Les inspections en IEF : comment éviter le pire

LES INSPECTIONS EN IEF : COMMENT EVITER LE PIRE

La fin de l’année approche et pour les familles qui pratiquent l’IEF, une forme de soulagement tombe : normalement les inspections sont passées et le risque d’une seconde inspection est théoriquement nul si tard dans l’année.

Pourquoi un tel soulagement ? Après tout, les inspections ne sont-elles pas censées nous aider à savoir où nous en sommes dans l’IEF ? Nous faire bénéficier des conseils pédagogiques de personnes bien formées et bienveillantes ?

Malheureusement, les inquiétudes viennent du décalage fréquent entre ce que dit la loi et la pratique. Concrètement, les inspecteurs ont une très grande liberté d’action car les familles ne connaissent que rarement leurs droits et la justice a souvent un parti pris négatif vis-à-vis de l’école à la maison. Après tout, quand on parle d’IEF, les premières images qui viennent souvent à l’esprit du grand public sont des familles sectaires, des fanatiques religieux qui enferment leurs enfants dans un monde clos, ou des parents violents et maltraitants qui cherchent à cacher leurs méfaits. Heureusement, la réalité est bien différente, mais cela explique que les juges, par méconnaissance, ne soient pas toujours bien disposés à l’égard des familles IEF.

Par ailleurs, les inspecteurs eux-mêmes connaissent souvent assez mal le monde de l’instruction en famille. Il faut savoir que les inspecteurs sont souvent d’anciens professeurs (ou CPE, psychologues scolaires etc.), bref des personnes qui n’ont connu que l’école, et ils ont souvent du mal à distinguer leur rôle en tant qu’inspecteur des enseignants et en tant qu’inspecteur pour les familles IEF.

Bref, parfois les inspections se passent bien et remplissent parfaitement leur rôle, et parfois elles se passent mal. Et dans ce cas tout dépend de l’arbitraire de l’inspecteur et des capacités des parents à défendre leurs droits.

Je voudrais donc partager un peu avec vous mon expérience et celle des familles qui m’entourent. Nous avons déménagé plusieurs fois et nous avons des contacts de familles IEF dans de nombreuses académies maintenant, donc je devrais pouvoir vous donner un assez bon aperçu de la réalité des inspections.

Comment bien préparer son inspection en IEF

Comment j’envisage les inspections en IEF

Avant tout, mon principe de base qui jusqu’ici nous a permis de passer des inspections plutôt paisibles : si vis pacem, para bellum. Ce vieil adage latin signifie « Si tu veux la paix, prépare la guerre », c’est-à-dire que si tu veux vivre en paix dans ton pays, forme une armée puissante et organisée, prête à te défendre, et si tout va bien tu n’auras jamais à l’utiliser. C’est d’ailleurs tout le principe de la dissuasion nucléaire.

Traduit pour les inspections en IEF, cet adage pourrait donner quelque chose comme : « Accueillez l’inspecteur comme si c’allait être un bisounours, mais préparez-vous en amont comme si vous alliez recevoir un hussard noir de la République ».

Je m’explique : si vous tombez sur quelqu’un de bienveillant, respectueux de la loi et de sa fonction, aucune raison de l’accueillir de façon agressive et en étant sur la défensive, vous risquez de le braquer inutilement. C’est plutôt le moment de sortir le plateau de petits gâteaux…

Mais si la ou les personnes qui réalisent l’inspection ont un fort a priori contre l’IEF, et que vous ne connaissez pas bien vos droits, les choses peuvent rapidement dégénérer, avec des conséquences administratives et juridiques très graves (rescolarisation, intervention des services sociaux, il arrive même, dans des cas extrêmes et heureusement très rares, que les enfants se retrouvent placés en famille d’accueil).

Mon but n’est pas de vous inquiéter si vous pratiquez l’instruction en famille, mais simplement que vous soyez conscients que face à des personnes de mauvaise foi et de mauvaise volonté mais qui ont du pouvoir, il faut être très prudent. Certains se laissent tellement aveuglés par leurs préjugés sur l’école à la maison qu’ils sont prêts à tout pour « libérer les enfants de cet enfermement social ». Généralement, essayer de leur faire entendre raison est peine perdue (je reviendrai un jour sur la socialisation en IEF et la montagne d’idées préconçues associées…), il faut donc s’appuyer sur ses droits et sur la loi.

