Instruction en famille : quel cours par correspondance au collège ?

INSTRUCTION EN FAMILLE : QUEL COURS PAR CORRESPONDANCE AU COLLÈGE ?

Comme vous le savez sûrement si vous me lisez, avant le collège, je suis une farouche partisane de la pédagogie Montessori que je préfère aux cours par correspondance, en particulier pour l’instruction en famille. Je trouve qu’elle s’adapte merveilleusement bien à chaque enfant, avec ses facilités et ses difficultés propres. C’est pourquoi j’ai créé des formations à la pédagogie Montessori et que mon objectif est d’aboutir à un cursus complet, avec des formations de la naissance à 12 ans.

Mais l’arrivée au collège vient tout compliquer… Maria Montessori avait bien développé sa pédagogie pour les adolescents, et il existe quelques rares établissements secondaires montessoriens en France (un peu plus à l’étranger), mais ceux-ci sont confrontés à deux difficultés.

Avant de continuer, si vous préférez écouter le podcast de cet article ; par exemple en faisant vos tâches ménagères ou pendant un trajet en voiture, je vous invite à cliquer sur le lecteur ci-dessous :

Premièrement, le projet de Maria Montessori implique un internat et une découverte de la vie active à travers les secteurs d’activité : l’agriculture ou l’élevage pour le secteur primaire, l’artisanat pour le secteur secondaire et l’hôtellerie, la vente des produits de l’artisanat ou l’organisation d’événements culturels pour le secteur tertiaire. Vous imaginez la taille de la structure nécessaire à un tel projet ! En France, avec le mode de financement des écoles hors contrat, c’est (presque) une mission impossible.

Deuxièmement, tous les élèves qui rentrent en 6e dans un collège montessorien n’ont pas nécessairement suivi l’intégralité de leur scolarité dans des écoles Montessori. Or, dans la pédagogie Montessori, l’essentiel des connaissances académique, y compris par exemple les théorèmes de Pythagore et de Thalès (qui font partie des programmes de 4e et de 3e), sont censées être acquises avant 12 ans. Avec le recrutement actuel des collèges Montessori, les classes de 6e réunissent donc des enfants avec un niveau scolaire très différent, et l’on ne peut pas se contenter de mettre en pratique des connaissances qui n’ont pas encore été apprises. Cette difficulté se retrouve à tous les niveaux, puisqu’il y a même des lycéens qui arrivent en première ou en terminale dans des établissements Montessori. Les collèges et les lycées doivent donc s’adapter et proposent généralement des parcours plutôt scolaires et assez classiques, même s’ils essaient d’individualiser au maximum l’enseignement et de favoriser le travail en petit groupe, grâce à de petits effectifs par classe.

Cette question du passage au collège, nous nous la sommes donc posée dans notre famille lorsque notre aîné, qui a été scolarisé en 6e, a souhaité reprendre l’instruction en famille en 5e.

Vous me connaissez, je suis du genre à réfléchir pendant 6 mois et à comparer soigneusement tous les modèles avant d’acheter un aspirateur, alors pour l’instruction de notre fils, je n’ai pas fait les choses à moitié ! Je me suis renseignée sur toutes les possibilités, j’ai tout étudié, tout comparé, et notre choix s’est finalement porté sur l’utilisation d’un cours par correspondance (ou enseignement à distance), et d’un cours par correspondance en particulier : EIB à distance. Nous l’avons tellement apprécié que je les ai contactés afin de leur proposer un partenariat, dont je vous reparlerai un peu plus loin…

Beaucoup de mes stagiaires se posent la même question : quel choix faire pour le collège après un parcours en IEF ? Plutôt que de vous laisser recommencer par vous-même tout ce travail de comparaison, je voudrais donc partager avec vous le fruit de mes recherches.

Pourquoi choisir un cours par correspondance au collège ?

Avant tout, il faut se poser la question du mode d’instruction à partir de la 6e. Il est tout à fait légal et possible d’assurer soi-même l’instruction totale de son collégien, sans mode d’enseignement à distance. Il faut alors élaborer un programme, transmettre les connaissances et les compétences attendues, tout en préparant notre adolescent au brevet. Or il est beaucoup plus difficile d’élaborer soi-même un programme de cours et de l’assurer, dans toutes les matières, au collège. Le niveau a augmenté par rapport aux années de primaire de notre enfant, et souvent nous n’avons pas les compétences pour réaliser ce travail de titan. Ce n’est pas un hasard si, à partir de la 6e, les professeurs sont spécialisés dans une seule matière !

