute la durée de la formation à distance

    Un autre point me semble important : la motivation se maintient pendant toute la durée de la formation à distance. La plupart du temps, un stage de formation se déroule pendant une semaine où vous ingurgitez des tonnes de présentations et vous en sortez épuisée sans avoir vraiment pu digérer tout ce que vous avez appris. Je vous assure que le soir, on a souvent la tête bien pleine et même un peu douloureuse.

    Avec la formation à distance au contraire, vous allez pouvoir regarder une vidéo ou un module puis prendre le temps d’intégrer le contenu et même de fabriquer le matériel correspondant, avant de passer à la suite.

    Vous garderez la motivation en accumulant des petites victoires successives. Vous vous direz : « Je maîtrise ce module, j’ai réussi à fabriquer le matériel et je l’ai présenté à mon enfant. ». Et vous avancez ainsi dans les modules avec un état d’esprit positif. 

    Bien sûr, tout dépend du système de la formation, parfois vous avez un module débloqué tous les quinze jours ou chaque semaine et l’ensemble se répartit assez naturellement sur 3 mois par exemple, comme c’est le cas avec certaines de mes formations. Cela signifie que pendant ces 3 mois, vous avez un petit boost de motivation à chaque ouverture de module.

    Chez  les Montessouricettes, cela va encore plus loin puisque l’accès aux formations se fait à vie. La motivation peut ainsi être maintenue des années après et vous avez une bonne raison de persévérer, dans les jours faciles comme dans les jours plus difficiles.

    6. Pouvoir poser ses questions plus longtemps

    Comme je vous le disais plus haut, l’un des inconvénients des formations en présence c’est qu’on ne peut pas toujours poser ses questions après que ce soit terminé. 

    Avec notre système de communauté d’accompagnement sur abonnement mensuel, vous pouvez poser vos questions à tout moment, car vous avez un accès quasi illimité à votre formatrice : moi-même ! L’autre avantage c’est que vous pouvez vous désabonner ou vous réabonner à tout moment, et surtout quand vous en avez besoin. Donc si une formation à distance est bien conçue, vous devriez pouvoir poser vos questions plus longtemps qu’en présentiel.

    7. Pouvoir tout observer d’une présentation Montessori

    Dans les formations en présentiel, les choses se déroulent de la manière suivante : le formateur commence par demander à un stagiaire de se porter volontaire. Ce dernier va venir pendant une ou plusieurs présentations pour servir de cobaye, il joue le rôle de l’enfant. On est souvent plusieurs dans une même pièce et on observe donc le formateur faire une présentation à son pseudo-enfant. Le souci c’est que ce cobaye est un adulte et évidemment, il ne réagit pas comme un enfant. 

    Souvent on est aussi peu loin donc on ne voit pas bien les détails de la présentation d’atelier, la subtilité dans les gestes. 

    Aussi, on observe tout en miroir, on est face au formateur et au stagiaire. S’il y a quelque chose à écrire, on ne peut pas le lire ou par exemple s’il y a une manipulation de petites perles colorées, on voit mal de loin. Cela complique les choses, car dans sa tête il faut tout renverser pour se figurer la présentation telle qu’on doit la faire à l’enfant. Ce n’est pas si simple. Une présentation Montessori demande d’être attentif au moindre détail et notamment de se montrer extrêmement précis avec les gestes. 

    En revanche, en vidéo on peut choisir d’autres angles pour filmer. Avec mes formations, je fais par exemple toujours attention de filmer de derrière pour vous permettre de voir la présentation comme si vous étiez à la place de l’éducateur ou de l’enfant. Ou alors, je peux filmer d’en haut, avec un double angle : une vue de face et une vue de haut. Cela vous permet de vraiment bien voir ce qui se passe sur la table ou le tapis de formation. C’est donc beaucoup plus facile de reproduire ensuite cette présentation avec vos enfants. Évidemment je précise que cela dépend des formations puisque tout le monde ne procède pas ainsi.

    8. Assister à des présentations filmées en conditions réelles avec des enfants

    Un dernier aspect qui est à ma connaissance unique et propre aux formations des Montessouricettes, c’est qu’elles sont filmées avec de vrais enfants

    Vous imaginez bien qu’il n’est pas possible de recruter un enfant pour une semaine de stage et de lui faire subir des dizaines de présentations chaque jour, plusieurs jours d’affilée. Ce serait inhumain. De plus, un formateur refait plusieurs formations sur un même thème chaque année. Or dans la pédagogie Montessori, on ne présente généralement chaque activité qu’une seule fois à l’enfant. Alors on ne pourrait pas non plus lui demander de servir de cobaye plusieurs fois pour un même atelier. Dans les formations en présentiel, ce ne serait donc tout simplement pas possible de faire appel à de vrais enfants. 

    Pour des formations enregistrées sous format de vidéo, cela reste compliqué aussi. À ma connaissance, dans le monde francophone, les formations des Montessouricettes sont les seules à vous montrer systématiquement des présentations en conditions réelles. Je dis bien « en conditions réelles » dans le sens où vous n’avez pas de voix off qui vient se rajouter et parasiter la présentation. On ne vous dit pas ce qu’il faudrait faire, on vous le montre

    C’est tout de même beaucoup plus enrichissant, d’autant que les réactions des enfants ne sont pas toujours celles qu’on attend. Et cela fait d’ailleurs beaucoup rire mes stagiaires ! C’est important de savoir comment réagir dans ces cas-là, car si on ne l’a jamais vu, c’est beaucoup plus dur à mettre en pratique. 

    Les points de vigilance pour choisir une formation Montessori

    Au final, en présentiel ou à distance, tout dépend de la qualité de la formation Montessori que vous envisagez de suivre. 

    Pour les formations à distance, il faut être vigilante sur certains points et faire attention à :

    • la qualité des vidéos ;
    • le sérieux du formateur ;
    • la présence ou pas d’une communauté ;
    • s’assurer qu’il y ait un suivi sur le long terme. C’est le gros avantage des formations à distance, outre le coût et la disponibilité des formateurs.

    Dans tous les cas, que ce soit à distance ou en présence, si on veut enseigner dans une école, il est indispensable de prévoir aussi des stages en école Montessori. Quelle que soit la qualité des manipulations qui vous sont proposées, cela ne remplace pas un stage en établissement dans une ambiance Montessori avec des éducateurs en activité dans une classe Montessori. 

