Maria Montessori, le Père Noël et le petit Jésus

MARIA MONTESSORI, LE PÈRE NOËL ET LE PETIT JÉSUS

Nos enfants, élevés avec la pédagogie Montessori, ne croient pas au Père Noël.

Pour eux, Noël est l’anniversaire de Jésus et pour fêter cet anniversaire pas comme les autres, on s’offre des cadeaux les uns aux autres. Et comme nous sommes lorrains d’origine, nous offrons nos cadeaux personnels aux enfants le jour de la Saint Nicolas. J’entends déjà des parents hurler que je leur vole leur enfance, que je les prive de la magie de Noël. J’entends des catholiques déplorer que je ne poursuive pas la tradition qui veut que ce soit le petit Jésus qui apporte des cadeaux sur Terre en naissant. J’entends des athées se moquer : comment peut-on refuser de laisser croire ses enfants au Père Noël et leur parler de Jésus ? Je vous rassure, tout cela est en réalité un peu plus nuancé.

Cette question déchaîne facilement les passions parce qu’elle touche à des souvenirs très personnels, à des traditions familiales bien ancrées et que tout changement risque d’être vécu comme une trahison à son passé ou à son héritage.

Avant de continuer, si vous préférez écouter le podcast de cet article, par exemple en faisant vos tâches ménagères ou pendant un trajet en voiture, je vous invite à cliquer sur le lecteur ci-dessous :

 

Maria Montessori était très virulente contre le fait de profiter de notre position de parents pour imposer des croyances que nous savons être fausses aux enfants :

« Nous croyons pourtant développer beaucoup l’imagination de l’enfant en lui donnant à croire comme vraies des choses fantastiques ; ainsi, par exemple, Noël est personnifié dans certains pays latins par une vilaine femme, la Befana […]. Dans les pays anglo-saxons, au contraire, Noël est un vieillard caduc, couvert de neige, qui porte dans un panier énorme les jouets aux enfants, en rentrant réellement la nuit dans leur maison. Mais comment ce qui est le fruit de notre imagination pourrait-il développer l’imagination des enfants ? Nous seuls imaginons et non eux : ils croient, ils n’imaginent pas. La crédulité est, en effet, une caractéristique des esprits non évolués auxquels manquent l’expérience et la connaissance des choses réelles, et auxquels l’intelligence qui distingue le vrai du faux, le beau du laid, le possible de l’impossible fait encore défaut. » (Pédagogie scientifique, tome 2)

Maria Montessori, le Père Noël et le petit Jésus

Mais par ailleurs, elle était profondément catholique et n’aurait jamais mis sur le même plan le Père Noël et Jésus. Le cœur de son message est le suivant : nos enfants nous font confiance, soyons-en dignes et ne les faisons pas croire à des choses auxquelles nous-mêmes ne croyons pas.

« Est-ce la crédulité que nous voulons développer chez nos enfants, uniquement pour cette raison que dans la période où ils sont naturellement ignorants et non évolués ils se montrent crédules ? »

D’autant plus qu’il y a un côté inquiétant à ces choses que nous faisons croire à nos enfants… N’y a-t-il rien qui vous dérange dans l’idée d’un homme qui rentre chez vous la nuit, même si c’est pour y déposer des cadeaux ? Pire encore avec cette nouvelle tradition venue d’Outre-Atlantique, « elf on the shelf », autrement dit le lutin sur l’étagère : l’idée est de placer chaque soir une figurine de lutin quelque part chez soi, et de le disposer comme s’il avait fait une bêtise ou quelque chose de malicieux. Le matin, les enfants le cherchent et découvrent le nouveau tour qu’il a joué.

Elf on the shelf, un substitut du Père Noël que Maria Montessori n'aurait sûrement pas apprécié !

C’est la continuité de tous les contes anciens sur les lutins, les elfes et les gnomes, des êtres ambigus qui peuvent aussi bien aider les humains que leur nuire. Mais cette idée de faire croire à des enfants que leur maison est habitée par un ou des êtres potentiellement maléfiques me semble tout simplement hallucinante ! Certains enfants se retrouvent traumatisés à l’idée que des petits lutins se promènent chez eux la nuit pour faire toutes sortes de méchancetés.

Autant vous dire que nous n’aurons jamais de lutins chez nous ! Je sais bien que beaucoup de familles pratiquent une version beaucoup plus mignonne, où le lutin se contente de se cacher à un nouvel endroit, mais il me semble que même dans ce cas, il faut faire extrêmement attention aux jeunes enfants les plus crédules, chez qui cela peut créer de l’anxiété.