Mais pour cela, il faut avoir pris le temps de se préparer en amont, même si cela n’empêche pas d’accueillir l’inspection le jour J avec le sourire et beaucoup de bonne volonté.

Lise Desportes, de la page Facebook Jolis sauvages, a mis en BD un sondage récent sur le déroulement des inspections en IEF. Pour en lire davantage, découvrez sa super BD en intégralité !

Pour vous donner une idée de comment peuvent se passer les inspections en IEF, je vais vous faire deux comptes-rendus imaginaires, mais dont tous les faits individuels sont tirés de ma propre expérience ou de celle de familles que je connais. Vous allez donc pouvoir découvrir la visite d’un inspecteur bisounours et l’inspection d’un hussard noir…

La visite d’un inspecteur bisounours

L’inspection a lieu à domicile. La famille a reçu le courrier leur proposant cette date il y a un mois et demi et ils ont eu le temps de se préparer. Ils ont même envoyé un compte-rendu pédagogique un peu en avance. Avec les enfants, ils ont préparé des petits gâteaux. C’est la maman qui encadre l’instruction d’habitude mais le papa a décidé de prendre une demi-journée de congé car c’est un moment important et ils ont deux enfants, ils veulent pouvoir rester avec chacun d’eux pendant l’inspection.

La maison est propre et bien rangée, chaleureuse et accueillante. L’inspecteur arrive, avec un conseiller pédagogique (le courrier les en avait prévenus, ils ne sont donc pas surpris). Après un échange de salutations, le papa propose un café, que l’inspecteur et le conseiller acceptent volontiers. Tout le monde se rend ensuite dans la « salle de travail » des enfants, où se trouvent toutes leurs affaires.

Un peu intimidés, Lucas, 6 ans, répond aux questions par monosyllabes (il est timide de nature et ne comprend pas que certaines questions appellent des réponses un peu plus détaillées). « Alors, est-ce que tu fais des activités en dehors de la maison ? – Oui. – Ah, et qu’est-ce que tu fais comme activités ? – Du judo, du scrapbooking, du piano, du solfège et des percussions. »

Avec patience, l’inspecteur continue à poser ses questions, parfois aux parents, parfois au garçon, en essayant de mettre Lucas à l’aise. Il parle avec douceur et un grand sourire. Pendant ce temps-là, le conseiller pédagogique fait connaissance avec Léa, la plus grande, qui a 8 ans.

Elle lui montre ses cahiers, qu’il regarde avec attention. « Ah, je vois que tu apprends l’anglais, est-ce que tu saurais me dire quelques phrases ? – Hi, my name is Léa and I love drawing. – Very good, and how old are you ? – J’ai 8 ans ! » Le conseiller rit :  » Et est-ce que tu pourrais me le dire en anglais ? – Non, je ne sais pas, je peux juste dire « eight » – Ce n’est pas grave, tu vas apprendre. »

De son côté, l’inspecteur demande à Lucas s’il connaît des chansons. Lucas va sortir un grand livre de chansons françaises qu’il aime beaucoup et commence à chanter une chanson en lisant les paroles. « Bon, et bien pas besoin de lui faire lire un texte, on voit bien qu’il sait bien lire ! »

Au fil de ses questions, l’inspecteur, qui avait déjà eu un aperçu de la pédagogie choisie par les parents grâce au compte-rendu pédagogique qu’ils lui avaient envoyé, finit par avoir une vision assez complète de là où en sont les enfants, de la façon dont ils apprennent et de leurs activités.

Le conseiller pédagogique demande si cela poserait problème à la famille qu’il fasse passer quelques tests écrits à Léa. Aucun problème, tant que le papa peut rester à côté (bien entendu, il n’interviendra pas pour donner des réponses à sa fille, mais il y a parfois un jargon propre à l’éducation nationale que sa fille ne connaît pas).

Entre autres, le conseiller propose une petite dictée à Léa, qui écrit consciencieusement ses quelques phrases. « Très bien ». Il reste pourtant des fautes… Le conseiller s’apprête à passer à autre chose mais le papa lui dit : « Vous ne lui laissez pas le temps de se relire ? – Ah si, bien sûr ! ». Mot par mot, Léa se relit et corrige les fautes d’accord qui restaient. Le conseiller change ce qu’il avait noté sur son bloc.