    Choisir un centre de formation Montessori 

    Les formations en présentiel et les formations à distance ont bien entendu chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Si vous pouvez faire une formation en présentiel, que vous avez les moyens et la disponibilité et que vous avez la chance d’avoir un centre de formation Montessori de qualité proche de chez vous, c’est une très belle expérience ponctuelle. Vous y ferez sans doute de belles rencontres et vous échangerez peut-être avec des personnes qui vous accompagneront dans tout votre parcours montessorien. Évidemment, c’est enrichissant. Si vous recherchez justement un centre de formation de qualité en France, je répertorie les meilleurs sur la page « Ressources Montessori que je recommande » sur le site des Montessouricettes.  Vous ne trouverez que des centres que je peux vous recommander à 100 % et pour lesquels je n’ai pas de retour négatif. Vous pouvez y aller les yeux fermés. Parfois j’en conseille certains davantage pour une tranche d’âge que pour une autre et tout cela est spécifié sur la carte de France des centres de formation Montessori. Vous trouverez des établissements répertoriés partout dans le pays. J’ai d’ailleurs fréquenté plusieurs de ces centres. Ceux que je n’ai pas fréquentés ne sont recommandés que si j’en ai eu des retours positifs. Si j’ai des retours mitigés et que je ne connais pas un centre personnellement, je ne le recommande pas. 

    Se former à distance à la pédagogie Montessori

    Très honnêtement et plus particulièrement si vous êtes une jeune maman, si elles sont de bonne qualité, les formations à distance sont tellement plus pratiques que celles en présentiel. Elles favorisent tellement mieux une mise en pratique de ce que vous apprenez sur le long terme que vous n’avez pas à hésiter. Ces formations à distance peuvent vous être très précieuses. 

    À ce moment-là, il faut vérifier les retours des autres personnes les ayant suivies pour voir quels sont leurs avis. Ensuite, il est bon de savoir quelle expérience les autres stagiaires ont fait de leur formateur ou formatrice. Si vous pouvez avoir un extrait des vidéos présentées dans ces formations à distance, vous pourrez juger de la qualité de l’enseignement. D’ailleurs, si vous souhaitez obtenir des extraits de mes formations, vous pouvez y accéder sur notre bibliothèque de ressources gratuites : Le Terrier des Montessouricettes. Vous y trouverez plusieurs extraits vidéos. 

    Il est également important de vous assurer qu’il y aura un suivi sur le long terme, la présence d’une communauté, si on peut poser des questions et si oui, jusqu’à quand et par quels moyens. Si cet article vous aura aidé à choisir entre formation Montessori en présentiel et formation à distance, et surtout sur quels critères faire votre choix, alors j’aurai rempli ma mission ! Si vous êtes intéressée par les formations des Montessouricettes, n’hésitez pas bien entendu à faire un tour sur notre catalogue de formations et à voir ce qui est ouvert ou ce qui va ouvrir prochainement.

    catalogue des formations à distance sur la Pédagogie Montessori des Montessouricettes

    Montessori à la maison : est-ce possible ?

    MONTESSORI À LA MAISON : EST-CE POSSIBLE ?

    Depuis l’expérience de Céline Alvarez à Gennevilliers, on parle beaucoup de l’application de la pédagogie Montessori à l’école. De plus en plus de professeurs s’en inspirent dans l’Education nationale, des éducateurs Montessori et des groupes de parents créent des écoles indépendantes un peu partout en France, bref la France rattrape petit à petit son retard par rapport à des pays comme l’Irlande, l’Angleterre ou les Etats-Unis, où les écoles Montessori font depuis longtemps partie du paysage éducatif.

    En revanche, on parle beaucoup moins de l’application de cette pédagogie à la maison. Bien sûr, plusieurs livres existent sur le sujet, on trouve des coffrets Montessori chez la plupart des grands éditeurs, mais beaucoup de parents qui sont attirés par la pensée de Maria Montessori hésitent à se lancer. Les craintes sont généralement toujours les mêmes.

    Avant de continuer si vous préférez écouter le podcast de cet article ; par exemple en faisant vos tâches ménagères ou pendant un trajet en voiture, je vous invite à cliquer sur le lecteur ci-dessous :

     

    Le matériel Montessori coûte trop cher, je n’ai pas assez d’argent !

    Certes le matériel Montessori doit être beau, car il doit inspirer du respect à l’enfant et développer son sens esthétique, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il doive être cher. On peut jouer sur trois critères pour réduire l’investissement financier :

    1/ On peut fabriquer son matériel Montessori soi-même

    Pour les bébés, il y a très peu de matériel, et on peut en fabriquer ou en réunir une bonne partie très facilement et à bas coût (les mobiles, les coussins sensoriels, de petits paniers thématiques avec des objets du quotidien etc.).

    Pour tout ce qui concerne la vie pratique, il suffit généralement de réunir des objets du quotidien, et de fabriquer les rares objets qui sortent un peu de l’ordinaire, comme les cadres d’habillement.

    Au niveau de la vie sensorielle, c’est un peu plus difficile, il s’agit probablement du domaine le plus coûteux en Montessori, mais même là, si l’on est prêt à faire un peu de bricolage, on peut tout à fait en fabriquer une bonne partie.

    Concernant le langage (lecture, écriture, grammaire etc.), je crois que je n’ai rien acheté d’autre que les volumes de grammaire, qui ne sont d’ailleurs pas indispensables. Tout le reste est le produit de mon imprimante et de ma plastifieuse (il m’a juste fallu faire un peu de bricolage pour mes boîtes de grammaire, qui demeurent plus simples que celles que l’on voit généralement dans les salles de classe).

    Pour le calcul, le plus gros du matériel est constitué de perles que l’on peut assembler soi-même, ce qui réduit considérablement les coûts. Là encore, je n’ai absolument rien acheté, à part les perles elles-mêmes, tout se fabrique (mais je l’avoue, j’ai acheté les cubes de mille et les plaques de cent en bois).

    En histoire et sciences de la vie, à part les puzzles présentés en vie sensorielle, il s’agit essentiellement de nomenclatures et de choses à vivre à l’extérieur. Encore une fois, c’est très simple à faire soi-même et rien ne vaut l’observation dans la nature !