Il est toujours possible d’embaucher des tuteurs dans les différentes matières. Souvent d’ailleurs, il s’agit de professeurs du secondaire qui assurent du soutien scolaire pour compléter leur salaire, et qui peuvent assurer des cours réguliers pour votre adolescent. Parfois, on peut aussi faire appel à des étudiants, mais tous n’ont pas les compétences pédagogiques pour transmettre leurs savoirs. Dans tous les cas, il s’agit d’une solution extrêmement coûteuse, et seules les familles les plus favorisées peuvent y avoir recours.

Faisons un petit calcul rapide… Typiquement, les cours particuliers sont facturés entre 15 et 25€ de l’heure (plus souvent autour de 25€ que de 15€, mais imaginons que vous trouviez une perle !). On peut imaginer qu’au minimum, avec 10 matières à enseigner en 4e (je ne compte pas l’EPS, qui peut être compensée par l’inscription dans un club de sport), notre ado aura besoin de 14h de cours particuliers. Sur 36 semaines de cours, on arrive à un total de plus de 7 500€ à l’année ! Et cela sans compter les manuels et le matériel pédagogique…

Si c’est votre choix et que vous en avez les moyens, loin de moi l’idée de vous décourager ! Mais soyons réalistes, ce n’est pas une solution envisageable pour l’immense majorité des familles en IEF.

En ce qui nous concerne, nous avons fait le choix d’un cours par correspondance car tout y est pré-mâché. Pas de programme d’enseignement à construire, de contenus de cours à produire, d’exercices à trouver ou à inventer. On peut ainsi se concentrer sur l’essentiel en tant que parent-instructeur : la bonne compréhension des notions, la mémorisation, les exercices, le travail en autonomie etc.

Si votre enfant avait déjà un cours par correspondance au primaire, vous pourriez naturellement avoir envie de le poursuivre, mais beaucoup d’entre eux s’interrompent au CM2. C’est le cas par exemple de La Boîte à Bons-Points, des Cours de l’Annonciation, des Cours Sébal etc. Il faut donc changer de cours pour le collège. C’est de toute façon une bonne idée de reconsidérer son choix entre le primaire et le collège, car les enfants changent et le mode de travail est souvent très différent lorsqu’on passe dans le secondaire.

De notre côté, nous n’utilisons pas de cours à distance au primaire. Notre instruction repose essentiellement sur la pédagogie Montessori, et nous n’avions donc aucun a priori. Nous avons donc exploré tous les cours avec un oeil neuf. Un point intéressant à soulever est que beaucoup de cours par correspondance sont issus d’écoles prestigieuses, qui ont par la suite développé un programme d’enseignement à distance. C’est le cas par exemple de l’école Hattemer, l’une des plus élitistes de Paris, qui a ensuite créé Hattemer Academy, qui, au niveau du secondaire, a fusionné pour former EIB à distance.

Sur quels critères choisir un cours par correspondance pour le collège ?

1. Le cours s’adapte-t-il à mon enfant et à sa façon d’apprendre ?

À mon humble avis, le premier critère pour choisir un programme d’enseignement à distance au collège devrait être sa capacité à s’adapter à votre enfant. Après tout, si vous souhaitiez un enseignement uniforme, vous inscririez votre enfant au collège public !

Il est donc intéressant de se renseigner : plusieurs niveaux sont-ils proposés pour une même matière ? Est-il possible d’ajuster le niveau dans une ou deux matières par rapport aux autres, par exemple si votre enfant a accumulé un peu de retard, ou au contraire de l’avance dans un domaine ? Quel est le mode d’apprentissage privilégié ? Votre adolescent devra-t-il regarder des vidéos de cours pré-enregistrées ou apprendra-t-il à son rythme à partir de fascicules ?

pour choisir son enseingment à distance l'un des criètres est de voir si il est adaptable à son enfant au collège

En ce qui me concerne, je suis une farouche partisane des cours par correspondance au format papier, plutôt que des programmes d’enseignement à distance sous forme de vidéos. Nos enfants n’ont pas besoin de passer 6h par jour sur des écrans, rien que pour leur scolarité ! La Suède en a fait l’expérience : pendant plus de 10 ans, le pays était passé au tout-numérique, chaque élève apprenant ses cours sur une tablette plutôt qu’avec des manuels. Bilan : une chute dramatique en maîtrise de la lecture. La Ministre de l’Éducation, Lotta Edholm, a alors décidé en 2023 un retour aux manuels, citant une étude de l’Agence suédoise pour l’Éducation : les écoliers « qui lisent un texte imprimé arrivent mieux à en souligner les points principaux, se souviennent de plus d’éléments et font preuve d’une meilleure compréhension globale de de ce qu’ils lisent ».