Je vais donc peut-être vous surprendre, d’autant plus alors que je suis montessorienne depuis toujours, mais nos deux aînés, François et Elisabeth, ont cru un certain temps au Père Noël. Nous n’avons rien fait pour à la maison, jamais nous ne leur avons dit que le Père Noël allait leur apporter des cadeaux, mais les nounous ou haltes-garderies ont pour habitude de faire envoyer des lettres au Père Noël, de faire réaliser des bricolages sur ce thème voire même de le faire venir en personne (enfin, vous me comprenez) voir les enfants.

la magie de noël selon la pédagogie Montessori

J’écris que nos deux aînés ont cru un certain temps au Père Noël mais pour être honnête, je n’en sais rien. Ils me disaient « Le Père Noël va m’apporter des cadeaux ! » et je répondais « Ah oui ? » sans insister, mais lorsqu’un jour un monsieur déguisé en Père Noël est venu à la crèche à la fin d’un petit goûter-spectacle, j’ai été surprise de voir Elisabeth reculer derrière moi et François prendre un air perplexe. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’au fond d’eux, ils savaient très bien que le Père Noël n’existait pas, ne pouvait pas exister, et que le fait de le voir devant eux les perturbait.

Cela m’a rappelé des souvenirs d’enfance. Je me revois très bien, vers 6-7 ans, chercher partout dans notre appartement les cadeaux que mes parents avaient achetés et cachés. Je savais donc bien que les cadeaux venaient d’eux, j’avais même compris (comment ? je ne m’en souviens plus) qu’ils devaient s’y prendre à l’avance et les cacher quelque part. Pourtant je me rappelle parfaitement jouer le jeu du Père Noël. J’écrivais ma petite lettre, je parlais du Père Noël, officiellement c’était lui le grand pourvoyeur de cadeaux. Au fond, je jouais le jeu.

C’était comme un code social appris de tous. Et je serais très curieuse de savoir combien d’enfants « prétendent » seulement croire au Père Noël et se contentent en réalité de jouer le jeu qu’on veut leur voir jouer. Surtout à partir de 6 ans, de l’âge des grandes questions existentielles et du début du raisonnement.

Faut-il faire croire au père noël selon la pédagogie Montessori ?

Mais en tout cas François et Elisabeth laissaient à penser qu’ils croyaient au Père Noël. Et cela me mettait mal à l’aise. Deux choses me dérangeaient : en tant que catholique, le Père Noël dénotait dans notre fête religieuse de la naissance et de l’incarnation de Dieu ; par ailleurs, j’avais le sentiment d’abuser de leur confiance. Je ne leur avais pas fait croire au Père Noël, mais j’avais l’impression de leur mentir par omission. Comment allaient-ils ensuite pouvoir me faire confiance sur les choses importantes ?

Pour résoudre le premier point, j’ai été tentée de recourir un moment à une explication qui avait cours dans la famille de mon mari : ce ne serait pas le Père Noël mais le petit Jésus qui apporte des cadeaux en venant au monde. C’est mignon, c’est attendrissant, mais c’est faux. C’était plus respectueux de mes convictions : après tout oui, dans la foi chrétienne, Jésus apporte des cadeaux sur Terre en naissant, mais il s’agit de paix, de joie, de foi et pas de petits paquets bien enrubannés sous le sapin !

Autre tradition que j’aime beaucoup, par attachement régional : ce serait Saint Nicolas qui apporte les cadeaux sur son âne. Pour ceux qui ne la connaissent pas, la légende de Saint Nicolas est brutale mais au fond réconfortante : trois petits enfants vont glaner dans les champs mais se perdent tandis que la nuit tombe. Ils vont se réfugier chez un boucher qui, pour une raison qui m’échappe, décide de les tuer, de les couper en petits morceaux et de les mettre dans son saloir. Quelques années plus tard (3 ou 7, parce que ce sont des chiffres forts symboliquement), Saint Nicolas frappe à la porte du boucher et lui demande à entrer puis à souper. Le boucher lui propose toutes sortes de viandes mais lui réclame la viande qui est dans le saloir depuis 3 ou 7 ans. Le boucher paniqué fuit en courant et Saint Nicolas, en faisant un grand signe de croix au-dessus du saloir, ressuscite les enfants.