Au bout d’une heure, l’inspecteur et le conseiller pédagogique sont satisfaits, les enfants se sont très vite détendus et l’ambiance est restée très sympathique et agréable. Le conseiller pédagogique mentionne une ou deux ressources qui pourraient être utiles à la famille, par exemple en anglais : « Avez-vous essayé de leur proposer d’écouter des livres-CD en anglais ? Il y en a sûrement à la bibliothèque. – Ah, bonne idée, nous allons regarder ! »

Les parents raccompagnent l’inspecteur et le conseiller pédagogique à la porte, tout le monde semble satisfait.

Deux mois plus tard, la famille reçoit un compte-rendu de l’inspection : tout est soigneusement détaillé, avec justesse et honnêteté. Les conclusions sont positives : Léa est en bonne voie pour atteindre, à 16 ans, le socle commun de connaissances et de compétences, et pour Lucas, cette première inspection n’était qu’un bilan pour voir il en était, ce sont les inspections des années suivantes qui permettront de voir ses progrès.

Cela fait rêver, n’est-ce pas ? Certaines inspections IEF se passent réellement aussi bien que cela et on tombe parfois sur des personnes merveilleuses, dont la seule préoccupation est le bien de l’enfant. Malheureusement, parfois, les choses sont un peu différentes… Passons donc à l’extrême inverse :

L’inspection d’un hussard noir

Si le terme « hussard noir » ne vous évoque rien, il s’agit de ces instituteurs de la IIIe République (les élèves instituteurs étaient habillés en noir pendant leur études) qui se voyaient souvent comme des apôtres de la raison qui devaient aider les enfants à s’extraire de l’obscurantisme religieux. C’est l’époque où les rivalités entre les écoles tenues par des congrégations religieuses et les écoles publiques atteignent leur sommet, avec des rivalités souvent parfaitement stériles.

Les hussards noir l'opposé de l'IEF

Aujourd’hui, on a parfois l’impression que certains inspecteurs renouent avec cette tradition en voulant à tout prix faire rentrer les petits IEFeurs dans les rangs de l’Education nationale… Laissez-moi donc vous proposer cet autre compte-rendu imaginaire (mais dans lequel tous les faits individuels sont réels, j’insiste) d’une inspection en IEF :

Nathalie est en panique : nous sommes en octobre et elle a reçu un courrier il y a 15 jours la convoquant, elle et ses enfants, à l’inspection académique de son secteur, située à 30 minutes de route. Elle est en train de réunir tout ce qu’elle peut emporter : cahiers, manuels, les dernières lectures des enfants… mais malheureusement elle ne pourra pas emporter son matériel Montessori, beaucoup trop volumineux.

Elle part donc avec ses deux enfants, Enzo (9 ans) et Manon (6 ans), et un énorme sac à dos.

Arrivée à l’inspection, elle découvre qu’en fait l’inspecteur ne sera pas seul : il est accompagné d’une conseillère pédagogique et d’une psychologue scolaire.

Il explique à Nathalie qu‘il va s’entretenir avec elle pendant que les enfants feront des tests écrits avec la conseillère et la psychologue. Elle est très embêtée de devoir se séparer des enfants et de ne pas assister aux tests, mais elle n’ose rien dire.

L’inspecteur la fait donc entrer dans son bureau pendant que les enfants partent dans une autre salle. Nathalie commence à sortir tout ce qu’elle a apporté, et à montrer les cahiers des enfants à l’inspecteur. « Oui, mais rien ne me dit que ce sont vraiment les enfants qui ont rempli ces cahiers, donc on verra les résultats des tests écrits. Alors pourquoi avez-vous voulu pratiquer l’instruction en famille ? »