Sans oublier l’aspect pratique: « un manuel est facile à parcourir et utile à la fois pour les élèves qui ont pris du retard pour une raison ou une autre et pour les élèves qui veulent travailler davantage et approfondir le sujet. (…) Le manuel est utile et facile à utiliser pour les parents et les autres personnes qui souhaitent avoir un aperçu du travail scolaire ou aider en posant des questions sur les devoirs ou en se préparant à un examen.”

Certains cours par correspondance utilisent essentiellement des vidéos pré-enregistrées. J’ai pu l’expérimenter chez des amis, et je trouve ce système extrêmement contraignant. Les enfants n’ont pas d’autre façon d’accéder aux contenus qu’en visionnant la vidéo. Impossible donc de travailler plus vite sur une matière dans laquelle on a des facilités, et de prendre davantage son temps là où on a des difficultés. C’est extrêmement laborieux.

C’est l’un des critères qui nous a fait choisir les cours EIB à distance pour notre fils : tous les cours sont sur fascicule, et il peut ainsi passer seulement 1h par semaine sur certaines matières dans lesquelles il avance très vite, et réserver plus de temps aux matières qui lui sont moins naturelles.

2. La qualité des contenus à distance

Cela semble une évidence : il faut s’assurer de la qualité des contenus du programme d’enseignement à distance. Heureusement, il n’existe pas beaucoup de cours par correspondance au collège.

Le CNED est bien évidemment le programme d’enseignement à distance le plus connu, d’autant plus qu’il est gratuit si l’enfant a droit au CNED réglementé (c’est-à-dire s’il est instruit en famille pour raison de santé ou handicap, pour pratique sportive ou artistique intensive ou pour éloignement ou itinérance géographique, après accord de l’inspecteur d’académie). Soyons honnêtes, la qualité des cours n’est pas extraordinaire, le dispositif pédagogique non plus. Et surtout, ils n’offrent aucune souplesse : l’élève est simplement inscrit dans son niveau scolaire, sans adaptations particulières. Et si vous avez fait le choix de l’instruction en famille en raison de “l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif” (le fameux motif 4), alors le CNED vous coûtera tout de même plus de 1000€ à l’année. Pour ce prix-là, on pourrait espérer un peu plus d’adaptabilité et d’excellence…

Lorsque nous avons fait le choix d’EIB à distance, nous avons vu la différence ! Les cours sont régulièrement mis à jour et améliorés, et ils sont entre autres issus des anciens cours par correspondance Hattemer Academy, qui sont d’une très grande qualité.

3. Les relations avec l’équipe pédagogique du cours par correspondance

Les modes de transmission, la qualité des contenus sont d’excellentes bases mais rien ne remplacera jamais la qualité des relations avec l’équipe pédagogique et les enseignants du cours par correspondance. Sont-ils disponibles ? L’enfant peut-il poser ses questions ? Peut-on régulièrement faire le point entre parents, élève et professeurs ?

le collègien peut-il contacter son enseignant à distance facilement ? un critère à prendre en compte pour choisir son cours par correspondance

J’avoue que l’année où notre fils aîné a été scolarisé, en 6e, nous avait beaucoup déçus sur ce point. Une seule réunion parents-profs, qui avait finalement été annulée, absolument aucun contact avec le reste de l’équipe pédagogique, nous avions le sentiment d’être exclus de l’instruction de notre enfant.

Je ne le rappellerai jamais assez : les parents sont les premiers éducateurs de leur enfant ! Ils ne font que déléguer une partie de ce travail aux établissements scolaires, mais cela reste leur domaine avant tout. Ils ont un droit de regard sur tout ce qui concerne l’instruction de leurs enfants.

Nous avions à l’origine surtout choisi les cours EIB à distance pour la qualité de leurs contenus, mais nous avons été très agréablement surpris par la qualité de la relation avec toute l’équipe pédagogique, ce qui est étonnant pour un programme d’enseignement à distance !

Chaque trimestre, nous faisons le point avec la responsable pédagogique du cours par correspondance, qui connaît parfaitement le dossier de notre fils et se montre toujours de bon conseil pour l’aider à progresser. Lorsque nous avons vécu un deuil extrêmement difficile et que notre aîné a pris beaucoup de retard dans ses devoirs, elle nous a proposé d’excellentes solutions pour adapter sa charge de travail et finir l’année en douceur, sans transiger sur l’essentiel mais sans non plus l’accabler dans une période qui était très douloureuse pour lui, et en le libérant de tout ce qui était moins important.

Chaque année, en janvier, a lieu la réunion parents-profs, durant laquelle, de façon classique, nous pouvons rencontrer tous les profs que nous souhaitons. Et on ne nous décourage pas de rencontrer un enseignant si les résultats de notre enfant sont plutôt bons ! Cela renforce l’idée qu’on peut toujours progresser et permet de développer un lien plus fort entre la famille et l’enseignant du cours par correspondance.

Mais les échanges ne sont pas cantonnés à cette réunion annuelle. À tout moment, nous pouvons poser une question aux professeurs par messagerie ou demander un rendez-vous. Nous avons au final eu beaucoup plus de contacts avec l’équipe pédagogique d’EIB à distance qu’avec celle du collège où notre fils était scolarisé, et qui se trouvait pourtant à seulement 5 minutes de chez nous. C’était comme si les portes qui se refermaient sur lui le matin marquaient un espace inaccessible, interdit aux parents.

À l’inverse, à travers toute notre expérience avec le programme d’enseignement EIB à distance, depuis 2022, nous avons été absolument enchantés. C’est pourquoi je les ai contactés il y a quelques mois pour leur proposer un partenariat, ce qu’ils ont très aimablement accepté. Tout le monde se retrouve gagnant : vous qui me lisez, car la directrice, Mme Lelourec a accepté d’offrir les frais de dossier à toutes les personnes qui utiliseront à l’inscription le code SOURI7, moi-même puisqu’il s’agit d’un partenariat rémunéré, et les cours EIB à distance qui se font ainsi connaître d’un nouveau public !

Pourquoi nous avons choisi EIB à distance comme cours par correspondance au collège

Nous n’avons fait qu’effleurer la surface, jusqu’ici, car les cours EIB à distance présentent bien d’autres avantages que je n’ai pas encore abordés…

1. Nous conservons notre liberté

La grande souplesse des cours EIB à distance nous permet de conserver une totale liberté. Nous pouvons choisir de partir en vacances quand nous le souhaitons, d’organiser nos semaines à notre gré, et notre enfant est libre de passer le temps dont il a besoin (et pas une minute de plus) sur chaque matière.

Avec EIB à distance vous profiter de votre liberté que vous amène l'enseignement à distance

Je vois la différence avec notre fille qui est en 4e au collège et qui s’ennuie tellement en cours de maths qu’elle en profite pour faire tous ses exercices pendant l’heure de cours. Certes, elle n’a plus de devoirs à faire ensuite, mais c’est tout de même dommage d’en arriver là !

Certains enfants qui vivent dans l’hémisphère sud, où les saisons sont inversées, choisissent par exemple de démarrer l’année en janvier ou en mars, et de profiter de leurs grandes vacances en décembre, à la saison chaude.

De notre côté, lorsque notre fils a eu des difficultés suite au deuil dont j’ai parlé plus haut, il a pris une pause, qui lui a fait beaucoup de bien, et a fini son année scolaire fin août, début septembre, à un moment où il allait mieux. Tout est possible !

2. Un cours par correspondance avec d’excellents résultats

J’ai déjà mentionné l’excellente qualité des contenus des cours EIB à distance. Cela peut sembler anecdotique, mais le cours d’histoire de l’art en 3e par exemple m’a absolument ravie ! Tout cela ne représenterait cependant pas grand-chose si les résultats des élèves n’étaient pas au rendez-vous.

Avant tout, il faut savoir que le programme d’enseignement EIB à distance ne sélectionne pas ses élèves comme certains collèges ou lycées prestigieux. Parmi les enfants instruits en famille, beaucoup ont préféré quitter l’école car leurs difficultés étaient mal prises en compte : TDAH, troubles dys, TSA… Tous ces troubles sont souvent bien mal gérés dans les collèges et lycées classiques, et les familles décident alors de reprendre elles-mêmes en main l’instruction. D’autres, comme les élèves de l’académie de foot du FC Barcelone, la Barça Academy, qui a elle aussi choisi EIB à distance, privilégient avant tout leur carrière sportive ou artistique. La Barça Academy recrute ainsi uniquement sur critères sportifs, pas académiques.

Malgré cette grande variété dans les profils des élèves, les cours EIB à distance affichent un taux de réussite au bac et au brevet qui oscille ces dernières années entre 95 et 100% !

3. Un cours à distance avec un accompagnement de proximité

Comme je l’ai mentionné, les cours sont principalement sous forme de fascicules, avec évidemment, de façon ponctuelle, des liens vers des vidéos (en particulier en langues bien sûr, mais aussi en technologie). Mais le contact avec les enseignants demeure très présent, dans le respect des besoins du jeune.

Avant tout, bien sûr, ce sont les professeurs du cours par correspondance qui corrigent et notent tous les devoirs, et vous obtenez un bulletin chaque trimestre, comme au collège ou au lycée. Votre enfant a donc un retour sur son travail par un professionnel, cela vous décharge d’une énorme responsabilité.

Mais l’accompagnement est aussi très présent durant les apprentissages.

L’ensemble fonctionne un peu le principe de la classe inversée : les adolescents lisent leur cours, travaillent sur les exercices, et peuvent participer chaque semaine à des études dirigées avec les professeurs. Pour la plupart des matières, il existe ainsi un créneau hebdomadaire de 2h, avec une salle pour le collège et une salle pour le lycée. Ces études dirigées sont totalement facultatives, les jeunes peuvent les rejoindre quand ils le souhaitent et quand ils en ont besoin pour poser toutes leurs questions au professeur ou écouter les questions des autres. Ce n’est donc pas une obligation en plus, mais plutôt un complément précieux.

Notre fils apprécie tout particulièrement l’étude dirigée de SVT car le professeur y est passionnant et apporte toujours de nouvelles informations qui fascinent les élèves. Je ne devrais peut-être pas le mentionner, car ce n’est pas l’objectif premier de ces études et l’équipe pédagogique d’EIB va peut-être me taper sur les doigts (!), mais c’est aussi un moyen d’échanger avec les autres élèves (on parle si souvent du manque de “socialisation” des jeunes instruits en famille !). Il y a parfois une conversation parallèle, un peu plus légère, sur le chat (évidemment modéré par l’enseignant), et ça aussi, ça fait du bien !

Pour le français et les maths, il existe également des tutorats collectifs en tout petits groupes (de 4 à 12 élèves en général). Notre fils y a participé pendant 2 ans pour le français, et ce tutorat lui a beaucoup apporté. C’est l’occasion de revoir les notions du cours autrement. Durant l’année, ils ont par exemple composé eux-mêmes des poèmes, appris à enrichir une phrase pour passer par exemple d’une phrase simpliste “Le lion est mort” à quelque chose comme “L’auguste lion à la crinière dorée, gloire de la savane et roi des animaux, a poussé son dernier soupir par une nuit de pleine lune, tandis que les lionnes hurlaient leur tristesse vers les cieux assombris”. Ils ont aussi appris à décrypter l’implicite dans des textes littéraires, clarifié des notions grammaticales etc.

Enfin, si vous vous inquiétiez pour l’apprentissage des langues étrangères qui ne peut se faire exclusivement par écrit, sachez que les cours EIB à distance ont prévu des visios de langue, avec des locuteurs natifs. Pour le programme d’anglais bilingue, notre fils a ainsi 10 visios d’une demi-heure chacune par trimestre (pour la LV2, il en a 3). Et croyez-moi, on apprend bien plus en une demi-heure en individuel avec un anglophone natif qu’en 4h de cours collectif avec un professeur français !

C’est aussi l’occasion de découvrir que l’anglais n’est pas uniforme, qu’on peut avoir un locuteur britannique, américain ou autre. Idem pour l’espagnol et ses multiples variantes. Le gros avantage est aussi que le professeur s’adapte aux besoin de l’élève : des exercices de grammaire ou de vocabulaire interactifs sous forme de quizz, de la conversation, un travail particulier sur la prononciation en lisant des textes à voix haute, des éclairages sur la civilisation etc.