Saint Nicolas et la pédagogie Montessori

Saint Nicolas est ainsi devenu le saint patron des petits enfants et des écoliers (entre autres). Dans l’Est, il passe souvent dans les écoles distribuer du pain d’épice et des clémentines et on échange souvent les cadeaux le 6 décembre, jour de sa fête. La tradition veut que l’on dépose ses chaussons devant la cheminée (ou la fenêtre), ainsi qu’un petit verre ou un bol de soupe pour Saint Nicolas et une carotte pour son âne. Si les enfants ont été sages, il dépose des cadeaux et des clémentines mais s’ils ont fait des bêtises, c’est le Père Fouettard qui passe et qui ne leur laisse que des morceaux de charbon.

Là encore, on peut discuter de l’existence même de Saint Nicolas, même si pour le coup elle semble bien avérée (il était évêque de Myre), mais ce qui est sûr, c’est qu’il ne fait pas le tour des foyers la nuit du 5 décembre pour distribuer des jouets !

Donc cela ne résolvait pas mon problème. 

La seule solution qui me restait était de parler aux enfants et de leur dire la vérité : le Père Noël n’existe pas, mais c’est une fête qui nous rend tellement heureux que pour le montrer, on s’échange des cadeaux. J’avais peur de les décevoir, de briser « l’esprit de Noël », d’enlever toute la magie de la fête.

l'esprit de noël et la pédagogie Montessori

Eh bien non. J’ai même eu droit à un « Je m’en doutais bien. Comme il aurait fait pour savoir ce qu’on voulait et donner des cadeaux à tout le monde ? ». Ah ben oui, évidemment. Je me suis senti bête. J’avais (mais ce n’était pas la première fois, ni la dernière) sous-estimé mes enfants.

Je ne crois pas que cela ait rien retiré à leur joie. Ils s’amusent toujours de voir un Père Noël dans la rue, en sachant très bien que ce n’est qu’un déguisement, et je pense même que cela les rassure d’avoir mis sur la table le fait que c’est une tradition et que c’est pour cela que tout le monde fait semblant d’y croire. Sauf que maintenant, ils ont également pris conscience qu’ils pouvaient eux aussi offrir des cadeaux, par exemple en tissant un bracelet de perles ou en fabriquant une décoration de sapin en argile pour leurs cousins du même âge qui ne croient pas non plus au Père Noël.

Et comme nous leur avons expliqué que nous regrettions de les avoir laissé croire à quelque chose de faux, sans pour autant nous moquer d’eux pour leur crédulité et sans les prendre de haut, ils n’éprouvent pas l’envie de détromper les enfants qui, autour d’eux, parlent du Père Noël. Pour eux, c’est naturel, il n’existe pas mais ils n’ont pas de vengeance à prendre et ne vont pas chercher à se moquer d’eux.

le père noël : imaginaire et imagination dans la pédagogie Montessori

Nous mettons toujours nos chaussons devant la cheminée le 5 décembre, nous n’oublions jamais la carotte et le petit verre de mirabelle, mais nous le faisons comme une tradition, un petit rituel pour nous rappeler notre attachement à une région qui nous est chère. Et le matin nous nous émerveillons tous ensemble des cadeaux reçus, mais les enfants viennent nous dire merci et savent bien qui les a déposés pendant la nuit. Ce n’est pas parce que nous croyons en un personnage magique que nous accomplissons ce petit rituel, c’est parce que nous accomplissons ce rituel ensemble, en famille, que l’instant devient magique.

Mais vous voyez peut-être une contradiction entre le fait de refuser l’imaginaire et celui d’enseigner la vie de Jésus ou des saints et de raconter les récits de la Bible. Je reviendrai sur les récits les plus anciens et pour beaucoup symboliques de la Bible dans un autre billet. Pour les saints, souvent une légende dorée s’est formée autour d’événements réels, pour prendre une portée symbolique (comme Saint Georges et son fameux dragon, symbole du combat et de la victoire du bien sur le mal, image de la chevalerie). Mais pour le reste, leur vie est généralement parfaitement attestée et je n’ai pas de raison de la mettre en doute. De même pour Jésus, en tant que chrétienne, je crois tout ce qui est dit dans l’Evangile, littéralement. Pour moi, le transmettre aux enfants signifie leur donner les moyens de grandir dans la foi et dans la sainteté, de devenir des hommes et des femmes bons, attentionnés envers les autres et pleins d’amour.