    Notre espace de travail pour les sciences naturelles

    Il reste la géographie, où les puzzles sont assez coûteux, mais je connais des mamans qui les ont réalisés elles-mêmes à la scie à chantourner. Je vous avoue que ce n’est pas simple, mais c’est faisable.

    Et enfin la musique, où bien évidemment il faut investir dans quelques petits instruments. Les fameuses clochettes Montessori sont bien souvent inabordables pour un foyer, mais on peut les remplacer par d’autres clochettes (même si le son des clochettes Montessori est incroyablement beau et permet d’entendre toutes les harmoniques des notes) ou adopter, juste pour cette matière, une autre méthode d’apprentissage.

    2/ On peut choisir du matériel de qualité un peu inférieure

    Un matériel destiné à un seul enfant ou à une fratrie n’a pas besoin d’être aussi solide qu’un matériel qui passe dans une dizaine de mains différentes chaque jour.

    La qualité de la peinture, du bois, du collage etc. peut donc être légèrement inférieure sans que cela soit gênant. Le matériel agréé par l’Association Montessori Internationale coûte extrêmement cher car il doit rester impeccable pendant des années malgré une utilisation intensive, mais il existe de nombreuses boutiques sérieuses qui proposent du bon matériel, parfaitement suffisant pour une utilisation familiale.

    Et si vraiment on choisit du matériel d’excellente qualité, on pourra le revendre lorsque les enfants auront passé l’âge de l’utiliser, il sera encore comme neuf !

    3/ On peut réduire le nombre de matériels

    Il faut adapter le matériel à l’enfant et non l’inverse. Cela signifie que suivant les enfants, on prévoira une activité couture ou bouquet de fleurs, vissage de boulons ou lessive. Tout n’est pas indispensable pour chaque enfant.

    Une classe doit bien évidemment avoir une grande diversité de matériels pour satisfaire les besoins de tous les enfants, mais à la maison, on peut sélectionner les quelques activités intéressantes à proposer après avoir bien observé son enfant.

    C’est d’ailleurs une erreur que j’ai commise la première fois que j’ai ouvert ma formation en ligne à la vie pratique Montessori: je n’avais pas explicité tout cela, ce qui a été la source d’un grand malentendu.

    Il est en effet pour moi indispensable de voir la cohérence de l’ensemble de la vie pratique pour pouvoir choisir les activités que l’on va présenter à son enfant. On ne doit supprimer une activité qu’en toute connaissance de cause, en sachant ce à quoi elle fait suite et ce à quoi elle prépare, bref en la replaçant dans la progression globale. Je présente donc dans la formation l’ensemble des activités de vie pratique, du premier verser jusqu’au jardinage.

    Mais certaines de mes stagiaires ont cru qu’il fallait pour bien faire présenter toutes ces activités à leur enfant ! Elles étaient donc découragées avant même d’avoir essayé ! J’ai bien évidemment corrigé depuis en leur proposant, en plus de l’ensemble des activités possibles, un modèle d’étagère avec le « minimum viable » en vie pratique, à adapter suivant les besoins et les centres d’intérêt de leurs enfants.

    Moi-même, alors que je prévoyais de monter une école Montessori à Toulon, je n’ai présenté qu’une partie de la vie pratique à mon aîné, puis j’ai complété mes étagères pour ma deuxième, et enfin pour mon troisième, afin de m’adapter à ce qui les attirait car ils ne s’intéressaient pas nécessairement aux mêmes choses que leur grand frère. Mais tout cela s’est fait sur 4 ans, petit à petit, et avec des moyens très simples.

    Au final, j’ai fait le calcul, et pour l’ensemble de la vie pratique, j’en ai eu pour une centaine d’euros, plus 45 euros de mobilier (étagère, chaise et table pour un enfant, il faut rajouter 20 euros par enfant pour une chaise et une table supplémentaires). Quand on voit le prix des jouets et la quantité de cadeaux que reçoivent les enfants aujourd’hui, cela reste bien raisonnable, et dans un but bien plus épanouissant !

    Je commence à me former gratuitement

    Cette idée de réduire le nombre de matériels répond d’avance à l’objection suivante :

    Je n’ai pas la place, tout ce matériel est très volumineux !

    Cela n’a rien de déraisonnable de prévoir chez soi un coin avec une petite table et une petite chaise pour son enfant, que l’on souhaite appliquer la pédagogie Montessori ou non. Il peut y jouer, y dessiner, bref nul besoin de réserver cette table aux activités Montessori. On peut même envisager une planche qui se replie contre le mur si vraiment on manque d’espace.

    Pour le reste, le matériel de vie pratique tient largement sur une petite étagère, voici ce que nous utilisons en ce moment pour 3 enfants aux âges et aux centres d’intérêt différents :

    Nous avons par ailleurs un tapis au sol pour notre bébé, une étagère de vie sensorielle, une de langage, une de mathématiques, une pour les autres matières (sciences naturelles, géographie, musique, histoire…) et un petit cabinet pour les nomenclatures. Mais nous faisons l’instruction en famille avec 5 enfants, nous sommes donc bien au-delà de ce dont on a besoin pour un seul enfant par exemple, ou lorsque l’on souhaite seulement compléter l’école.

    Pour un seul enfant, on peut adopter une étagère de vie pratique, puis remplacer petit à petit ce matériel par celui de vie sensorielle, qui sera lui-même remplacé progressivement par celui de langage et de calcul. On peut donc parfaitement s’en sortir avec une étagère et quelques mètres carrés d’espace de travail.

    Beaucoup de choses s’apprennent aussi tout simplement dans la vie quotidienne, lors d’une sortie dans la nature ou pendant la préparation d’une recette de cuisine, ce qui ne prend pas plus d’espace.

    Mais je n’ai pas le temps !

    Bien entendu, chacun a un emploi du temps plus ou moins chargé, mais vous pouvez vous contenter de proposer un temps d’activités Montessori une seule fois dans la semaine, par exemple le samedi matin si vous travaillez.

    Les bébés et les tout-petits n’ont pour leur part qu’un temps de concentration très limité et quelques petites séances de 15-20 minutes réparties dans la semaine seront sans doute plus adaptées, mais pour les enfants un peu plus grands, il est tout de même bon d’essayer de parvenir à un temps de travail de 2h30 à 3h.