S’ensuit une série de questions, l’ambiance est très rigide et formelle, Nathalie bafouille un peu, intimidée par l’inspecteur en costume-cravate noir. Elle a l’impression de devoir sans cesse se justifier : « Mais vous leur avez appris à écrire uniquement en cursive ? Ça veut dire qu’ils ne sont pas capables de faire des jeux comme des mots fléchés par exemple ? Et l’instruction civique, je ne vois pas de cahier là-dessus, qu’est-ce que vous avez fait avec les enfants ? – Et bien nous leur expliquons le système français, à chaque élection ils viennent au bureau de vote avec nous et nous leur montrons comment ça se passe. Sinon nous essayons surtout de leur montrer l’exemple du civisme au quotidien, il y a trois semaines on est allés ramasser des déchets en forêt par exemple. – Mais ils n’ont pas de cahier ? Il va vraiment falloir changer ça, vous savez, c’est une matière importante l’instruction civique. »

L’entretien enfin terminé, l’inspecteur et Nathalie rejoignent les enfants qui continuent à passer leurs tests auprès de la conseillère pédagogique et de la psychologue scolaire. « Alors ? », demande l’inspecteur. Et tranquillement, devant les enfants, la conseillère pédagogique fait son bilan : « Enzo ne maîtrise pas encore les règles d’accord singulier-pluriel et n’a pas su me dire qui était le narrateur du texte que je lui ai fait lire » (stupéfaction de Nathalie, car Enzo ne fait plus aucune faute d’accord depuis plus d’un an, a-t-il eu le temps de se relire ? Et elle essaie d’intervenir « Mais nous n’avons pas appris le mot de « narrateur », en revanche il saura très bien vous dire qui est la personne qui raconte l’histoire » mais personne ne l’écoute).

« Quand à Manon, elle semble très timide et a du mal à s’exprimer, je n’ai donc pas réussi à bien évaluer où elle en était par rapport aux acquis de CP, je ne suis pas sûre que le processus de socialisation soit suffisant », enchaîne la psychologue scolaire. « Pourtant elle a de très bonnes amies qu’elle s’est faites à la danse, mais il lui faut un peu de temps pour s’habituer aux inconnus, surtout que je n’étais pas là avec elle », argumente Nathalie.

« Mais est-ce qu’elle a déjà été gardée à l’extérieur plus petite ? Est-ce qu’elle est allée à la crèche, ou plus tard en école maternelle ? – Non, jamais, mais nous sortons tous les jours, elle rencontre d’autres familles qui font l’IEF et elle a aussi des amies scolarisées. – Ah oui, mais ce n’est pas pareil… Et est-ce que vous êtes allée visiter les écoles de votre secteur ? Est-ce que c’est parce que vous avez du mal à abandonner le contrôle sur vos enfants, à les laisser voler de leurs propres ailes ? – Mais non, pas du tout ! »

C’est la fin de l’inspection IEF. Dépitée, Nathalie finit donc par remballer toutes ses affaires et repart chez elle avec Enzo et Manon : « Au revoir Madame, ou plutôt à dans quelques mois, de toute façon je fais revenir tout le monde pour une deuxième inspection, comme avec les professeurs ». Dans la voiture : « Dis Maman, on a dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? On n’est pas assez bons ? – Mais non, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas de votre faute. »

Trois mois plus tard, Nathalie reçoit un rapport désastreux, mais très vague, qui explique que sa fille a de grosses difficultés de communication, son fils de graves lacunes en orthographe et en compréhension de lecture, et qu’elle est à nouveau convoquée deux semaines plus tard pour une seconde inspection.

Si les progrès des enfants ne sont pas satisfaisants, l’inspecteur émettra une injonction de rescolarisation. Désemparée, elle les fait travailler d’arrache-pied, mais l’inspecteur a clairement un parti pris, la conseillère pédagogique remplit ses grilles d’évaluation correspondant aux niveaux (de fin d’année) de CP et de CE2, et comme les enfants ne remplissent pas toutes les cases, c’est l’injonction de rescolarisation qui se profile…

Conclusion sur les inspections en IEF

Certaines inspections IEF se passent très bien, et tant mieux ! Mais il arrive que les choses dégénèrent, et le plus souvent parce qu’on ne connaît pas bien ses droits et ses devoirs. Dans le compte-rendu de l’inspection IEF d’un « hussard noir », on peut relever au moins 6 choses illégales (je vous invite à essayer de les retrouver en commentaires…) et quatre ou cinq points sur lesquels la maman aurait dû intervenir pour éviter les soucis rencontrés ensuite (là aussi, qu’aurait-elle pu/dû faire à votre avis ?).

Le nombre de familles qui se mettent à pratiquer l’IEF augmente d’année en année, et même s’il ne s’agit que d’une toute petite minorité, tous les fantasmes autour de l’instruction en famille ont tendance à rendre les inspecteurs très méfiants. Dans certaines académies, ils reçoivent d’ailleurs des consignes pour faire rentrer le plus d’enfants en IEF possible dans les rangs de l’Education nationale.

C’est pourquoi il est plus que jamais important de se préparer soigneusement, de connaître ses droits et surtout de les faire respecter.

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui me poussent à créer un Accompagnement à l’IEF Montessori. Au-delà des séances de coaching, des ressources pour toutes les activités informelles liées à l’IEF, du lieu d’échanges et de la mise en binôme que je souhaite proposer, je tenais à fournir un Guide complet des démarches administratives pour l’IEF, en particulier pour que les inspections IEF se passent mieux.

Un guide complet pour préparer votre inspection en IEF

Je fournis d’ailleurs dans ce guide des modèles de courriers, relus par un juriste, pour vous aider à faire respecter vos droits, quelles que soient les irrégularités commises à votre encontre.

Si ce programme vous intéresse, vous pouvez nous rejoindre sur la page de l’Accompagnement à l’IEF Montessori !

Oui, je vous rejoins !
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6 commentaires sur “Les inspections en IEF : comment éviter le pire

  1. On a le droit d’être inspectés à la maison.
    Je suppose que le délai de 15 jours est insuffisant. Je suis prof et on est maintenant prévenus un mois avant.
    L’enfant n’est pas obligé de passer des tests écrits (au moins jusqu’à un certain âge, je ne sais pas lequel).
    L’enfant n’a pas à être seul avec qui que ce soit! C’est mieux qu’un parent l’accompagne (qui pourrait lui dire « le narrateur est la personne qui raconte l’histoire », et qui contrôlerait que les conditions sont les mêmes que celles que connait l’enfant).
    Le parent aurait pu répondre à la première lettre en demandant une visite à domicile, aurait pu demander (voire exiger) de rester avec son enfant. Il aurait pu rectifier le tir avec la psychologue en rappelant que l’inspection a pour but de vérifier que les parents instruisent l’enfant, pas de psychanalyser toute la famille…
    Et faire une lettre de recours ensuite…

    1. Que des bonnes remarques ! Tout ce que vous dites est juste, il y a même encore 4 choses qui sont complètement illégales… Mais on a beau dire que « nul n’est censé ignorer la loi », vu le nombre de lois en France, c’est mission impossible ! C’est pour cela qu’il faut au moins se renseigner en détails sur les sujets les plus importants, qui peuvent avoir des conséquences graves, comme l’IEF.

      Une petite idée des autres points illégaux ?

      1. Les questions sur la vie antérieure (à l’age obligatoire de l’instruction) de la petite fille, les questions sur la vie privée…
        « Il va falloir changer ça » v non respect du choix pédagogique+imposition d’un modèle type…

        1. Effectivement, rien de tout cela ne devrait trouver sa place dans une inspection menée suivant la loi…

          1. Bonjour,
            j’étais en pleine recherche d’informations au sujet du contrôle de l’inspection académique car on m’a dit qu’apparemment un décret aurait été adopté en août qui soit disant autoriserait les contrôles inopinés sans préavis. Est ce vrai? Je suis assez déroutée car l’Ief permet de voyager, sortir pour des activités et autres, comment ce décret peut-il être appliqué?

          2. C’est justement très flou. Concrètement, je ne pense pas que les inspecteurs recourront à ces inspections inopinées, car ils perdraient leur temps. Ils risquent déjà d’être débordés par toutes les inspections d’enfants entre 3 et 6 ans à partir de cette année. Par ailleurs, le décret introduit ces contrôles inopinés qui ne sont pas prévus par la loi, donc je pense que si c’était attaqué sur le plan légal, ça tomberait assez rapidement. Donc pas trop d’inquiétude, de toute façon rien n’interdit de bouger et de sortir, donc si l’inspecteur vient et trouve porte close, tant pis pour lui, il aura fait le trajet pour rien…

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