Je n’abuse donc pas plus de leur crédulité que de la mienne. Je ne leur transmets que ce dont je suis moi-même intimement convaincue, jusqu’au fond de mon être. Et ne vous en faites pas, maintenant que les enfants savent ce qu’il en est du Père Noël, ils ne laissent rien passer. Je suis bien obligée de m’assurer que les fondements de ma propre foi sont solides ! « Et pourquoi Jésus il existe ? ». Je me retrouve à faire de l’apologétique : personne n’a jamais accepté de mourir pour ne pas renier le Père Noël ! Tandis que l’exemple des martyrs nous montre que la foi en Jésus est bien plus forte.

Pourquoi mourir pour quelque chose dont on sait que c’est faux ? Or les apôtres eux-mêmes, qui connaissaient Jésus, sont morts en martyrs, laissant des lettres, des écrits. Etc. etc. C’est tout un travail d’esprit critique qui est à faire, mais il faut de toute façon le faire pour distinguer l’histoire des légendes, donc autant s’y attaquer aussi pour quelque chose d’aussi important que la religion. Je dois être prête à défendre ma foi et je leur apprends par là-même à défendre la leur. Je pense que c’est vital si on veut éviter qu’à l’adolescence, nos enfants perdent la foi. Tout repose sur les fondations bâties ou non pendant l’enfance.

Il y aurait encore bien des choses à dire sur l’imaginaire et l’imagination, mais cela suffit pour aujourd’hui ! D’autant que j’ai peut-être bien laissé échapper une chose à ma vigilance… Dernière question en date de mon fils : « Comment notre chat sait-il qu’il ne faut pas manger la Petite Souris quand elle vient apporter un cadeau ? » Oups !

Pour continuer sur le sujet de Noël et vous lancer ou poursuivre dans la pédagogie Montessori, rejoignez nous sur le Terrier des Montessouricettes, vous y trouverez des tonnes de ressources issues de la pédagogie Montessori sur ce thème. 

 

 

Inscription à la communauté gratuite pour recevoir des ressources

 

 

22 commentaires sur “Maria Montessori, le Père Noël et le petit Jésus

  1. Je n’ai jamais écrit des commentaires sur articles, blog etc. Mais cette fois-ci j’ai eu tellement de joie en lisant ton article (pardonne mon tutoiement du à une proximité que je sens) que je ne pouvais pas m’empêcher. Ça fait une semaine que je connais ce blog, jeune maman au foyer pour pouvoir suivre le développement de ma fille, je cherchais une formation Montessori. J’ai commencé à te suivre et je crois bien de vouloir commencer ta formation. Pourquoi ? Parce que dans tes petites vidéos explicatives et articles j’ai ressenti tellement de bienveillance et d’honnêteté (très rare dans les milles propositions du web) que comme dit mon mari « tu as eu un vrai coup de cœur pour elle!!! ». Et oui, quelque chose a bougé dans mon cœur. Et après avoir lu cet article je voudrais te dire MERCI!! MERCI pour cette simplicité, merci pour cette bienveillance, Merci pour le Courage de dire CE EN QUOI TU CROIS sans la peur d’être jugée ou attaquée. C’est tellement rare. Une note positive et sincère sur la fête de Noël tant commercialisée. Merci!! PS. Pardon pour les quelques fautes, je ne suis pas française 😀

    1. Waouh, tu parles de bienveillance et d’honnêteté et c’est le plus beau compliment que tu pouvais me faire ! Merci beaucoup et bienvenue dans cette communauté des Montessouricettes. Si tu rejoins un jour l’une de mes formations, je crois que tu verras combien les autres stagiaires sont exactement dans cet état d’esprit que tu recherches.
      En attendant, je vous souhaite à un très joyeux Noël, à toi, ton mari et ta fille !

  2. Merci pour cet article. Nous ne faisons pas croire non plus au père Noël à nos enfants (ni à la petite souris) et trouvons dommage que tant d’adultes profitent de la crédulité des enfants. Pour le moment e seul problème avec cela est quand ils rencontrent un autre enfant qui croit au père Noël, ils veulent lui expliquer qu’il n’existe pas. Comme s’il fallait le sortir de son ignorance. Cela me mets mal à l’aise car je me dis qu’en un s’en ils ont raison mais que cela nous met en porte-à-faux vis-à-vis des parents de cet enfant.

    1. Ah oui, c’est tout l’apprentissage de la délicatesse… Ca va venir, mais vous pouvez en parler avec eux pour leur expliquer que certains enfants y croient vraiment et que ce n’est peut-être pas le bon moment pour leur faire perdre leurs illusions et que c’est à leurs parents de le faire. Mais je vous rassure, j’ai déjà connu ce malaise aussi !