On peut choisir son enseignant et en changer à tout moment, donc si jamais le lien ne se crée pas avec votre enfant, il est toujours possible d’essayer avec quelqu’un d’autre. C’est une chance inestimable que de pouvoir parler dans une langue étrangère presque chaque semaine avec un locuteur natif ! Et si le nombre de visios ne vous suffit pas, il est toujours possible de rajouter des packs supplémentaires.

4. Le meilleur cours par correspondance pour un profil HPI ou hétérogène

Si votre enfant a un profil HPI (haut potentiel intellectuel) ou hétérogène, je ne peux que vous recommander les cours EIB à distance. L’un des aspects qui nous a le plus séduits est la possibilité de construire un programme d’enseignement à distance presque sur mesure, avec une grande souplesse.

Toutes les matières sont enseignées, à l’exception de la musique (difficile à proposer à distance !) et de l’EPS (beaucoup de jeunes font plutôt du sport en club), et avec différents choix possibles :

  • le français est divisé en deux : Français d’un côté (en fait littérature), et Orthographe-Grammaire de l’autre. Il est aussi possible de choisir un programme de Français approfondi, héritier des anciens cours Hattemer qui étaient de très haut niveau. Notre fils a suivi ces cours approfondis pendant un an, ce qui lui a beaucoup apporté, en particulier pour apprendre à rédiger. Cela lui demandait cependant trop de temps (il y avait entre autres une rédaction à rendre chaque semaine, plus une deuxième rédaction dans les devoirs une semaine sur deux) et il a depuis basculé vers le cours de Français classique.
  • pour les mathématiques, là aussi il est possible de suivre le cours classique ou approfondi hérité d’Hattemer Academy. Notre fils suit depuis le début ces cours approfondis, qui sont de très haut niveau je trouve (et c’est une matheuse qui vous parle…). Les exercices ne demandent pas une simple application du cours, mais un véritable travail de réflexion. Cela peut être particulièrement stimulant pour un profil plutôt scientifique.
un bon enseignement à distance peut permettre de faire des cours sur-mesure notamment en mathémtiques
  • la LV1 est au choix entre l’anglais et l’allemand. L’anglais existe également en deux versions : l’Anglais classique et le programme d’Anglais bilingue, qui a pour objectif de rendre le jeune bilingue à la fin de la 3e. Dans ce programme (que suit notre fils depuis le début), les jeunes découvrent chaque année la civilisation et la littérature d’une partie du monde anglophone : le Royaume-Uni en 6e, les États-Unis en 5e, l’Australie en 4e et le reste du Commonwealth en 3e (Inde, Afrique du Sud, Kenya, Caraïbes, Canada…). Chaque année, ils lisent des livres (en anglais évidemment !) écrits par des auteurs de ces régions du globe, tels que Mary Poppins, Charlie et la chocolaterie, L’Appel de la forêt, Les raisins de la colère, Autant en emporte le vent… Je trouve que c’est une magnifique découverte des pays anglophones, de leur histoire et de leur littérature !
  • en LV2, vous avez le choix entre l’anglais, l’allemand, l’espagnol ou le chinois. J’insiste sur cette dernière langue, car elle peut être un excellent choix pour un élève HPI. C’est une langue extrêmement stimulante, qui demande des efforts de mémorisation sans pouvoir se raccrocher aux similitudes avec le français (trop souvent les enfants HPI se contentent de comprendre et ne savent pas “apprendre”, c’est-à-dire mémoriser), la civilisation chinoise est fascinante et le chinois ne tolère pas l’à-peu-près au niveau du graphisme. Il faut tracer les caractères avec précision pour ne pas écrire autre chose que ce que l’on voudrait. Et les cours EIB à distance emploient une méthode que je trouve très innovante, Beijing Cursus, créée par Ya Dastot, une Chinoise qui a épousé un Français et cherchait un moyen d’apprendre sa langue maternelle de façon ludique à ses deux garçons. Pour faire simple, au lieu d’apprendre les idéogrammes de façon globale, ils sont décomposés en petits éléments plus simples, des clés. Par exemple, pour écrire le mot “racine, origine” en mandarin, on écrit la clé “arbre” et on trace un trait horizontal vers le bas, là où se trouvent les racines de l’arbre. C’est en quelque sorte une “méthode syllabique” pour le mandarin !
  • les autres matières sont plus classiques : Histoire-Géographie-EMC, SVT, Sciences Physiques, Technologie (à partir de la 5e) et Histoire des Arts en 3e.

Il est aussi possible de rajouter une LV1 dès la 6e (et donc de suivre un programme de 2e année en 5e et ainsi de suite), du latin, du grec, ou du chinois LV3.

Quels que soient les centres d’intérêt de votre enfant, ses facilités ou ses difficultés, vous pourrez donc lui concocter un programme sur mesure avec ce cours par correspondance EIB à distance (n’oubliez pas d’ajouter le code SOURI7 avant de le valider pour être dispensés des frais d’inscription !).

5. Le meilleur cours par correspondance pour un adolescent en difficulté

Pour les enfants en difficulté, tout est également prévu ! Toutes les options qui précèdent sont évidemment toujours possibles (parfois un enfant en difficulté en maths par exemple peut retrouver confiance en lui en découvrant qu’il est très bon en chinois !) mais il existe aussi des adaptations particulières.

Tout d’abord, EIB à distance propose des cours de révision par correspondance pendant l’été en français et en maths pour se remettre à niveau, de l’entrée en 6e jusqu’à l’entrée en 1re (une remise à niveau en anglais est également disponible pour l’entrée en 5e). Notre fils avait suivi ce programme en français avant de rejoindre le cours de français approfondi en 5e : c’est une excellente façon de reposer les bases pour partir du bon pied à la rentrée, avec des devoirs corrigés par les professeurs, même en plein coeur du mois d’août !

Dans certaines matières, il est aussi possible de faire 2 années en une pour se remettre à niveau (cela demande un peu plus de travail mais permet de réviser les notions qui sont censées être déjà acquises, avant de passer au programme prévu pour le niveau de votre enfant).

J’aimerais aussi vous parler d’un nouvel outil que je trouve extraordinaire pour les dyslexiques, et qui vient d’être rajouté à la plateforme EIB à distance. Il s’agit de Glaaster, un système qui fait passer au jeune un tunnel d’évaluation pour comprendre ses difficultés spécifiques, car il y a de très nombreuses formes de dyslexies, et adapte ensuite les fichiers pour qu’ils soient plus lisibles pour lui.

L’un des créateurs de Glaaster est lui-même dyslexique et en a beaucoup souffert petit. Lorsqu’il est devenu ingénieur en intelligence artificielle, il a donc fondé cette entreprise pour aider les enfants dyslexiques qui souffrent de la lecture.

L’enfant doit simplement répondre à quelques questions (est-il dyslexique, daltonien ?) et effectuer de petits tests très rapides pour savoir s’il intervertit certaines lettres, s’il a du mal à distinguer les p et les q, les b et les d, s’il a des difficultés avec le pas de lecture etc.

En deux minutes, Glaaster comprend les difficultés de son utilisateur et crée une nouvelle police qui lui est spécialement adaptée, et qu’il pourra encore modifier à sa guise. Ensuite, on peut faire passer par Glaaster n’importe quel fichier et il le transformera pour qu’il soit lisible par la personne dyslexique. Par exemple, certaines lettres seront encadrées, les différentes syllabes seront surlignées de différentes couleurs, les lettres muettes seront grisées, l’espacement des lettres et des lignes adapté, les digrammes seront colorés, les lettres b, d, p et q seront écrites dans des couleurs différentes, ou les liaisons seront indiquées.

Voici des exemples d’adaptation de textes :

Glasster le nouvel outil d'EIB à distance, un enseignement à distance de qualité, qui aide les dyslexiques

Un autre outil que je trouve formidable, et qui est inclus dans l’inscription aux cours EIB à distance, est la plateforme Kwyk, pour les mathématiques et la physique-chimie. En mathématiques, il y a deux types d’exercices : des exercices de calcul, et des exercices de réflexion (souvent, un exercice mélange les deux types de questions). Les exercices proposés par EIB comprennent les deux types de questions, mais si le jeune rencontre une difficulté particulière dans la partie calculatoire (par exemple pour additionner des fractions ou factoriser des expressions), il aura besoin de davantage s’entraîner sur ce point spécifiquement. C’est là que Kwyk intervient, en proposant de petits exercices dont la difficulté s’adapte au niveau de l’élève. C’est un véritable entraînement progressif qui permet aux élèves de dépasser leurs difficultés rapidement, avec un système très satisfaisant d’étoiles, de défis etc.

J’insiste beaucoup sur ce point car j’observe souvent que c’est ce qui peut couler un élève en maths. Certains élèves s’en sortent bien jusqu’en 6e, puis il y a une petite notion, par exemple sur les fractions, qu’ils ne comprennent pas bien ou ne maîtrisent pas bien. Ils continuent à avoir de bonnes notes, peut-être autour de 14/20, même s’ils commettent des erreurs sur ce point spécifique. Mais les années suivantes, ils travaillent sur des fractions avec des puissances, ou des fractions dans des expressions à développer, et cette fragilité sur les calculs de base avec les fractions les empêche de faire ces exercices plus compliqués. Petit à petit, ils descendent à 12, 10, 8, voire 4/20. Ce n’est pas en 3e ou en 2nde qu’il faut se réveiller et retravailler les bases ! C’est toujours possible bien entendu, mais le mieux reste de consolider les fondations dès le début du collège. C’est pourquoi j’apprécie autant l’accès offert à Kwyk avec EIB à distance.

Enfin, si notre enfant a une difficulté particulière, quelle que soit la matière, et qu’on ne se sent pas capable d’expliquer un point, les cours EIB à distance proposent un dispositif appelé Mon Coaching Prof. Il s’agit de cours particuliers de 20 min en visio avec un professeur pour débloquer le jeune. Ces Coachings Profs sont en supplément du parcours classique mais peuvent être une excellente solution pour travailler avec de bons enseignants, qui maîtrisent parfaitement les contenus EIB et peuvent donc plus facilement répondre aux interrogations des élèves.

6. Un cursus international dès le collège

Je me dois de finir par l’incroyable ouverture du programme d’enseignement EIB à distance sur l’international. Il est possible par exemple de passer les certifications Cambridge grâce à deux options en plus du cours général par correspondance :

  • KET/PET, c’est-à-dire Key et Preliminary, pour les niveaux A2/B1,
  • puis FCE/CAE, c’est-à-dire First ou Advanced, pour les niveaux B2/C1,

avec 10 à 12 visios par trimestre en plus.

On peut aussi à tout moment, comme je vous l’expliquais un peu plus haut, rajouter des packs de conversations en ligne avec des tuteurs natifs.

Mais le plus impressionnant est sans doute la possibilité de s’inscrire au Dual Diploma. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de passer en parallèle le baccalauréat français et l’équivalent du baccalauréat américain (le high school diploma). Cela implique évidemment de suivre les cours classiques du programme français, et de rajouter des modules d’anglais, d’histoire et d’économie des États-Unis, ainsi que deux mineures, à choisir parmi la psychologie, la photographie, la préparation du SAT/ACT, la criminologie ou les “compétences de gestion de vie” (life-management skills : gestion du temps, processus de décision, gestion du stress et de sa santé mentale…).

L’intérêt est que ce double diplôme permet ensuite de pouvoir aller étudier aux États-Unis, ou d’être recruté sur dossier par certaines écoles françaises parmi les plus prestigieuses. C’est donc un véritable atout dans un parcours scolaire.

Vous comprenez mieux je l’espère pourquoi nous avons choisi les cours par correspondance EIB à distance pour notre propre fils et pourquoi nous leur restons fidèles depuis des années ! Si vous avez envie de tenter l’aventure, n’hésitez pas à contacter l’équipe du programme d’enseignement EIB à distance : ils organisent régulièrement à partir de janvier des webinaires d’information et proposent un accompagnement pour constituer votre dossier de demande d’autorisation pour l’instruction en famille. Et surtout, indiquez bien le code SOURI7 au moment de l’inscription pour profiter des frais d’inscription offerts !

1 commentaire sur “Instruction en famille : quel cours par correspondance au collège ?

  1. incroyable ! je suis ravie de lire cet article, nous qui nous posons la question de poursuivre l’ief pour notre fille (niveau cm1 en sept 2025) alors que notre fille continuerait (niveau cp à la rentrée). L’horizon s’éclaire et je partage ce lien sur le blog du groupe ief local breton (dont 6 au niveau collège). C’est le bon moment pour vous lire !

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