    Pourquoi ? Parce que c’est la durée nécessaire pour que l’enfant fasse le travail qui l’attire au premier abord, commence à s’ennuyer un peu, puis se réintéresse à quelque chose d’autre. C’est ce cycle qui va lui permettre, petit à petit, d’aller vers des choses nouvelles et de ne pas se contenter de la facilité. C’est là que les vrais besoins de développement de l’enfant se manifestent.

    Si vous avez besoin d’aide pour mieux vous organiser et dégager du temps, je vous renvoie à ces quelques astuces pour gérer les tâches quotidiennes de la maison et ne pas se laisser déborder.

    J’ai plusieurs enfants d’âge différent, je ne peux pas gérer plusieurs niveaux en même temps

    C’est justement toute la beauté de la pédagogie Montessori : à part au moment de la présentation, l’enfant travaille en autonomie.

    Il est donc tout à fait possible de passer d’un enfant à l’autre pour faire des présentations, et de passer le reste du temps à observer (l’observation est fondamentale pour savoir où en sont les enfants et quoi leur proposer). Une fratrie est différente d’une classe au sens où dans une classe Montessori (on parlera plutôt d’ambiance) ne sont réunis que des enfants d’une certaine tranche d’âge (3 à 6 ans, 6 à 9 ou 6 à 12, par exemple), tandis qu’à la maison, on peut se retrouver avec un adolescent et un bébé dans la même pièce !

    Mais d’expérience, cela fonctionne également très bien, les plus grands montrant l’exemple de l’autonomie aux plus petits et les plus petits absorbant ce qu’ils observent du travail des grands. Rien n’empêche non plus de laisser les plus jeunes arrêter leur séance de travail plus tôt ou de la commencer un peu plus tard.

    Etant donné que nous avons 5 enfants d’âges différents, c’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup réfléchi et expérimenté, ce qui me permet de proposer aujourd’hui tout un éventail de solutions à mes stagiaires suivant l’âge de leurs enfants, qu’il s’agisse de profiter de la sieste du petit dernier pour faire des présentations aux plus grands ou d’effectuer une « rentrée différée » suivant les âges, afin que les aînés se normalisent (ce terme montessorien que je n’aime pas beaucoup signifie simplement que les enfants adoptent un comportement calme et concentré, en arrêtant de papillonner d’une activité à l’autre) et montrent ensuite l’exemple aux plus petits.

    Au contraire, je n’ai qu’un seul enfant, il n’aura pas la stimulation des autres !

    C’est vrai, contrairement à une fratrie qui est une véritable communauté, un enfant unique ne bénéficiera pas de l’émulation de voir les autres travailler.Mais rien ne vous empêche, vous, de prendre un travail et de vous installer non loin de lui !

    En stage de géographie, par exemple, je me suis vraiment plongée dans les puzzles afin de réellement vivre ce que vit l’enfant. Evidemment, je n’ai pas choisi les cartes de France ou d’Europe, que je maîtrise tout de même assez bien, mais j’ai pris le puzzle des Etats-Unis. Cela m’intéressait de savoir où se trouvaient tous les états dont j’entendais régulièrement parler, par exemple dans des films ou des livres, et c’était un sujet que je connaissais très mal.

    J’ai donc travaillé sur le puzzle et j’ai commencé par apprendre le nom et la localisation de tous les états, puis de leurs capitales. J’ai ensuite approfondi le sujet comme aurait pu le faire un (assez grand) enfant, en autonomie, en reclassant les noms des états par ordre alphabétique et en les réapprenant dans cet ordre. Je me suis inventée plein d’exercices, comme de reformer le puzzle en plaçant les états de A à Z ou de reconnaître chaque état de façon isolée, sans le replacer sur le puzzle global. Je peux vous assurer qu’à la fin du stage de géographie, je connaissais ces états sur le bout des doigts (je ne m’y suis pas replongée depuis plusieurs années mais je suis sûre que je dois avoir encore de bons restes) !

    Si vous choisissez d’approfondir vos connaissances ainsi, non seulement vous aiderez votre enfant à se placer dans une ambiance de travail, par votre propre silence et votre concentration, mais vous lui montrerez en plus qu’on n’a jamais fini d’apprendreet qu’il ne s’agit pas d’atteindre un niveau défini à l’avance, comme le baccalauréat, mais de garder une curiosité sans cesse renouvelée pour le monde qui nous entoure.

    C’est bien beau, mais je ne saurais pas m’y prendre, je ne suis pas prof, et je ne maîtrise pas toutes ces matières !

    Certes, on ne s’improvise pas éducateur Montessori, c’est bien pour cela qu’il existe des formations. Trop souvent, je vois malheureusement des parents acheter du matériel et le mettre simplement à disposition de l’enfant, sans le lui présenter et sans le faire vivre dans une ambiance Montessori. Bien souvent, l’enfant ne s’y intéresse pas car on ne lui en a pas montré toute la richesse, et les parents se disent alors déçus par cette pédagogie.

    Or, avant d’être un ensemble de matériels, la pédagogie Montessori est une philosophie, une manière de considérer l’enfant et une attitude qui se prépare (avant d’envisager de présenter quelque chose à l’enfant, l’éducateur doit se préparer lui-même intérieurement, car l’enfant va absorber une grande partie de ses comportements).

    Il est donc indispensable de se former, d’une façon ou d’une autre, et suivant ses besoins, avant de chercher à appliquer cette pédagogie à la maison.

    En revanche, ce qui est fantastique avec ce matériel, c’est que puisqu’il est auto-correctif, il n’est pas nécessaire de connaître soi-même tous les drapeaux du monde sur le bout des doigts pour les faire découvrir à son enfant, ou de maîtriser les subtilités de l’algèbre pour les lui faire vivre à travers le cube du binôme ou du trinôme.

    Suivant leur forme d’intelligence et leurs goûts particuliers, deux enfants ne vont pas retirer la même chose du même matériel : l’un ira peut-être beaucoup plus en profondeur que l’autre, ou tirera des conclusions que l’autre n’avait pas envisagées. Cela permet justement à chacun d’exploiter au maximum ses possibilités, indépendamment des compétences académiques de l’éducateur.

    J’ai personnellement rencontré des éducatrices qui n’avaient que leur brevet et dont les enfants (qui avaient beaucoup de potentiel et qu’elles instruisaient en famille) ont pu faire de brillantes études grâce à cette pédagogie, car c’est la pédagogie qui s’adapte au niveau de l’enfant et non l’inverse.

    Le matériel est là pour représenter un concept dans son ensemble, dans toutes ses facettes et dimensions. Là où un adulte très peu porté sur les maths ne verra dans le cube de perles qu’un ensemble de mille perles, un enfant y verra peut-être un cube de côté 10 (tiens, le « cube » de 10, 10 au cube…) et se préparera ainsi à l’apprentissage des puissances.

    Mais si je commence à vous parler des richesses du matériel Montessori, jamais je ne terminerai ce billet !

    Je vais donc m’arrêter là, mais j’espère simplement vous avoir convaincu que la pédagogie Montessori a toute sa place à la maison, appliquée par des parents. Après tout, Maria Montessori avait nommé sa première école « Maison des enfants », alors pourquoi ne pas tout simplement transformer nos propres maisons en « maisons des enfants (et des parents) » ?

    Si vous voulez vous lancer, je rouvre régulièrement les inscriptions à ma formation de vie pratique et à celle de vie sensorielleCes formations sont spécialement conçues pour les parents qui souhaitent appliquer la pédagogie Montessori à la maison, sans se ruiner mais avec une grande fidélité à la philosophie de Maria Montessori.

    Les formations sont actuellement closes, une nouvelle session aura cependant lieu cet été, n’hésitez pas à vous inscrire ci-dessous afin d’être prévenu.

     

    Je découvre un extrait gratuit de la formation

     

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    Mobile bébé : où l’installer ?

    MOBILE BÉBÉ : OÙ L’INSTALLER ?

    Parlons un peu des bébés aujourd’hui. Si vous avez connaissez un peu mon blog, vous savez probablement que nous avons 5 enfants et que le dernier, Etienne, n’a que 8 mois. Et en repassant par certaines des étapes des premiers mois, j’ai repensé à certaines erreurs que je faisais au tout début de ma maternité, notamment une question que l’on ne se pose pas car la réponse semble évidente : où installer le mobile de bébé ?

    Cet article n’est qu’un résumé de mon podcast Les mobiles ; si vous voulez l’écouter dans son intégralité, par exemple en faisant vos tâches ménagères ou pendant un trajet en voiture, c’est ici :

    Je croyais que les mobiles Montessori étaient faits pour être accrochés au-dessus du lit du bébé ! Et peut-être croyez-vous cela vous aussi…

    J’ai compris mon erreur lorsque j’ai commencé à en apprendre un peu plus sur cette pédagogie et à mieux me renseigner. En réalité, l’un des principes de base de l’approche montessorienne pour les bébés consiste à structurer l’espace avec entre autres un coin sommeil et un coin d’éveil bien séparés.

    le mobile de bébé doit être installé dans le coin éveil et non nuit

    Or le mobile est une activité d’éveil, faite pour stimuler l’enfant. Sa place est donc dans le coin d’éveil, par exemple suspendu au-dessus d’un tapis.

    Mais pourquoi accroche-t-on des mobiles au-dessus du lit des enfants ? A la base, c’est pour que leur pouvoir presque hypnotique aide l’enfant à s’endormir, mais ce n’est pas le but des mobiles Montessori. Et par ailleurs, on a vu apparaître des mobiles de plus en plus complexes, avec des tas de fonctionnalités électroniques. Ces mobiles ont malheureusement tendance à surstimuler l’enfant juste avant qu’il ne s’endorme…Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut installer aucun mobile au-dessus du lit de son enfant ? Pas forcément, mais avant tout cela nous incite à bien évaluer chacun des espaces du bébé et à réfléchir à ce que nous incluons dedans.

    Si vous vous lancez dans la pédagogie et que vous souhaitez être entourée, ou bien si vous êtes déjà plus avancée mais que vous voulez échanger avec d’autres personnes alors je vous invite à rejoindre Le Terrier des Montessouricettes.

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    Par ailleurs cet article ne reprend que les notes principales de mon podcast auquel je vous invite à vous abonner. Deux à trois fois par semaine, je vous parle de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d’instruction en famille, de coschooling et de bien d’autre choses encore.

    Les mobiles bébé : où les installer ?
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    Comment faire un Bullet Journal pour associer travail et vie de famille

    Comment faire un Bullet Journal pour associer travail et vie de famille

    Voici une nouvelle vidéo YouTube, mais si vous n’aimez pas les vidéos, en voici la transcription :

    Aujourd’hui, je voudrais vous parler un petit peu d’organisationCar quand on est à la maison et que l’on doit gérer sa vie de femme, sa vie de maman, l’instruction en famille et un travail, croyez-moi, il faut être plutôt organisée !

    Alors au fur et à mesure des années, j’ai utilisé différents systèmes qui se sont tous révélés à la longue plus ou moins infructueux. J’ai commencé par le planner. Le planner est très pratique, parce qu’on peut le mettre dans son sac et le transporter où on veut, sauf qu’à part la partie agenda, qui prend une place folle, on n’a pas la place de noter quoi que ce soit. Où est-ce que vous allez noter la liste de fournitures pour le cours de dessin du petit dernier, ou bien la liste de courses pour le week-end prochain, ou encore la liste des idées de cadeaux qui vous viennent pour toute la famille pour Noël ? Concrètement, j’avais seulement un calendrier et rien d’autre, donc ça ne me convenait pas : poubelle !

    Ensuite, j’ai utilisé un organiseur. Alors là j’avais tout, c’était parfait. J’avais des enveloppes, des stylos, des timbres, et toutes sortes de catégories avec toutes les informations dont je pouvais avoir besoin. Par exemple en rouge, mes idées de cadeaux pour Noël. Au moins, j’avais de l’inspiration pour mon shopping de décembre. Seulement quand vous devez transporter ce mastodonte, qui ne rentre pas dans un sac à main, qui rentre à peine dans un sac à dos, qui ne rentre pas dans une sacoche d’ordinateur, et que vous avez besoin de l’emmener chez le docteur ou n’importe où pour pouvoir noter vos rendez-vous sur votre calendrier, concrètement, c’est impossible.

    Donc ça aussi, poubelle ! Ah, et en fait même dans la poubelle ça ne rentre pas…

    Et puis j’ai voulu être moderne et tout faire avec mon smartphone. Avec de supers applis, tout  était parfait. Sauf que c’est toujours lorsque vous en avez besoin que votre téléphone n’a plus de batterie, n’arrive pas à trouver du réseau et ne peut pas se connecter aux applications en ligne, ou alors qu’il n’a plus d’espace et que vous ne pouvez plus prendre de photos ou enregistrer de notes. Donc là aussi, mon téléphone m’a laissé tomber. Enfin, on ne sait jamais, pour téléphoner, ça peut quand même toujours être utile…

    Alors qu’est-ce que j’ai fait ? Depuis un peu plus d’un an, j’ai adopté un nouveau système, le Bullet Journal, et maintenant que j’en suis à la transition, c’est-à-dire que je clos mon Bullet Journal de l’année passée et que j’en entame un nouveau, je me suis dit que c’était le moment idéal pour vous partager mon système et vous donner quelques idées.

    Avant tout, si vous n’avez aucune idée de ce qu’est un Bullet Journal, voici un dossier passionnant (et en français !) pour vous expliquer ce que c’est et comment créer le sien.

    Voici mon Bullet Journal pour l’année 2016-2017 et celui de 2017-2018 que je viens tout juste de commencer. Comme vous le voyez, un Bullet Journal, c’est tout simplement un carnet. C’est un carnet de la taille que vous souhaitez. Ici, j’ai choisi ce format qui me permet de l’emporter absolument partout, il tient dans mon sac à main, il est léger et il est suffisamment épais pour me tenir à peu près une année. Alors je vais commencer par vous présenter mon Bullet Journal 2017-2018 pour que vous compreniez la structure de base, avant de vous montrer toutes les catégories que j’avais dans le Bullet Journal précédent.

    Comme vous le voyez, j’ai personnalisé mon Bullet Journal avec un mot-clé pour chaque année. En 2016-2017 c’était le mot « Action » et cette année c’est le mot « Consistency », en anglais, parce que ça regroupe à la fois l’idée de régularité dans le travail et d’alignement entre les différentes parties de ma vie.

    Un Bullet Journal, au fond, c’est très simple : c’est un carnet avec un index. Et à partir du moment où vous avez compris cela, vous avez tout compris. Le principe est tout simple, c’est que ce carnet, vous allez en faire ce que vous voulez.

    Si vous avez envie d’ouvrir une nouvelle catégorie, vous prenez une page vierge, vous notez un nouveau titre, vous notez le numéro de la page (toutes les pages sont déjà numérotées) et vous notez dans l’index « Page 194 : la nouvelle catégorie que vous voulez commencer ».

    Comment est-ce que j’utilise ce Bullet Journal concrètement ? Chacun peut décider de personnaliser son Bullet Journal avec les catégories de son choix, mais voici ce que j’ai décidé de faire :

    Je ne voulais pas avoir de trace définitive de mes to-do lists dans mon carnet. Je ne tiens pas à garder mes to-do lists 5, 10 ou 20 ans, je préfère les supprimer à la fin de chaque journée. Donc j’utilise un système de post-its : chaque jour, je colle un nouveau post-it sur le dessus de mon carnet, cela me permet de voir ma to-do list à tout moment, et je coche petit à petit tout ce que j’ai fait. Ensuite j’ai un post-it avec ma liste de courses, dès que j’ai quelque chose à rajouter dessus, cela me prend 30 secondes. Ici, vous voyez, j’ai deux papiers qui traînent, ce sont des certificats médicaux pour les activités extra-scolaires. Je les garde dans mon Bullet Journal, ainsi à la prochaine activité j’aurai tout ce qu’il faut pour les donner directement au professeur.

    Ensuite, j’ai une petite réserve de post-its pour mes to-do lists, ce qui fait que je peux anticiper et noter déjà pour demain ce que je vais avoir à faire. Et tout ce que je n’aurai pas fait aujourd’hui, je pourrai le reporter sur la liste du lendemain.

    Ensuite, j’ai une Master to-do list, c’est-à-dire une to-do list globale, sur laquelle je note toutes les petites tâches que j’ai à accomplir, et chaque soir, avant de remplir ma to-do list du lendemain, je regarde quelles sont les tâches qu’il faut que j’accomplisse et qu’il faut que je reporte sur cette liste, et là aussi je coche petit à petit.

    L’une des rubriques les plus importantes, que l’on retrouve généralement dans tous les Bullet Journals, c’est le calendrier. Chaque page est un mois : septembre, octobre, novembre etc. Septembre est déjà bien rempli, c’est le mois de la rentré, j’ai déjà beaucoup de choses ! Je coche au fur et à mesure chaque case, et je ne garde sur ce calendrier que ce qui a réellement une date spécifique, donc ce sont essentiellement des rendez-vous, des sorties, des activités. Chaque fois que j’ai rendez-vous quelque part, je note l’adresse et le numéro de téléphone pour avoir toutes les informations au même endroit. Et ça se remplit très vite, puisque dès le début de l’année, je remplis dès que j’ai les informations toutes les dates que l’on me donne pour le reste de l’année.

    J’ai donc mes 12 pages qui vont jusqu’en août 2018, ainsi qu’une page pour 2018-2019, de sorte que vers la fin de l’année, lorsque je commencerai à avoir des dates prévues à reporter dans mon carnet 2018-2019, je pourrai les noter là, simplement dans le désordre, et lorsque j’ouvrirai mon nouveau carnet, je n’aurai plus qu’à les reporter.

    Ensuite j’ai mon planning de la semaine. Pour l’instant, il reste au crayon à papier et il n’est absolument pas rempli, car j’attends d’avoir confirmation de tous les horaires des activités extra-scolaires de mes enfants pour pouvoir ensuite fixer mes routines de travail en fonction.

    De même, pour ma routine quotidienne, comme je viens d’avoir un bébé, j’attends un peu de voir le rythme de ma puce pour pouvoir déterminer une routine que je puisse tenir de façon réaliste.

    Ensuite un système très simple pour les menus. A gauche, chaque jour de la semaine, le déjeuner et le dîner, et à droite des plats classés par catégories : des plats qui sont longs à préparer, comme un poulet rôti, des accompagnements (de la ratatouille, des frites etc.), des plats qui se préparent à la mijoteuse, en rose ce sont les accompagnements qui prennent un peu de temps à faire et en vert, des accompagnements très rapides à préparer. Sur la page suivante, des plats rapides à préparer, toujours en vert, des plats sans viande, des plats festifs et à n’utiliser que de façon occasionnelle (on ne va pas manger une fondue tous les jours !). Et puis des idées de salades, c’est-à-dire que je n’ai qu’à piocher dans les catégories Légumes, Viande, Féculents/Légumineuses, Fromages et Autres pour pouvoir confectionner une salade un peu originale. Même chose avec des idées d’apéro pour les soirs où l’on veut se faire un apéritif dinatoire.

    Donc c’est très simple, lorsque je veux faire les menus de la semaine, je n’ai qu’à prendre les post-it et dire que le mardi midi par exemple, nous mangerons des paupiettes avec des poireaux et qu’en revanche, le dimanche midi, nous allons faire un repas crêpes. Je reporte tous les menus de la semaine comme ceci avant de faire ma liste de course. Cela me permet de ne pas avoir à réfléchir et à retrouver sans arrêt des idées de plats. J’ai une liste, je n’ai pas à les réinventer chaque semaine, j’ai simplement à les coller et recoller.

    Ensuite, une catégorie Horaires (nous la verrons plus en détail dans le carnet de l’année dernière), Billings (pour le suivi de la méthode Billings), et puis, puisque je tiens un blog et différents réseaux sociaux, un calendrier éditorial avec une couleur pour chaque type de réseau : en vert le blog, en bleu Facebook, en jaune les mails, en orange YouTube etc. Je peux noter des informations particulières comme les dates des vacances, ou alors le Festival pour l’école de la vie, ou la sortie du film Le Maître est l’enfant. Ces informations me permettent de fixer les contenus que je vais produire à différentes occasions particulières dans l’année.

    Juste après, j’ai des idées de contenus : en vert le blog, en orange YouTube, en bleu Facebook, en violet Instagram, en rose Pinterest et en jaune les mails. Donc dès que j’ai une idée de contenu, je n’ai qu’à la reporter sur un post-it, et comme pour les menus, le déplacer ensuite à la bonne date.

    Pourquoi est-ce que j’aime ce système ? Tout simplement parce que ce calendrier évolue énormément : je vais décaler un post Facebook parce que tel jour, il y a une information plus importante qui est prioritaire et que je décide de mettre ce jour-là. Je vais intervertir la date de deux billets de blog parce que ça convient mieux ou parce que je n’ai pas eu le temps d’en faire un et que je préfère faire l’autre… Bref, tout cela évolue beaucoup donc j’aime beaucoup ce système de post-its.

    Une autre rubrique très importante pour moi, ce sont les Projets en cours. Les projets en cours me permettent de me concentrer uniquement sur 8 projets au maximum. Certains sont extrêmement courts, par exemple pour notre vie de couple, s’organiser un petit dîner Picard : concrètement il s’agira juste de faire des courses chez Picard et de décongeler tout ça un soir pour s’organiser un petit repas en amoureux. Donc certains projets sont extrêmement simples, d’autres beaucoup plus compliqués ou beaucoup plus longs, mais peu importe : au moins, lorsque j’envisage une tâche à accomplir, je peux regarder si elle correspond à l’un de ces projets, et si ce n’est pas le cas, si elle correspond à un projet que j’ai prévu pour plus tard, et bien je peux l’ignorer.

    Donc ça me libère le cerveau, je peux décider de ne me concentrer que sur ces 8 projets. Et puis, par la suite, j’ai les prochains projets. C’est-à-dire que ce matin par exemple, j’ai fini de réunir des images pour mon père, pour une conférence, donc je vais pouvoir, dans la catégorie services, me concentrer sur le prochain projet, qui consiste à faire des découpages pour le catéchisme.

    De même, mon bureau est organisé, je vais pouvoir mettre à jour notre calendrier pour la nouvelle année. C’est extrêmement simple et petit à petit, de nouveaux projets apparaissent.

    Sur la page d’après, j’ai les projets que je voudrais faire « un jour », c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’urgence, d’autres projets vont peut-être passer devant et passer directement dans la catégorie Prochains, dans laquelle j’ai toute une pile de projets, classés par ordre de priorité, mais ça peut évoluer. Ici, ce sont des projets qui viennent après, lorsque j’aurai le temps. Ces projets-là ne sont pas prioritaires, peut-être même que je les laisserai tomber.

    Et puis il y a la catégorie « En attente », c’est-à-dire des projets que je ne vais pas réaliser moi-même, que d’autres personnes réalisent, et dont je garde simplement une trace ici pour me rappeler que ces projets sont en cours et faits par quelqu’un d’autre.

    Ensuite j’ai une liste de cours en ligne que je suis : les cours qu’il faut que je suive et ceux que j’ai déjà suivis. Puis mes routines mensuelle, trimestrielle et annuelles que je n’ai pas encore complétées (je compte noter dedans par exemple les rendez-vous chez le médecin pour la routine annuelle, la révision de la voiture, l’entretien de la chaudière, bref, tout ce qui revient de façon régulière mais avec des échéances beaucoup plus longues que la journée ou la semaine).

    J’ai également des idées de films ou de séries à regarder, des idées de cadeaux pour Noël, une petite liste que je vais reproduire avec les choses importantes auxquelles il faut que je pense quand on voyage. Je fais partie d’une bibliothèque tournante, donc la liste des livres que nous allons lire cette année, des livres à lire, des livres à emprunter à la bibliothèque, et puis une rubrique Citations (j’aime beaucoup en garder une trace), une rubrique Notes de lecture etc. Tout ça est encore un peu vide, puisque je ne fais que le commencer.

    A la fin, j’ai une liste de courses chez Ikea : je garde ici une liste de tout ce que je dois acheter ailleurs qu’en grandes surfaces. Par exemple chez Ikea, chez Cultura, chez Bricomarché, bref des magasins un peu spécifiques. Je note à chaque fois le magasin et ce que j’ai besoin d’acheter. Et cette petite liste bien pratique, « En attente ». Par exemple, lorsque je fais une commande, je la note ici, par exemple Commande Amazon 8 septembre, pour m’assurer qu’elle arrive, et qu’elle arrive dans les temps. Si j’attends par exemple une réponse, comme ici du Trésor Public, et bien je le note, comme ça, cela me permet de les relancer si je ne reçois pas de réponse (et d’ailleurs, effectivement, il faut que je les relance !). Là, j’attends de recevoir des certificats de baptême pour préparer le baptême de notre bébé, j’attends que ma carte vitale soit mise à jour pour pouvoir envoyer une feuille de soins, bref, à chaque fois, je suis bloquée dans mes tâches à accomplir, quelqu’un d’autre doit faire une action avant moi, et donc j’attends le résultat de cette action pour pouvoir poursuivre mes projets.

    J’ai ici une petite pochette, avec dedans des timbres, des enveloppes, de petites listes de courses, bref tout ce qu’il faut au quotidien pour que, si j’ai besoin d’envoyer un courrier rapidement, ou de transmettre un petit papier à quelqu’un, pour que j’aie tout sous la main et que cela me prenne réellement 2 minutes.

    J’ai un peu toute ma vie dans ce carnet, aussi bien ma vie de femme et de maman que de chef d’entreprise.

    De l’autre côté, j’ai aussi mon carnet 2016-2017. J’ai mis une étiquette dessus car il est prêt à être archivé. Dedans, les choses ont un peu évolué, vous allez voir comment je fonctionnais. J’avais déjà le calendrier annuel, mais j’avais commencé par essayer un calendrier vertical. Mais je n’aimais pas beaucoup le fait de ne pas avoir les semaines à la suite, puisque je ne pouvais mettre que 5 jours sur une ligne, donc j’ai préféré ce format en mode paysage.

    C’est ce que j’aime avec le Bullet Journal : on peut très bien essayer quelque chose, le tester pendant un mois et voir si cela nous convient.Si ça convient, on continue et si ça ne convient pas, on n’est pas prisonnier et tributaire d’un système pendant une année entière.

    Et surtout, dès que l’on a besoin de rajouter une catégorie, par exemple le jour où j’ai accompagné mes enfants à leur premier cours de scrapbooking et où leur professeur m’a donné une liste de fournitures, ce que j’ai fait tout simplement, c’est aller page 86 et ouvrir une page Activités enfants où j’ai immédiatement noté la liste des fournitures. Cette liste, je la garde, elle est là pour toute l’année, donc je peux m’assurer qu’elle est toujours à jour et que les enfants ont toujours ce dont ils ont besoin pour leurs activités.

    Bref, c’est un répertoire d’informations extrêmement précieux. Je vous avais dit que je vous parlerais de la page Horaires : il s’agit des horaires de tous les magasins ou services dont je peux avoir besoin, comme la Poste, la bibliothèque, la boulangerie etc. ce qui veut dire que j’ai en permanence les horaires de tous ces magasins avec moi et que je n’ai pas besoin de les rechercher sur mon smartphone à chaque fois que j’en ai besoin et qu’évidemment mon smartphone n’a plus de batterie.

    Vous voyez que j’avais un peu décoré chaque catégorie, chaque page avec du masking tape, mais ce que j’aime aussi avec le Bullet Journal, c’est que vous pouvez trouver sur Internet des tas de Bullet Journals qui sont très travaillés, avec des pages quasiment calligraphiées, avec toutes sortes de dessins, et des gens extrêmement doués qui expriment toute leur créativité à travers leur Bullet Journal, mais en ce qui me concerne, c’est un outil essentiellement fonctionnel. J’écris mal, j’écris petit, mais ce Bullet Journal peut être utilisé aussi bien par des gens très créatifs qui vont passer beaucoup de temps que par des gens qui vont rechercher avant tout la fonctionnalité et une utilisation très rapide.

    Quelques autres catégories : les livres à emporter pour les enfants à la bibliothèque, le Miracle Morning que j’avais commencé l’année dernière, et puis le système de menus, que j’avais déjà mis en place l’année dernière, même si je l’ai amélioré depuis, des citations, de l’inspiration (c’est-à-dire qu’à chaque fois que j’écoute un podcast, que je regarde une vidéo sur YouTube et que j’en retire une pépite, une petite information précieuse, je note, idem si je lis un article dans un journal ou dans un magazine, je note l’essentiel et uniquement l’essentiel). J’ai aussi mes notes de lecture sur les différents livres que j’ai lus dans l’année, des idées de cadeaux pour Noël…

    Ce que je faisais aussi, c’était d’avoir un petit planning pour chaque semaine, avec tous les rendez-vous spécifiques de la semaine en question. J’ai arrêté ce système parce que concrètement je n’en avais pas vraiment besoin, je trouvais cela un peu lourd de refaire un calendrier à chaque fois, et au final le calendrier annuel me suffisait. Je notais un peu les habitudes sur lesquelles je voulais travailler dans la semaine, des objectifs, des choses que je voulais faire, et de la même façon, je préfère garder des objectifs à plus long terme que sur une seule semaine.

    J’avais aussi pour habitude de noter sous forme de journal des événements importants de la semaine, des choses que je voulais conserver, donc c’est aussi un répertoire de souvenirs, d’impressions etc.

    Et puis j’y note plein de choses pour mon travail, comme ici un comparatif de différents outils informatiques, des conseils pour faire des vidéos, le lancement de mon site (ça remonte déjà à un an !). Si j’assiste à une réunion, j’ouvre une page, je la note dans l’index et je note les informations importantes etc. Lorsque je suis un cours en ligne, je prends des notes ici, ce qui fait que j’ai toutes les informations, j’ai toutes les données importantes, tous les contenus auxquels je souhaite me référer plus tard à un seul endroit.

    Et au final, il a été bien rempli, donc il était temps de passer à un nouveau carnet !

    J’espère que ces quelques explications vous auront intéressé et qu’elles vous auront permis de découvrir, si vous ne le connaissiez pas encore, le principe du Bullet Journal. C’est un système, comme vous l’avez vu, qui est entièrement adaptable, intégralement personnalisable, et pour moi c’était donc l’outil rêvé pour pouvoir associer vie familiale, vie personnelle, instruction en famille et vie professionnelle.

    Vous vous demandez peut-être comment je gère la partie Instruction en famille, car je n’en ai pas vraiment parlé dans mon Bullet Journal. En fait, pour l’instruction en famille, j’utilise un système essentiellement numérique, sur ordinateur, et je vous en parlerai dans une prochaine vidéo. Si cela vous intéresse ou que vous voulez en savoir plus sur la pédagogie Montessori, n’oubliez pas de rejoindre la communauté gratuite des Montessouricettes!

    Et si vous voulez créer votre propre Bullet Journal, voici un tutoriel tout simple et en français!

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