  3. Bonjour ici on fait croire au Père Noël,aux lutins, à la petite souris etc et toute ces légendes. Mais et c’est là où d’après moi il faut faire la part des choses, il ne faut pas forcer les choses. Notre fils de 4 ans et demi nous a dit qu’il était septique à ce que le père Noël existe. Il avait de très bons arguments:  » alors pourquoi à cette période de l’année il y a des jouets partout ? Pourquoi les gens en achete plus et surtout pourquoi on utilise le catalogue de jouets du magasin et qu’il y a des prix indiqué dessus ? Si c’était vraiment le père Noël, vu que se serait lui qu’il les favriquerait il n’y aurait pas de prix ». J’avoue que sur le moment j’étais sidérée. Je lui ai simplement dit qu’il était en droit de ne pas y croire, tout comme il était libre d’y croire. Que les croyances sont propore à chacun, le principal est d’etre heureux avec nos croyances et de respecter celles des autres. Ma réponse a eu l’air de lui plaire car plus de questions dessus depuis et il avait le sourire. 🙂

    1. Oui, ça tracasse certains enfants, c’est bien qu’il ait pu en parler librement avec vous. Ca prouve qu’il se sent en confiance ! Et effectivement, quelles capacités de raisonnement si jeune !

  4. Merci pour ce bel article!
    Ici la tradition c’est de préparer notre cœur à noël en essayant d’avoir des petites attentions et action pour les autres pendant l’avent ! Le plaisir de voir les autres heureux de nos petits gestes du quotidien est une jolie leçon !

    1. C’est très beau ! Parfois quand on joue à « l’ange gardien » (on tire au sort une personne à qui on doit offrir un cadeau), on remplace le cadeau par des petites attentions secrètes au quotidien (un petit chocolat dans le tiroir du bureau, ranger les vêtements à la place de cette personne, un petit post-it avec un mot gentil etc.). Ca motive pour le reste de l’année aussi !

  5. J’ai toujours été très claire sur le fait que le Père Noël n’existe pas, que c’est un personnage d’histoire, inventé. D’année en année je rigualise un peu plus la période de l’Avent, autour des traditions chrétiennes et celte. On célèbre la St Nicolas en faisant des sablés, la Ste Lucie avec un dîner aux chandelles… Pour moi tous ces moments sont aussi magiques qu’un Père Noël !
    Merci pour cer épisode de podcast qui offre de belles pistes de réflexion !

    1. Merci pour ce bel article.
      Nous aussi nous n’avons pas choisi jouer le jeu du Père Noël et c’est rassurant de voir que nous ne sommes pas les seuls. Depuis qu’ils sont tout petits nos enfants nous voient préparer Noël et préparent avec nous. Ils ont déjà entendu des histoires autour du Père Noël bien sûr et nous leur avons expliqué qu’il s’agissait d’histoires et que chacun était libre de choisir d’y croire ou non. Ça s’est toujours très bien passé !

    2. L’idée de faire un dîner aux chandelles pour la Saint Lucie m’inspire vraiment ! Je me demande si on ne va pas faire ça demain… Cela fait longtemps que vous le faites avec vos enfants ? Pour la Saint Nicolas, il y a quelques années on faisait des bredele, les petits biscuits alsaciens de Noël (il y en a de toutes les sortes). On n’en a pas refait cette année, mais ils sont dans le livret de recettes qu’on propose sur le Terrier des Montessouricettes !

      1. Nous faisons des diners aux chandelles le soir de la Ste Lucie depuis 3 ans il me semble. C’est simple à faire et c’est toujours du plus bel effet pour les enfants 🙂
        Cette année nous avons ajouté à cette journée la confection de brioches de Ste Lucie, en forme d’yeux de chats, en lien avec le conte proposé par Monique Tedeschi dans son livre sur les activités Steiner au fil des saisons (l’histoire originelle semble moins mignonne…).

        1. Oui, l’histoire de la martyre n’est peut-être pas adaptée avec de jeunes enfants…

  6. Chez nous, nous sommes en plein discernement sur l’explication à donner au père Noël, st Nicolas,… Car notre premier bébé a 10 mois.
    J’ai écouté l’un de vous podcasts récemment qui soulevait le fait d’abuser de la crédulité de nos enfants. Et nous envisageons donc de dire la vérité à nos enfants en offrant, lors de Saint Nicolas, des friandises et à Noël les cadeaux. C’est encore un peu en réflexion mais c’est ce que nous faisons cette année.
    Ça n’empêche pas de laisser le grand-père se déguiser en père noël pour la grande joie des petits et des grands

    1. C’est vrai qu’il y a le temps ! À cet âge, et pour encore quelques années, ils prennent les choses comme elles viennent. Chez nous, ça n’empêche pas que si on est dans ma belle-famille pour Noël, un de mes beaux-frères se déguise en Saint Nicolas et nos enfants, qui n’y « croient » pas, cherchent à savoir qui s’est déguisé cette année (avec les cheveux de la perruque qui tombe sur les yeux et la grosse barbe ça n’a rien d’évident !).

  7. Merci Anne-Laure, quel plaisir de vous écouter…mes enfants n’ont pas cru au Père Noël, mes petits enfants y croient. Je respecte bien sûr, mais je vais transmettre votre lien à ma fille.
    Je profite de toutes vos productions, des conseils à la cuisine! Quelle chance et quelle générosité. Vous êtes une magnifique personne. Mille mercis. Marie

    1. Merci pour ce bel article.
      Nous aussi nous n’avons pas choisi jouer le jeu du Père Noël et c’est rassurant de voir que nous ne sommes pas les seuls. Depuis qu’ils sont tout petits nos enfants nous voient préparer Noël et préparent avec nous. Ils ont déjà entendu des histoires autour du Père Noël bien sûr et nous leur avons expliqué qu’il s’agissait d’histoires et que chacun était libre de choisir d’y croire ou non. Ça s’est toujours très bien passé !

    2. Merci Marie, c’est tellement beau ce partage d’une génération à l’autre ! Ca me touche vraiment énormément… Je ne sais pas si vous êtes une mamie confiture, mais vous serez peut-être une mamie bredele alors avec le livret de recettes !

  8. Merci pour ce bel article.
    Nous aussi nous n’avons pas choisi jouer le jeu du Père Noël et c’est rassurant de voir que nous ne sommes pas les seuls. Depuis qu’ils sont tout petits nos enfants nous voient préparer Noël et préparent avec nous. Ils ont déjà entendu des histoires autour du Père Noël bien sûr et nous leur avons expliqué qu’il s’agissait d’histoires et que chacun était libre de choisir d’y croire ou non. Ça s’est toujours très bien passé !

    1. Mais oui, ça n’empêche pas de profiter de ces belles histoires, comme des histoires et non la réalité ! Je sais que souvent on se sent un peu seuls quand on ne fait pas comme l’immense majorité des familles, c’est là qu’Internet peut parfois faire du bien, pour retrouver une autre forme de communauté !

  9. Bonjour,

    Pour répondre à la question du concours: la tradition chez nous depuis que je suis enfant c’est de prendre du temps pour être en famille et d’en faire un beau moment pour tout le monde. J’avais 4 ans je pense quand ma mère m’a demandé de déposer discrètement les cadeaux sous le sapin. Mes parents m’ont expliqué que le père Noël representait d’une façon poétique l’envie de se faire plaisir les uns au autres, et que d’une certaine façon il existe mais pas sous forme d’un monsieur réel. À Noël, c’est le moment de bonheur partagé qui compte: les cadeaux, pas trop gros, pour le plaisir de faire plaisir, mais aussi nos gateaux préférés, les musiques, la belle messe de la naissance de Jésus, les décorations, la crèche, prendre le temps d’être ensemble en famille.
    Par contre, le petit Jésus qui apparaissait dans la crèche au retour de la messe, ça c’était vraiment magique !

    Merci de me donner des mots et des explications que je réutiliserai pour justifier ce que je souhaite pour ma fille. Elle aura 1 an à Noël et j’entends déjà « ne lui gâche pas son enfance en lui disant que Saint NIcolas et le père Noël n’existent pas ». Personellement, je suis très gênée à l’idée de lui dire un jour « oui je t’ai menti pendant des années et tout le monde autour de toi a menti. Maintenant tu dois mentir aussi. » Ça va à l’encontre de la relation de confiance et d’honnêteté que je veux avoir avec elle.

    1. C’est tellement beau de la part de vos parents de vous avoir associée si jeune à la joie de Noël, y compris la joie d’offrir les cadeaux (ou de les disposer sous le sapin)… Ca se fait en douceur et tout simplement comme ça… Au moins j’imagine qu’ils vont vous soutenir si vous ne souhaitez pas faire croire votre fille au Père Noël ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *